Automobile
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Une automobile est un véhicule se propulsant lui-même à l'aide d'un moteur, et conçu, en fonction de son équipement, pour le transport terrestre de personnes ou de marchandises. Dans 75 % des cas ce sont des personnes, les marchandises y compris les achats des particuliers représentent 25 % des trajets.
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Généralités
C'est un moyen de transport personnel. Sa capacité permet habituellement de transporter quatre ou cinq personnes. Il existe cependant des modèles de taille réduite (deux places) ou plus vastes (jusqu'à neuf places). Ces derniers sont généralement des monospaces. L'automobile transporte cependant très souvent une seule personne, à qui elle donne une liberté de déplacement (en horaire et en itinéraire) plus souple que les transports collectifs, au prix de quelques entorses à l'écologie.
Le terme « automobile » a pour synonyme voiture (voire familièrement bagnole, caisse, tire et au Québec char).
Les automobiles ont nécessité une adaptation et un développement du réseau routier.
Étymologie
Le terme « automobile » est à l'origine un adjectif, issu de la concaténation d'un préfixe grec, auto et, d'un suffixe latin, mobile (qui se meut par soi-même).
- Il a été créé lors de l'invention des premières voitures « automobiles », car elles étaient munies d'un moteur avec source d'énergie embarquée, alors que les autres « voitures », diligences, carrioles et autres véhicules terrestres étaient mues par des chevaux (hippomobiles) ou des bœufs .
- Le terme « automobile » n'est forgé qu'en 1890 et, il faut attendre 1896 pour voir l'Académie française se prononcer sur son genre, féminin en l'occurrence.
Constitution de l'automobile
Les éléments constitutifs d'une automobile sont :
- le châssis, ou châssis-coque, qui supporte ou constitue au moins partiellement la carrosserie ;
- le groupe motopropulseur, qui comprend le moteur et ses organes auxiliaires (démarreur, batterie, carburateur, échappement...), le système d'embrayage et la boîte de vitesse ;
- les organes de roulement, regroupés en train avant et train arrière, suspension, roues, pneumatiques, freins...) ;
- l'installation électrique et électronique, dont le tableau de bord, éclairage, signalisation, l'électronique de gestion moteur et de sécurité active (ABS, ESP, régulateur de vitesse, etc.) ;
- divers équipements : sièges, direction, équipements de sécurité Air bag...
Selon le mode de propulsion, on distingue les tractions avant, les voitures à propulsion (roues arrières), et les quatre-quatre.
Voir: Fonctionnement de l'automobile
Histoire de l'automobile
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Pour l'article détaillé, voir Histoire de l'automobile
Sécurité routière et sécurité des véhicules
En France l'hécatombe a connu un sommet en 1972 avec 16 000 morts par an puis a baissé grâce à l'amélioration des véhicules, l'extension des autoroutes et la réduction de la consommation de psychotropes notamment l'alcool pour être d'environ 6 000 au début des années 2000, dont beaucoup trop de jeunes le samedi soir.
Sécurité des véhicules
Les systèmes de sécurité actifs ou passifs précédemment décrits contribuent à produire des voitures plus sûres. L'efficacité de ces systèmes sont testés et mesurés lors de essais de choc (comme l'Euro-NCAP valable pour la communauté européenne). Une voiture sûre pour ses passagers constitue un argument de vente pour les constructeurs automobiles qui font de gros efforts sur la question. De véritables progrès ont été faits depuis quelques années, notamment dans les airbags ou dans les ceintures à prétentionneurs. En effet ces systèmes permettent au conducteur de ne pas heurter le volant violemment en cas de choc.
L'airbag, vu généralement comme un sac qui étouffe, est en réalité une véritable prouesse technologique. En effet, il est constitué d'un sac en nylon ultra-résistant et d'un système pyrotechnique qui, grâce à diverses formules chimiques et à un calculateur électronique (décelant le choc en 5 ms), va produire de l'azote gazeux qui va, en moins de 40 ms, gonfler le sac en direction des passagers. Le gaz, grâce à des évents situés sur le côté du sac, vont évacuer l'excédent afin d'assurer au mieux l'absorption d'énergie, assurée à 75 % par le bloc avant. Il se dégonfle ensuite en 0,5 s environ.
En résumé, un cycle d'airbag dure moins longtemps qu'un clignement d'œil. Il assure la sécurité passive des passagers avec la ceinture à prétentionneurs.
