Villeneuve-d'Ascq

Villeneuve d'Ascq
Pays
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drapeau de la France

     France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Chef-lieu de deux
cantons : Nord et Sud
Code INSEE 59009
Code postal 59491, 59493, 59650
Maire
Mandat en cours
Jean-Michel Stievenard
2001-2007
Intercommunalité Lille Métropole
Longitude 03° 08' 42" E
Latitude 50° 37' 24" N
Altitudes moyenne :
minimale : 19 m
maximale : 46 m
Superficie 2 746 ha
= 27,46 km²
Population sans
doubles comptes
62400 hab.
(2004)
Densité 2 868 hab./km²

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Villeneuve d'Ascq est une commune française, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais. Ses habitants sont appelés les Villeneuvois.

Le nom tel qu'il est écrit sur les documents de l'INSEE comporte un trait d'union, Villeneuve-d'Ascq. Pourtant, les habitants de la ville écrivent son nom sans trait d'union, "Villeneuve d'Ascq". Lors de l'annonce de création de la ville en 1970, les conseillers municipaux annoncent le nom de Villeneuve d'Ascq, sans trait d'union, comme les journaux parus à cette même époque. De plus, il ne figure sur aucun document officiel local, pas même sur les panneaux à l'entrée de la ville, ni sur son drapeau.

Selon le dictionnaire étymologique de Dauzat et Rostaing, "Ascq" viendrait du flammand "ask" signifiant le frêne ("asch" en 1164).

Sommaire

Géographie

Située entre Lille et Roubaix, au carrefour des principales voies autoroutières vers Paris, Gand, Anvers, Bruxelles, Villeneuve d'Ascq est une des principales villes de la communauté urbaine Lille Métropole. La ville appelée la Technopole Verte a pour logo depuis mars 1988 une sphère bleue pour l'aspect technologique de la ville, et une feuille verte pour le respect de l'environnement.

La ville compte environ 1 000 hectares d'espaces verts, de lacs, forêts et terres agricoles.

Villeneuve d'Ascq est bordée par la Marque au nord et à l'est et par le canal de Roubaix à Flers-Breucq. Elle compte plusieurs lacs dont le lac du Héron est le plus grand. Les autres lacs connus sont le lac de Canteleu, le lac de Quicampoix, le lac Saint-Jean, le lac des Espagnols et le lac du Château. Un vaste parc, appelé le "Parc urbain" ou "Parc du Héron" s'étend en largeur sur une bonne partie de la ville, au centre de la commune.

La ville repose sur un sol marécageux au nord et à l'est, sur des pentes crayeuses du Mélantois à Ascq au sud, et sur un sol sablonneux, les sables du Barœul. Cependant, la dernière période glacière a déposé partout une fine couche de limon, et il faudrait creuser pour trouver la craie ou le sable.

Démographie

Histoire de la ville

Villeneuve d'Ascq a son histoire liée par l'aventure commune des trois villages d'Annapes, Ascq et Flers dont elle est issue. Quelques constantes marquent l'histoire de ces villages, quelque soit l'époque: une vie rurale, en proie à des épidemies, à la famine, et à la guerre.

Racines

Le premier passage connu de l'homme sur la commune de Villeneuve d'Ascq est dû à un fragment de hache polie en silex, trouvé dans les années 1980 dans le parc de l'école Saint-Adrien à Annapes. Elle est estimée à environ -2000 ans. On a trouvé d'autres haches de ce genre dans la région de Lille, notamment dans les alluvions de la Deûle. Selon les historiens, ces haches sont attribuées à des populations employant un outillage de pierre taillée, mais déjà adonnées à l'élevage et l'agriculture. Cependant, il n'y a aucune preuve que l'homme se soit sédentarisé à cet endroit; en effet les archéologues n'ont retrouvé des traces d'occupation humaine qu'à la fin de l'indépendance gauloise.

Antiquité

Etant donné que beaucoup de signes de présence gauloise ont été observé dans les villes voisines, notamment à Mons-en-Barœul et à Lezennes, il est probable que les champs de ces Gaulois débordaient sur l'actuel territoire de Villeneuve d'Ascq. Les archéologues ont trouvé des balles de fronde au Centre Marc-Sautelet à Annapes, mais il est probable que cet endroit n'était pas un lieu de résidence, mais simplement un de ces replis dans la forêt (décrits par Jules César) où se réfugiaient les Gaulois de la région à l'approche des légions romaines.

