Vide
En physique, le vide est un concept encore assez mystérieux, bien qu'il soit fondamental.
Ce n'est pas le néant (l'absence de tout). Les physiciens n'hésitent d'ailleurs pas à discuter de l'énergie du vide. Ce n'est pas non plus un éther, milieu fixe et indépendant de tout référentiel, imaginé comme support des ondes électromagnétiques. On n'a pas pu en prouver l'inexistence. On a abandonné l'idée de son existence.
On peut dans une première approche dire que le vide est un espace dans lequel les molécules sont fortement raréfiées. Ainsi, pour « faire le vide », on prend une enceinte étanche et on pompe l'air avec une pompe à vide ; on définit la qualité du vide par la pression d'air résiduelle, exprimée en pascal (Pa, unité du système international), ou plus souvent dans le milieu industriel en millibar (mbar) ou torr (mm de mercure). On ne peut atteindre ainsi qu'un vide partiel.
Mais qui dit absence de matière ne dit pas absence d'événement. Ainsi, les ondes électromagnétiques traversent le vide, et c'est le milieu qui s'oppose le moins à leur avancement (la vitesse de la lumière dont on parle usuellement, limite à toute transmission d'information, est celle dans le vide) ; il y a dans le vide des variations du champ électrique et du champ magnétique, mais ces champs ne nécessitent aucun support matériel.
Le vide défini ci-dessus est donc un milieu statistiquement sans particules élémentaires. Cependant, la physique quantique montre qu'il reste le siège de matérialisations spontanées et fugaces de particules et de leur antiparticule associée, qui s'annihilent presque immédiatement après leur création. Ainsi l'énergie globale du vide reste nulle. On appelle ce phénomène les fluctuations quantiques du vide. Il se peut que le vide soit polarisé, c’est-à-dire que les particules et les antiparticules deviennent réelles et non virtuelles comme elles l'étaient avant. Cette polarisation se produit lorsque le vide reçoit un champ magnétique.
Einstein consacre l'annexe 5 de son livre Relativité - Théories spéciale et générale (Relativity - The Special and the General Theory, traduction de Robert Lawson, 1961) à la relativité et [au] problème de l'espace. Il y cite Descartes et Kant et donne raison au premier contre le second, en niant l'existence du vide, c'est-à-dire, précise-t-il, l'existence d'un espace vide de champ. Il note dans sa préface à la 9e édition du livre : « les objets physiques ne sont pas dans l'espace, mais ces objets ont une étendue spatiale. De la sorte, le concept d' « espace vide » perd son sens. »
voir aussi
- Hémisphères de Magdebourg
- ensemble vide
- vide quantique
Pour l'instant, le vide est un espace trans-porteur magnétique. Il n'y a pas de théorie qui réunissent les espace vides. Une onde parcours le vide qui n'est pas une substance. On sais ce qui se passe dans le vide mais on ne sais pas ce qu'est le vide. On l'a mis en relation avec le temps, solution provisoire. Le néant est non existant. (Guy Dessauges)