Celle-ci possède de nombreuses qualités. En effet, comme l'airbag, elle consiste en un calculateur (et un gaz pyrotechnique) qui tend la ceinture jusqu'à une force d'environ 4500 N; à partir de là elle va détendre, puis le cycle recommence, jusqu'au point de contact avec l'airbag.
D'autres systèmes peuvent intervenir, comme des appuie-tête actifs, qui se déploient pour éviter le fameux coup du lapin.
Aujourd'hui les constructeurs automobiles planchent sur des systèmes encore plus performants. Le véritable progrès réside dans le fait que le nombre d'airbags est passé de deux à huit en quelques années. Désormais plus aucune voiture ne sort sans en être équipée : frontaux AV AR, latéraux AV AR, rideaux AV AR, genoux AV, chevilles AV. Mais que nous réserve l'avenir ?
Il semble que les prochaines améliorations en terme de sécurité ne porteront pas sur la limitation des dégâts causés par les accidents mais sur la limitation du nombre de ceux-ci. En effet, les efforts des constructeurs et équipementiers ont donné le jour à des équipements très sophistiqués qui devraient progressivement se généraliser sur tous les véhicules :
- ABS : Système permettant d'éviter de bloquer les roues au freinage d'un véhicule ;
- ESP : contrôle de trajectoire ;
- REF ou EBV : répartiteur électronique de freinage ;
- Régulateur de vitesse : Permet de maintenir une vitesse constante sur un véhicule ;
- AFU : Aide au Freinage d'Urgence ;
- AFIL : Alerte de Franchissement Involontaire de Ligne ;
- HUD : Affichage tête haute (ou Head-Up Display).
Si les passagers sont de mieux en mieux protégés, ce n'était en revanche pas forcément le cas des piétons. Les nouvelles normes de sécurité prennent en compte les dommages portés à ceux-ci lors d'un choc frontal. Ces changements ont amené les constructeurs à développer des capots et des boucliers avant capables d'absorber une partie de l'énergie du choc afin de limiter les dégâts infligés au piéton.
Sécurité routière
Le comportement des conducteurs est impliqué dans 95% des accidents. Une voiture sûre n'est pas synonyme d'une conduite sûre. En France les assureurs établissent leurs tarifs en tenant compte du modèle du véhicule. Plus le véhicule à une vitesse de pointe élevée, qu'il est puissant et lourd, plus le taux d'accident et les dommages qu'il occasionne sont importants. Au Canada, le domicile dans une zone urbaine et le type d'utilisation (occupation rémunérée ou loisir) sont les facteurs. Au début du XXIe siècle, la France a intensifié sa politique de répression en implantant des radars automatiques (fonctionnant sans intervention humaine). Cette politique a parfois été critiquée, contestant en particulier la pertinence des choix lors de l'implantation de ces radars à des endroits jugés peu dangereux. Les chiffres d'accidents ont néanmoins décru et la vitesse moyenne des usagers a également baissé.
Polémique sur la sécurité routière
Du point de vue des assurances, les grosses berlines, notamment celles dites 4x4, qui offrent une protection optimale aux tests Euro NCAP apparaissent à l'usage comme les moins sûres tant pour leur utilisateurs qui sont impliqués dans un plus grand nombre d'accidents que pour les autres usagers de la route qui sont confrontés à des collisions plus destructrices en raison du poids élevé de ces véhicules.
Posséder une telle voiture est donc considéré par certain comme une mise en danger de la vie d'autrui et du choix de sa sécurité propre au détriment de la sécurité des autres usagers de la route. Choix d'autant plus critiqué que les conducteurs de ces véhicules sont à la source d'un plus grand nombre d'accidents. Les pare-buffles, qui équipent certains véhicules 4x4, sont particulièrement visés en raison du danger qu'ils font courir aux piétons.
Le pouvoir de séduction de ces véhicules est assimilé à une symbolique de domination découlant de leur aspect massif et puissant. Les publicités mettant l'accent sur la vitesse et la puissance de ces véhicules sont également stigmatisées pour la promotion qu'elle font de ces comportements routiers jugés irresponsables.