Les plus vieilles constructions connues à Villeneuve d'Ascq apparaissent sous l'administration romaine. Ce sont principalement des fermes, dont certaines assez vastes, que l'on connait grâce à la fouille de l'une d'elle située dans l'actuel quartier du Château, à Flers. Edifiée au IIe siècle, reconstruite au IIIe et ruinée définitivement au IVe siècle, la "villa de Flers" - on donne le nom de villa aux fermes de la région - couvrait une surface de 350 mètres carrés environ, sans les dépendances. Pour sa construction on avait employé des du grès, des pierres et des tuiles de fabrication locale. Elle possédait une installation de chauffage par le sol, on y utilisait des meules en pierre, des potries de fabrication locales, et même d'autres potrie amenée par le commerce de la région de Bavay et même du Massif Central. Dans le cimétière proche, les restes des défunts étaient enterrés dans des urnes après incinération. Les champs situés en contre-bas témoignent d'un effort d'aménagement considérable (épandage de craie, drainage par un réseau de fossés, apport de sable...). A cette époque, la région semble être à la pointe du savoir-faire gallo-romain.

Les installations gallo-romaines disparaissent au IVe siècle et laissent alors place aux roseaux, alors que sur les limons du Mélantois - où se situera le village d'Ascq - les cultures se développent.

Début du Moyen Âge

Annapes et ses environs sont au Moyen Âge le site d'un domaine royal, comme l'indique un texte du règne de Charlemagne. Ce dernier viendra d'ailleurs inaugurer l'abbatiale de Saint Riquier en l'an 800.

En 836, l'empereur Louis le Pieux donne le domaine royal à sa fille Gisèle, épouse d'Evrard de Frioul. Ce couple noble fondera l'abbaye de Cysoing. Le marquis Bérenger Ier, un de leur fils, héritera d'Annapes; il sera par la suite roi des Lombards, puis empereur des Romains.

C'est l'époque de l'invasion du continent par les Vikings. En 881, les Normands pillent de leur camp de Courtrai le domaine d'Annapes, et aucun texte ne le mentionne plus.

Dans le Comté de Flandre

Quelques années plus tard, le comte de Flandre, installé à Lille, accapare le territoire d'Annapes. Tous les villageois sont désormais soumis au comte. En 1066, Baudouin V de Flandre donne, par la charte de dotation Saint-Pierre de Lille, une ferme à Flers et les deux tiers des revenus de l'église d'Annapes - cependant, on ne sait pas s'il y a un lien entre cette église et l'actuelle église d'Annapes. Le comte donne les terres de son domaine à ses vassaux. Ainsi en 1090, le seigneur du Breucq élève une motte (signe de puissance), un château et une basse-cour qui devint la cense du Breucq. Cette seigneurie était importante et occupait la forêt du Barœul depuis les abords de Lille jusqu'a Croix. A cette époque, les marais séparaient et protégeaint les villages.

AU XIe siècle, les travaux ruraux se répartissent entre l'élevage dans les marais, le bois dans le Barœul et la culture du blé dans les campagnes du Mélantois. A partir du XIIIe siècle, la zone actuelle des quartiers d'Ascq et de Cité Scientifique posséde des terres très fertiles, qui eurent un très bon rendement jusqu'au XXe siècle, et étaient considérées comme parmi les plus fertiles du comté.

Le comte dote les établissements religieux de certaines de ses terres. C'est ainsi que l'abbaye cistercienne de Loos cultive aux Quatre Cantons au XIIe siècle du grain entreposé ensuite à Tressin. De même, l'hopital Saint-Sauveur possède une grande ferme à blé à Annapes au XIIIe siècle.

La région commence à compter une population de plus en plus importante, et les habitations commencent à empiéter sur les marais de Flers. C'est à cette époque que des bourgeois lillois récupèrent la mairie comtale d'Annapes, et que le conseil municipal se charge de définir des réglements communs aux trois villages d'Annapes, Ascq et Flers.

Bien que le territoire soit riche, la population paysanne vit de manière très précaire, et doit subir plusieurs famines au XIVe et au XVe siècle, notamment durant l'année 1316 suite à de mauvaises récoltes l'année d'avant. Un autre malheur s'abat sur la région, la guerre. De 1297 à 1304, les troupes des français de Philippe IV de France et celles des flammands ravagent les cultures et brûlent les villages. En 1340, c'est la Guerre de Cent Ans, et les villages sont occupés militairement. En 1349, c'est la peste noire qui s'abat sur la région. A cette époque, la population des trois villages a diminuné considérablement.

