Tragédie grecque

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La tragédie grecque est un genre littéraire majeur de la Grèce antique. Sa date de naissance est inconnue : nous savons seulement que le premier concours tragique se déroule en 524 av. J.-C.. La première tragédie qui nous soit conservée est Les Perses d’Eschyle, représentée en 472.

Sommaire

Étymologie

Le mot vient du grec ancien τραγῳδία / tragoidía, mot que l’on fait dériver de τράγος / trágos, « le bouc », et de ᾄδω / áidô, « chanter ». Le mot signifierait donc « chant de bouc ». Cependant, cette étymologie demeure assez mystérieuse : ainsi, l'adjectif τραγικός / tragikós ne signifie, à l’ère classique, que « qui se rapporte à la tragédie, tragique », et non « de bouc », sens qu’il n’aura que plus tard. Il est néanmoins certain que le bouc est un animal étroitement associé au culte de Dionysos.

Structure

Elle se compose d’une alternance entre parties parlées, parties chantées et récitatifs (psalmodies accompagnées de musique). Aristote en propose un schéma dans sa Poétique (1452b14) :

Plusieurs couples épisode–stasimon se succèdent, le plus souvent trois ou quatre. Néanmoins, certaines pièces comme l’Antigone de Sophocle ou la Médée d’Euripide en comprennent cinq. Le schéma d’Aristote est en réalité une simplification : plusieurs tragédies s'en écartent. Ainsi, peut se substituer au stasimon le κομμός / kommós (littéralement, « coup dont on se frappe la poitrine, en signe de deuil »), dialogue chanté par le chœur et un ou plusieurs personnages, mais aussi des duos ou monodies chantés par les acteurs seuls. De même, la longueur des différents éléments peut varier considérablement : dans l’Héraclès d’Euripide, le prologue est très long et la parados courte ; dans Œdipe roi, les trois épisodes sont assez longs alors que le quatrième est très court.

Les dialectes utilisés sont l’ionien-attique (parlé à Athènes) pour les parties parlées ou récitées, et le dorien (dialecte littéraire) pour les parties chantées. Les premières utilisent surtout des rythmes iambiques (trimètre iambique), jugés les plus naturels par Aristote, tandis que les secondes recourent à une grande variété de mètres.

Sujets

La matière des tragédies grecques est principalement tirée de la mythologie. Il existe quelques pièces à sujet historique ou politique, mais assez peu — Les Perses d’Eschyle est la seule qui nous soit parvenue. L’ensemble des poètes classiques travaillent sur les mêmes grands cycles épiques, comme le Cycle troyen, le Cycle thébain ou le Cycle argonautique. Ainsi, la malédiction des Atrides est illustrée par chacun des trois grands tragiques : Les Choéphores pour Eschyle, Électre pour Euripide et Sophocle. De même, Dion Chrysostome atteste de l’existence de trois tragédies narrant les tourments du héros Philoctète.

Acteurs

Les acteurs sont tous des hommes. Aux débuts de la tragédie grecque, un seul et unique acteur assume tous les rôles successivement. On attribue à Eschyle l’introduction d'un deuxième acteur, et à Sophocle celle d’un troisième. Chaque acteur porte un masque symbolisant le type de personnage joué (jeune homme, veille femme, etc.), et des vêtements très colorés. Ces deux particularités lui permettent d'’être aisément vu par l’ensemble des spectateurs.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie



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See also: Tragédie grecque, -472, -524, Antigone (Sophocle), Aristote