À l'opposé, les défenseurs de ce genre de véhicules font valoir qu'une moyenne de comportement ne condamne pas l'ensemble des conducteurs ; on ne peut juger un individu coupable par défaut, surtout de rouler dans un véhicule homologué. S'il y a une insuffisance, elle serait alors à chercher dans les objectifs que se fixent les administrations dont le rôle est d'assurer la sécurité.
Impact environnemental
L'impact environnemental le plus connu est la pollution atmosphérique, qui cause des maladies respiratoires et contribue au réchauffement de la planète. Il ne faut pas non plus négliger :
La pollution au CO2
La moyenne des émissions de dioxyde de carbone des modèles commercialisés en France est de 155 g/km.
Les automobiles émettant le moins de CO2 sont des diesels : la Volkswagen Lupo 3L TDI (81 g/km), la Smart CDI (90 g/km) et le Citroën C2 1,4HDI (108 g/km). Dans la catégorie essence, les premières sont la Toyota Prius 75 (104 g/km), la Daihatsu Cuore (109 g/km) et la Smart essence (113 g/km).
Les Ferrari 360 Modena et 550 Maranello atteignent respectivement 440 et 558 g, alors que la Bentley Arnage culmine à 456 g. Chez BMW, le 4×4 X5 (335 g) est devancé par la berline M5 (346 g) et le roadster Z8 (358 g). Une Lexus RX 400h, un véhicule tout terrain d'habitude critiqué pour des taux de CO importants, ne rejette quant à lui que 188 g ! Et cela grâce à l'utilisation intelligente et autonome de deux moteurs électriques combinés à un puissant V6 thermique essence (le « H » signifiant « hybride »).
L'automobile est responsable d'un tiers des émissions mondiales de CO2, accusé d'être le principal responsable de l'échauffement de la planète, en raison de l'effet de serre qu'il provoque.
Sur ce sujet, voir le site de l'ADEME, qui répertorie les véhicules en fonction de leur production de CO2.
L'Union Européenne a engagé sur ce sujet une négociation avec les associations de constructeurs automobiles au terme de laquelle ces derniers ont pris des engagements sur la réduction des émissions polluantes des véhicules mis sur le marché.
Les émissions de CO
Les moteurs émettent également en très faible quantité du monoxyde de carbone, un poison sanguin. C'est principalement ce gaz qui provoque la mort lors des suicides par inhalation de gaz d'échappement.
La production de monoxyde de carbone par un moteur est due à une trop faible quantité d'air admis pour brûler l'essence injectée dans le cylindre avant l'explosion. Les moteurs modernes ne produisent que d'infimes quantités de CO par kilomètre parcouru. Les pots d'échappement catalytiques tendent à réduire ces émissions à zéro.
Les émissions particulaires
Les moteurs diesel émettent des particules d'imbrûlés, qui induisent des risques de maladie respiratoire. Ces émissions ont été grandement réduites grâce aux injecteurs à haute pression (HDI) et aux filtres à particule. Ils obligent à mettre sur le marché du gasoil avec peu de soufre.
La pollution au benzène
Le plomb de l'essence, qui servait à augmenter le taux de compression, par augmentation de l'indice d'octane et à lubrifier le moteur, a été remplacé par des additifs au benzène. Si ce benzène est brûlé et n'est pas rejeté par la combustion, il est en revanche volatil lorsqu'il est à l'air libre, notamment à la pompe. Si le benzène représente un risque négligeable pour l'automobiliste, il induit un des risques accrus de cancers pour les travailleurs (industrie pétrolière, pompistes) et les personnes vivant au voisinage des stations-service.
Le bitume
Les routes et aires de stationnement représentent, dans les pays développés, une grande surface du territoire. Par exemple pour les États-Unis, cette surface équivaut à la moitié de la surface de l'Italie .
Cela a quelques conséquences :
- cette surface bitumée laisse ruisseler l'eau de pluie alors que l'environnement naturel (sol, plantes) l'absorbe, elle contribue donc aux inondations ;
- en période ensoleillée, le bitume, noir, chauffe et restitue cette chaleur durant la nuit, accentuant une éventuelle canicule ;
- le pire est invisible, les fuites des divers fluides (huile, antigel, carburant) des véhicules s'infiltrent et polluent gravement le sol et les nappes phréatiques.
L'érosion des pistes
Dans les pays où les voies ne sont pas bitumées, le passage des véhicules provoque un soulèvement de poussière bien plus important que le transport traditionnel, à traction animale. Cela provoque également une érosion accélérée des sols, les grains de terre perdant leur cohérence.