AU XVe siècle, l'économie des villages se redresse doucement, malgré les pestes périodiques, les mauvaises récoltes et la présence presque constante de militaires. Le blé n'étant plus rentable, l'économie des villages change. On se met à cultiver la guède pour colorer le linge en bleu, le lin et le chanvre, et l'élevage de moutous s'intensifie. Des tisserands de drap de laine travaillent à Flers et Ascq. Après avoir été brûlées par les troupes de Louix XI, les églises sont reconstruites; les parties les plus anciennes des églises d'Annapes et Flers remontent à cette époque.

Epoque bourguignonne

Le comté de Flandre est rattaché au Duché de Bourgogne après le mariage en 1369 de Marguerite de Male, comtesse de Flandre, et de Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne.

La population recommence à croître très rapidement. En 1449, des enquêtes fiscales comptent 134 habitants à Flers, 99 à Ascq et 78 à Annapes. Après les affrontements entre Charles le Téméraire de Bourgogne et Louis XI de France, la population est en 1498 de 510 habitants à Flers, 600 à Ascq, 410 à Annapes. En 1505, 640 à Flers, 650 à Ascq et 500 à Annapes. Le bétail devint aussi très nombreux. Cependant, une proportion entre 30% et 50% de la population, parfois plus, est très pauvre et ne peut pas payer d'impots, alors que se multiplient les seigneurs qui ont des droits tant sur les hommes que sur les choses.

En 1477, à la mort du dernier duc de Bourgogne Charles le Téméraire, Marie de Bourgogne épouse le Habsbourg Maximilien d'Autriche, qui prend ainsi le titre de comte des Flandres. À la fin du règne de l'empereur romain germanique Charles V, les flandres espagnoles échoient à son fils ainé. Les villages passent donc sous la tutelle de Philippe II d'Espagne, roi d'Espagne. Ils resteront sous autorité espagnole jusqu'au règne de Philippe IV d'Espagne.

La région est encore touchée par les maladies, comme une peste en 1534 et la typhoïde dans les marais. Des maladies s'abattent aussi sur le bétail.

Vers 1640, Forest-sur-Marque est détachée d'Ascq, et devient une commune à part entière.

Débuts en France

En 1667, Louis XIV fait le siège de Lille, et la prend. Annapes, Ascq et Flers deviennent alors des villages français en 1668 par le Traité d'Aix-la-Chapelle.

Les villages subissent constamment les maux de la guerre: logements des troupes, réquisition en tous genre, ravages et exaction des soldats. De 1708 à 1713 la région est occupée par les Anglo-Hollandais de Malborough, qui reviendront en 1744.

En 1737, le curé d'Annapes soutient un long procès pour obtenir la prise en charge d'un vicaire par le chapitre Saint Pierre. Grâce à lui, on sait que le canton de Marchenelles, d'Hempempont et du Recueil était appelé "la petite Hollande" car les habitants fréquentaient très rarement les églises.

Le roi permet en 1774 le partage des marais entre les trois villages et leurs voisins, et ceux-ci seront asséchés en 1781. A cette même époque, l'alphabétisation progresse. Entre 1737 et 1789, 38% des hommes et 22% des femmes savent signer leur acte de mariage à Ascq, respectivement 50% et 32% à Annapes. La vie culturelle se développe aussi, avec des ducasses deux fois par an dans chaque village, qui sont de grandes fêtes populaires. On y fête aussi la Saint Jean, la Saint Martin et la Saint Eloi. A Annapes et à Flers sont organisés des concours de tir à l'arc très prisés, où on couronne celui qui abat le geai. On note aussi l'apparition des cabarets, ou viennent se détendre villageois et villageoise; le plus connu est l'auberge de Maison-Celle à Ascq. Il y en a huit à Flers, dont un nommé Babylone.

Révolution française et guerres napoléoniennes

Comme à Lille, il n'y a pas de révolution populaire chez les paysans en 1789; de plus les événements parisiens leur arrivent avec plusieurs jours de retard, et ils sont occupés par la répartition de leur marais communanux. En janvier 1790, ils élisent leurs maires, Jean-Baptiste Bonte à Flers, Charles Renard à Ascq, Jean-Baptiste Béguin à Annapes. Leur élection permet l'abolition de bon nombres des privilèges des seigneurs locaux. La révolution aura donc été douce et sans aucune violence.

