Syndrome québécois

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« Le syndrome québécois »


Expression qui illustre les conséquences dramatiques d'une légalisation des « jeux » de hasard et d'argent sans considération éthique ou morale par les gouvernements.

L'expression origine de l'expérience québécoise ou la légalisation des casinos et des appareils de loteries vidéo (ALV ou machines à sous électroniques) furent catastrophiques en termes de santé publique au Québec. Des milliers d'ALV furent alors installées dans les bars et autres débits d'alcool de la province. Cette soudaine et grande accessibilité d'appareils de loteries vidéo (ALV) provoqua une crise de santé publique sans précédent. Et ce d’autant, que non seulement, le gouvernement québécois ne mit en place aucun programme de traitement, mais il ne fit au préalable aucune étude d’impact et ne développa aucune mesure de précaution visant à définir des paramètres d’ordre éthique dans lequel aurait pu s’exercer cette légalisation. Marginaux, voire inexistants à l’époque où cette activité était peu accessible et contrôlée par le crime organisé, les problèmes de jeu pathologique devinrent, sous contrôle étatique, presque épidémiques ! Mentionnons simplement qu’aujourd’hui 5% des Québécois* se définissent eux-mêmes comme des joueurs compulsifs ! L'expression illustre aussi la relation de dépendance économique qui se crée inévitablement entre l'état tenancier et son industrie des jeux de hasard et d'argent (gambling).

L'expression est aussi occasionellement utilisée pour illustrer les conflits d'intérêts et apparences de conflits d'intérêts qui existent sur des travaux de chercheurs financés par l'industrie du gambling ou par des États tenanciers (originellement Loto Québec et/ou le gouvernement du Québec). Des chercheurs qui ont parfois obtenu des sommes d'argent colossales afin d'établir des études, aujourd'hui contestées, concernant le jeu pathologique (prévalence, traitement).

À titre d'exemple, on cite souvent les travaux du chercheur et psychologue Robert Ladouceur. Celui-ci aurait reçu pour des recherches et études auxquels il est associé des millions de dollars de Loto-Québec et de de l'industrie gambling.

"Faute d'une concertation suffisante (notamment entre les groupes et les casinos indépendants), les puissants groupes casinotiers et leurs représentations syndicales, refusant de prendre en compte la complexité du dossier, semblent vouloir s'enfoncer ­ à bon compte ­ dans le «syndrome québécois». Au Québec en effet, pendant plus de dix ans, c'est l'opérateur ludique historique (Loto Québec) qui a financé et contrôlé les recherches et les études de prévalence sur le jeu excessif pour le plus grand bénéfice du psychologue Robert Ladouceur." -Jean-Pierre Martignoni-Hutin (sociologue), Jouer peut nuire à la santé, Libération, 27 décembre 2004


Consultez le texte sur le jeu pathologique



Référence & source: [ http://www.jeu-compulsif.info ]

See also: Syndrome québécois, Jeu pathologique, Wikipédia, Éthique