Tannaïtes

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Sing. Tanna Sens premier: Sages dont les opinions sont rapportées dans la Mishna.

Le terme araméen de Tanna est dérivé de shannah (שנה), dont dérive aussi Mishna .Il signifie 'répéter [les opinions de ses maîtres et prédécesseurs]'. L'aspect de répétition a une grande importance : d'aucuns, dont don Isaac Abravanel n'hésiteront pas à pourfendre les opinions de Sages lorsqu'ils ne les tiennent pas d'un maître, considérant que cela ne relève que de la spéculation humaine, et non de l'esprit divin.

Il ne faut néanmoins pas considérer les tannaïm comme des répétiteurs serviles de leçons mécaniquement mémorisées. Au contraire, ce titre de "répétiteurs" par lequels ils se désignent est la marque d'une grande modestie, car les Tannaïm sont en réalité des normateurs, innovant en matière de conduite à tenir (halakha) et d'interprétation pour les générations futures, comparant diverses opinions, et choisissant celle qui sera à la fois la plus viable et la plus fidèle aux enseignements de la Loi écrite. (En parlant de l'école de Hillel, tenante d'une certaine souplesse de peur de décourager certains devant l'astringence de la disciopline requise pour exécuter la Loi, et l'école de Shammaï, beaucoup plus littéraliste et rigoureuse, le Talmud dit:" Ceci et cela sont les paroles du Dieu vivant, mais la halakha a été fixée selon l'école de Hillel"

Sens second : après l'ère de la Mishna, des "répétiteurs" au véritable sens du terme, dont la fonction ne sera plus d'innover mais de rapporter les enseignements. Ces individus, doués d'une mémoire exceptionnelle, ne comprenaient au demeurant pas toujours les enseignements qu'ils rapportaient.

See also: Tannaïtes, Araméen, Halakha, Hillel, Isaac Abravanel, Mishna, Religion, Talmud