En août 1792, lors de la guerre contre l'Autriche, des régiments se regroupent dans la région, pour être dirigés vers l'ennemi. Mais à l'approche de l'ennemi, ils battent en retraite vers Lille, où la foule massacrera le général fuyard Dillon. Les autrichiens dirigés par le duc de Saxe Teischen occupent la région après avoir pris Roubaix, Tourcoing et Lannoy. Cependant, ils lèvent le siège le 8 octobre face à l'impossibilité de s'emparer de la ville de Lille.

Encore la guerre, la coalition formée contre la France envahit les villages en 1794, mais la victoire de Tourcoing repousse l'ennemi.

Sous la Terreur, les biens des émigrés sont confiqués. De même, l'argenterie et les objets de cultes des trois églises sont inventoriés, envoyés à Lille et récupérés par l'Etat. Les trois églises seront même vendues le 29 septembre 1798 aux enchères, mais non démolies. Après le Concordat, elles seront reprises par les religieux.

A partir de 1800, les maires sont nommés par le préfet. Les premiers seront L.J. Cardon pour Flers, Ch.L. Desquiens pour Ascq et P.J. Mahieu pour Annapes. En 1809, suite au blocus continental du Royaume-Uni par Napoléon Ier, on commence à cultiver la betterave à sucre.

Les guerres de l'Empire sont gourmandes en individus, et les hommes des villages sont très nombreux à se mutiler ou à se cacher dans les carrière de Lezennes. En 1814, à la suite de la campagne de France, la frontière Nord est menacée. On enlève les ponts sur la Marque pour tenter de retarder l'invasion. Le général Maison, fuyant devant les Russes, fait camper ses soldats aux abords d'Ascq qui pendant douze jours pillent et volent pour se nourrir. Fin mars 1814, l'ennemi est là, mais la capitulation de Paris met fin aux hostilités. Des escadrons français reviennent se loger à Ascq lors des Cent-Jours.

XIXe siècle

Contrairement à d'autres endroits du département du Nord, les trois bourgs gardent une vie communautaire autonome comme lors des les siècles précédents. Leur activité reste essentiellement artisanale et agricole. Ainsi, on dénombre environ 150 fermes à Ascq en 1850. De grands propriétaires restent au pouvoir, comme à Annapes où domine le baron d'Empire Bigode Kemlandt, député du Nord 19 ans entre 1805 et 1837 et maire de la commune de 1814 à 1848, et ses amis De Clercy et De Montalembert. La politique de l'époque a très peu d'influence sur la population, qui s'adapte immédiatement à la royauté, la république et l'empire. Encore à cette époque, les villages souffrent des épidémies (choléra à Flers-Bourg en 1849) et de conditions de travail difficiles (repos dominical pas respecté, travail des enfants etc.).

Au milieu du XIXe siècle, la progression de l'industrie fait se développer considérablement Lille et surtout Roubaix. Le chemin de fer désenclave Ascq en le rattachant à Lille en 1865 et en 1885 à Roubaix par la ligne charbonnière. Cette dernière ligne de Somain à Halluin a désormais disparu, mais un reste de pont est encore visible dans la campagne aux abords d'Ascq. De même, les premiers tramways à chevaux atteignent Flers en 1880, mais son hameau du Breucq dépend de la gare de Croix et s'incorpore aux cités satellites roubaisiennes. Ces nouveaux moyens de transport développent à Ascq et à Flers l'industrie liée au textile, à la métallurgie et à l'alimentaire. L'agriculture se modernise aussi: en 1896, Ascq voit arriver sa première moisseneuse-lieuse Samuelson. Seule Annapes ne bénéficie pas de cette évolution. De nombreuses fêtes locales rythment la vie monotone des paysans et des ouvriers.

