Théorème des gendarmes
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En analyse, le théorème des gendarmes, également appelé théorème d'encadrement, s'énonce de la manière suivante :
Si f, g et h sont trois fonctions réelles définies sur un même intervalle I, telles que pour tout x de I dans un voisinage de a :
et
(a fini ou non), alors on a aussi :
Démonstration
la démonstration est directement issue de la notion de voisinage de a et de la définition de la limite.
Pour tout intervalle ouvert U contenant L,
- Puisque que
, il existe un voisinage V1 de a tel que
- pour tout x de V1,
- pour tout x de V1,
- Puisque que
, il existe un voisinage V2 de a tel que
- pour tout x de V2,
- pour tout x de V2,
- Enfin, d'après la propriété d'encadrement, il existe un voisinage V3 de a tel que
- pour tout x de V3,
- pour tout x de V3,
L'intersection de trois voisinages est un voisinage donc
est un voisinage de a et pour tout x de V, on a
d'où il vient que
ce qui prouve que
Exemple
Soit
, x > 0. On cherche la limite en l'infini de cette fonction.
On sait que :
. D'où, pour x > 0 :
Or
Donc, d'après le théorème d'encadrement :
Variantes
Des variantes de ce théorème existe pour des fonctions dont la limite est infinie
- Si f, g sont deux fonctions réelles définies sur un même intervalle I, telles que pour tout x de I dans un voisinage de a :
et
(a fini ou non), alors on a aussi :
- Si f, g sont deux fonctions réelles définies sur un même intervalle I, telles que pour tout x de I dans un voisinage de a :
et
(a fini ou non), alors on a aussi :
Enfin des théorèmes analogues existent pour des limites de suites
- Si u, v et w sont trois suites réelles, telles que pour tout n > N
et
, alors on a aussi :
- avec les variantes pour les limites infinies.
Les démonstrations de toutes ces variantes sont analogues à celle développée plus haut.