Un effet inattendu de ce phénomène est la disparition des coraux : la poussière mise en suspension dans l'air par la circulation dans le Sahara est transportée par les vents et se retrouve dans les mers. Là, cette poussière fait diminuer la luminosité et empêche le développement du corail.
Voir Aussi
Bibliographie et Liens externes
- La solidarité ches les plantes, les animaux et les hommes, J.-M. Pelt, éd. Fayard, 2004
- Palmarès ADEME des voitures les moins polluantes
- Pleins phares sur le bon usage de l'automobile, guide pratique de l'Ademe
- Transports terrestres et environnement : rubrique Transport dans l'économie, l'énergie et l'environnement, sous-rubrique environnement ; site du ministère des Transports
- Résistance à l'agression automobile (RAGA)
Automobile et société
La massification de l'automobile dans les sociétés occidentales au cours du XXe siècle a eu des conséquences sociales nombreuses et profondes. Elle a contribué notamment au développement des banlieues puis de la périurbanisation, au succès du modèle de la grande distribution.
Pour une approche critique de la civilisation de l'automobile, voir un texte d'André Gorz intitulé L'idéologie sociale de la bagnole
Assurance
En France la loi du 5 juillet 1985 (dite « Badinter ») fait indemniser les victimes sauf si elles ont commis une faute inexcusable.
Entretien et réparation
L'entretien et la réparation représentent une part significative du coût total du véhicule sur la durée d'utilisation. Les constructeurs automobiles cherchent à réduire ces coûts à travers une amélioration de la qualité et de la fiabilité. La réduction du nombre d'accidents y contribue aussi.
Les interventions principales sur une automobile sont des opérations de maintenance nécessaires pour maintenir un bon niveau de performance et de sécurité. Il s'agit essentiellement du remplacement de l'huile moteur, du liquide des circuits de refroidissement et de freinage, du remplacement du filtre à huile et des filtres à air, du remplacement des balais d'essuie-glace, des pneus et des plaquettes de frein. Les voitures modernes voient la durée entre les opérations de révision s'espacer de plus en plus : jusqu'à 20 000 ou 30 000 km aujourd'hui contre 10 000 km il y a encore quelques années.
Des interventions exceptionnelles sont rendues nécessaires suite à un accident qui peuvent aller jusqu'à des réparations complexes au niveau de la carrosserie voire le remplacement d'organes complets.
Les consommateurs sont de plus en plus attentifs au niveau de qualité des véhicules qu'ils achètent. Il n'est pas rare que les constructeurs organisent des campagnes de rappel sur un modèle donné afin de corriger un défaut même mineur. Les garanties accordées à l'achat de véhicules neufs sont maintenant systématiquement de deux ans conformément à la législation Européenne. De nombreux constructeurs automobiles offrent des garanties étendues sur des durées de plus de trois ans.
L'arrivée en force de l'électronique dans l'automobile qui si elle permet d'offrir de nombreuses nouvelles fonctionnalités, pose aussi de nouveaux problèmes au niveau de la maintenance et de la réparation. Les garagistes réparateurs sont confrontés de ce fait à une évolution significative de leur métier qui de purement mécanique devient de plus en plus électromécanique.
Apprentissage de la conduite
À compléter :
Salons automobile internationaux
- Mondial de l'automobile(Paris)
- Salon de Genève
- Salon de Détroit
Sport automobile
Dès la naissance de l'automobile, on voit apparaître des courses permettant aux différents pilotes et modèles de se mesurer entre eux. Ces compétitions se multiplient et l'on voit émerger divers types d'épreuves mettant en œuvre des véhicules très différents. Certaines de ces compétitions voient s'affronter des modèles standards commercialisés à grande échelle (ex : rallyes), alors que d'autres mettent en scène des véhicules spécialement conçus (ex : Formule 1). Le succès dans ces sports dépend tout autant du véhicule et de l'équipe de mécaniciens que du pilote. Certaines compétitions couronnent d'ailleurs à la fois le meilleur pilote et le meilleur constructeur.
Voir aussi
Liens externes
- Voir un schéma détaillé de l'automobile
- Erwin Komenda Porsche Designer
- Site avec de nombreuses photos de différents modèles de voitures
Liens internes
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