Les trois bourgs restés très ruraux semblent à avoir du mal à accepter le progrès, ainsi en 1889 Flers préconise que "la vapeur soit totalement abolie" pour les tramways et que l'on revienne à la traction par des chevaux; de même à Annapes on conseille aux automobilistes en 1903 de prendre exemple sur les chevaux. A cette même époque, les villageois sont assez méfiants vis à vis des lillois dont la ville n'arrête pas de s'étendre, et se rattache finalement à Roubaix et Tourcoing par la construction du Grand Boulevard. Cependant, les villageois commencent à accepter de faire partie de la métropole lilloise, et encore plus de transports les relient aux villes et villages voisins. Une ligne tramway aujourd'hui disparue, appelée "petit mongy", relie les sites champêtres de Flers-Bourg, Hem et de Lannoy au début du XXe siècle.

XXe siècle

La France entre dans la Première Guerre mondiale, où beaucoup de villageois moururent. A partir d'octobre 1914, les allemands occupent la région, jusqu'à la libération par les anglais en octobre 1918.

Avec la montée en puissance de la métropole lilloise, de plus en plus de gens commencent à habiter en périphéries, et la population des villages augmente considérablement. En 1914, Flers compte 5000 habitants, et 7000 en 1939. Ascq et Annapes ont environ 4000 habitants à la même époque. Les villages évoluent différemment: Flers-Bourg reste un village rural, Flers-Breucq une zone industrielle, Annapes un zone vilageoise avec une majorité d'ouvriers, les industriels roubaisiens commencent à occuper les châteaux du Sart et du Recueil, tandis qu'Ascq possède une gamme socio-professionnelle des plus variées.

La région subit de plein fouet la Seconde Guerre mondiale, dont le fait le plus marquant est le Massacre d'Ascq, le 1er avril 1944 où les nazis massacrent 86 hommes. Pendant cette période, Annapes, Ascq et Flers dépendent du commandement allemand de Bruxelles, et n'auront jamais fait partie du gouvernement de Vichy. L'occupation allemande durera de mai 1940 à septembre 1944, et la zone sera encore une fois libérée par les anglais.

Création de la ville nouvelle

En 1967, la communauté urbaine de Lille est créée et regroupe 89 communes dont Annapes, Ascq et Flers. Cette même année est signé l'acte de naissance de la "Ville-Est". Les élus locaux de l'époque n'accueillent pas la nouvelle avec un grand enthousiasme. Le site de la ville nouvelle est choisi en fonction de nombreuses opérations d'urbanisme dans cette zone, comme l'ensemble résidentiel de Brigode sur les anciennes propriétés du Comte de Montalembert, et l'ouverture de la cité scientifique en 1964.

Le 5 octobre 1967, 272 propriétaires apprennent qu'ils vont être expropriés de leur maison pour permettre la création de la ville nouvelle; une vive réaction se produit dans l'opinion publique. Des associations de défense puis une fédération de ces associations se créent. Un contre-projet est présenté, et sous la pression de l'opinion publique, le nombre d'expropriations est ramené à 92. Devant le tribunal administratif, les expropriés obtiennent en août 1969 l'annulation de l'arrêté de Déclaration d'Utilité Publique. Mais le 28 mai 1971, le Conseil d'Etat annule ce jugement et rétablit l'expropriation. Il faut dire que tout avait été préparé en secret et la population n'avait pas eu le temps d'organiser une quelconque opposition.

Le 11 avril 1969, l'Etablissement Public d'Aménagement de Lille-Est (EPALE) est chargé des études et de l'aménagement de la ville nouvelle. Le 4 février 1970, lors d'une conférence de presse, les mairies d'Annapes, d'Ascq et de Flers annoncent que leurs communes vont fusionner pour donner "Villeneuve-en-Flandre". Le 20 février, les conseils municipaux acceptent mais retiennent le nom de "Villeneuve d'Ascq" - sans trait d'union - en mémoire du Massacre d'Ascq. La ratification a lieu 5 jours plus tard. Le 25 février 1970, le décret de création de la commune de Villeneuve d'Ascq est publié (26 178 habitants selon le recensement de 1968). Un nouveau conseil municipal est constitué en puisant dans ceux des trois communes, et Jean Desmarets, ancien maire de Flers, devient maire de la nouvelle commune.

Les débuts de Villeneuve d'Ascq

En novembre 1972, les premiers habitants arrivent dans la ville nouvelle. La ville se créée tant bien que mal, et une activité associative importante commence à façonner une identité villeneuvoise. Cette dernière sera renforcée par le refus massif de rattacher Villeneuve d'Ascq à Lille, à deux reprises en février 1972 et en juillet 1976.

La commune commence à se développer. Les essais du métro, le fameux VAL, débutent en 1973. En 1974, les Universités de Lettres et de Droit ouvrent dans le quartier du Pont de Bois.

En 1975, le conseil municipal éclate suite à des querelles internes, mais surtout parce que le pouvoir sur la municipalité est réellement détenu par l'EPALE, composé d'élus désignés par la Communauté Urbaine, où un seul Villeneuvois est présent. Après le départ de nombreux conseillers, des élections partielles sont organisées en février 1976. Au Conseil municipal entre alors 12 conseillers d'opposition: 6 socialistes, 5 communistes et 1 radical de gauche. 1976 est aussi la date d'inauguration du Stadium Nord et du théâtre de la Rose-des-Vents.

En mars 1977, lors des premières élection municipales complètes, la liste "Union pour la gauche" l'emporte, et le socialiste Gérard Caudron est élu maire. A partir de janvier 1978, la commune reprend le contrôle de l'aménagement de sa superficie. A partir de février 1978, les habitants participent à la construction de leur ville grâce à la mise en place de procédures de chartes d'aménagement concerté de quartier.

Histoire récente

Le 31 décembre 1983, l'EPALE est dissoute, et la ville a alors atteint 60 000 habitants. On inaugure le Musée d'Art Moderne.

En 1986, c'est création de Villeneuve d'Ascq Technopole (VAT) à l'initiative de la municipalité et en partenariat avec l'Université des Sciences et Technologies de Lille, la chambre de commerce et de l'industrie de Lille-Roubaix-Tourcoing, et la délégation régionale à la Recherche et à la Technologie. Objectifs : promouvoir les transferts de technologie et la création d'emplois dans les secteurs de pointe. En 1996, l'association VAT deviendra l'association Lille-Métropole Technopole. VAT prend ainsi place dans un ensemble régional plus vaste, composé de plusieurs réseaux (Nord-Pas-de-Calais-Technologie et Nord-Pas-de-Calais Technopole), en fédérant les pôles technologiques de la métropole. En mars 1988, la ville appelée la "Technopole Verte" prend pour logo une sphère bleue pour l'aspect technologique de la ville, et une feuille verte pour le respect de l'environnement.

En mars 1989, réélection de l'équipe municipale (au premier tour) menée par Gérard Caudron. Elle sera réélue en juin 1995 au premier tour (plus de 66 % des suffrages); de même Jean-Michel Stievenard, ex-premier adjoint de Gérard Caudron, est élu à la succession de Gérard Caudron en mars 2001 au premier tour (58,5% des suffrages).

Administration

Villeneuve d'Ascq est divisée en deux cantons :

La ville qui possède une superficie très importante, possède de nombreux quartiers.

Les trois anciens villages:

Les nouveaux quartiers:

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Parti Remarque
mars 2001 Jean-Michel Stievenard PS élu au 1er tour
juin 1995 Gérard Caudron PS élu au 1er tour
mars 1989 Gérard Caudron PS élu au 1er tour
1983 Gérard Caudron PS élu au 1er tour
1977 Gérard Caudron PS élu au 1er tour
1970 Jean Desmarets divers droite désigné

Curiosités

La ville garde de son passé de nombreux vestiges, sites et équipements.

Technopole

Villeneuve d'Ascq est le premier pôle universitaire de l'Eurorégion.

Elle abrite de nombreuses installations:

Enseignement

Outre les deux universités, Villeneuve d'Ascq compte de nombreuses écoles publiques:

Lycée:

Collège:

Elémentaire:

Maternelles:

Vie associative

La ville en raison de sa forte population étudiante et de son importante population jeune, a une activité associative très importante. On y trouve de nombreuses associations connues au niveau national, comme par exemple :

Jumelage

Villeneuve d'Ascq est jumelée avec sept villes :

Sport

Villeneuve d'Ascq a été élue « ville la plus sportive de France » en 1996. Ce n'est pas vraiment un hasard, la ville investit énormement dans le sport, davantage que pour la culture:

On y trouve aussi le Stadium Nord, qui compte 35 000 places, et qui accueille le meeting international d'athlétisme depuis 1988. De plus, c'est là qu'on lieu les matchs à « domicile » de football de l'équipe de Wasquehal, et pour la saison 2004-2005 du Lille Olympic Sporting Club (LOSC).

Voir aussi

Liens externes

See also: Villeneuve-d'Ascq, 1066, 1090, 1297, 1304, 1316, 1340, 1349