Survie


Survie est une association française créée en 1984, une fédération d'associations. On distingue Survie France et les différentes associations locales (régionales ou départementales) telles que Survie Rhône, Survie Bretagne, Survie Paris-Ile de France, Survie Bas-Rhin, etc.. Elle compte des milliers de sympathisants, 1500 cotisants, une centaine de militants et trois salariés.

Survie est membre fondateur d'ATTAC, et de plusieurs autres associations : Biens Publics à l'Echelle Mondiale et l'Observatoire permanent de la coopération française notamment.

Selon son président, François-Xavier Verschave, Survie est de fait, « une extraordinaire preuve de la force de l'interpellation non-violente. Combien d'élus, de tous bords, sont finalement reconnaissants qu'on les rappelle aux choses essentielles - et sont devenus à leur tour militants ! Notre société est loin d'être parfaite, mais elle nous laisse la possibilité de parler, d'élire des représentants, de les interpeller : ces libertés, trop rares, on peut les faire vivre, et en obtenir énormément, si on veut y croire, c'est-à-dire si on brise les innombrables autocensures du fatalisme, de la crainte, de l'indifférence, de la sacralisation ou du mépris du politique. On a vu, en Europe de l'Est, l'énergie considérable que peut libérer la fin de certaines autocensures.

Survie ne vit que de telles libertés. Elle en a besoin pour aller au bout de son combat. »

L'un des thèmes favoris de Survie est la « Françafrique » qui vient du titre d'un des livres de son pésident, « La Françafrique, le plus long scandale de la République », paru en 1998. Ce mot fait désormais partie du vocabulaire politique dans les médias et les cercles de spécialistes. Mais à la vérité, s'il l'a popularisée sous forme d'un jeu de mot, la France à fric, François-Xavier Verschave s'est inspiré de Félix Houphouët-Boigny qui est le véritable créateur de cette expression qui désignait alors dans sa bouche la France et ses colonies.

Sommaire

Les objectifs statutaires de Survie

L'inspiration de Survie

Sans doute cette citation de Montesquieu illustre mieux qu'aucune autre l'esprit qui anime l'association Survie : « Si je savais quelque chose qui fût utile à ma patrie et qui fût préjudiciable au genre humain, je la regarderais comme un crime ». Elle a été mise en entête du livre de François-Xavier Verschave « La Françafrique ».

Une campagne de citoyens

La genèse

En 1981, trois hommes aux parcours très différents, le Prix Nobel argentin Adolfo Perez Esquivel, un ingénieur français Jean Fabre, qu'un parcours peu orthodoxe a mené de l'insoumission militante à la promotion des communautés paysannes en Amérique latine, et le fondateur du Parti Radical italien Marco Panella, se retrouvent dans un chambre d'hôtel à partager leur indignation : on vient d'organiser une année de l'enfance, et 40 000 enfants continuent de mourir chaque jour faute de nourriture ou de soins élémentaires ; face à cela, l'indifférence, les discours ou la seule charité.

Or, ils en sont convaincus, les réponses charitables sont dramatiquement insuffisantes : il s'agit d'un problème politique. Il s'agit de réveiller la résistance des citoyens à la négation passive des valeurs les plus élémentaires, de susciter un sursaut contre l'accoutumance à ce génocide permanent, ce véritable «  crime contre l'humanité  ».

Ils décident alors de proposer aux Prix Nobel qu'ils connaissent un Manifeste-appel contre l'extermination par la faim, qui puisse devenir la charte d'une campagne internationale de citoyens - des citoyens qui interpellent leurs institutions pour que les choses changent, aux niveaux où elles doivent être changées et avec les moyens de l'action collective : «  ... Il faut que tous et chacun donnent valeur de loi au devoir de sauver les vivants, et de ne pas exterminer, que ce soit même par inertie, par omission ou par indifférence  »

Ce manifeste sera rapidement signé par 55 Prix Nobel (aujourd'hui 123). Pour le promouvoir, une association internationale est constituée à Bruxelles, Food and Disarmament International (FDI). La campagne Survie est lancée en Belgique et en Italie où elle rassemble des dizaines de milliers de personnes.

En 1983, après l'engagement d'un grand nombre de bourgmestres et une grève de la faim initiée spontanément par un aveugle, au cœur de Bruxelles, les deux assemblées belges votent à l'unanimité une loi de Survie (10 milliards de FB, soit 1,6 milliards de FF) pour des actions de développement intégré dans l'Est africain.

En France, la campagne pour une loi pour la survie et le développement

La campagne Survie commence en France, à Cognin (Savoie), et obtient en un an l'adhésion de plus de 8 000 maires. En 1984, la mobilisation des maires français culmine le 23 juin par les assises nationales pour la Survie et le Développement, occultées par le rassemblement ce même jour à Paris d'un million de défenseurs de l'école libre.

En 1985, au terme de 4 années d'actions non-violentes (jeûnes, marches,... ), le Parlement italien vote une loi de Survie consacrant 9 milliards de FF à un programme d'action de 18 mois dans les pays les plus atteints par la faim et la désertification.

En France, la mobilisation des citoyens et des élus se poursuit : Assises régionales à Lyon, Marseille, Pontivy et Toulouse, fête des mères pour la vie, marche des maires (200, dont certains ont parcouru plus de 500 km jusqu'à Paris). Ces efforts n'obtiennent pas les résultats escomptés : le travail d'explication auprès des «  décideurs  » (politiques, experts, ONG,... ) est encore insuffisant et Survie découvre que le poids des élus locaux est quasi nul auprès des technocrates et médias parisiens, dans une France jacobine... d'où un changement de stratégie au début 1986.

Cette année-là, un groupe d'experts, représentatifs de réseaux très divers, est constitué pour affiner le contenu d'une Loi pour la Survie et le développement. Il élabore puis adopte à l'unanimité, 18 mois plus tard, le projet d'un «  contrat de génération  » fondé sur le partenariat. La cible de l'interpellation des citoyens devient, non plus les maires, mais les parlementaires, auxquels il est demandé de signer un engagement très précis.

En 1987, en France, 312 députés et 103 sénateurs ont signé l'engagement à voter une loi pour la Survie et le Développement. En 1988, les Prix Nobel viennent à Paris et, avec eux, Survie allume 40 000 bougies dans les jardins du Palais Royal pour rappeler que 40 000 enfants sont à sauver chaque jour. Le 22 avril, cette opération est relayée dans 200 villes et villages de France. Avec les principales autorités morales et religieuses, et la quasi-totalité des organisations qui travaillent au développement du Tiers et du Quart-Monde, Survie demande pour le septennat à venir une double priorité de «  solidarité ici et là-bas  » : une loi contre la grande pauvreté en France, une loi pour la Survie et le Développement dans les pays les plus pauvres. Malgré le fort renouvellement de l'Assemblée, 353 députés et 134 sénateurs sont signataires de l'engagement.

En 1989, cinq députés, issus des cinq groupes de l'Assemblée (Jean-Michel Belorgey pour le PS, Jean-Pierre Delalande pour le RPR, Jean-Paul Fuchs pour l'UDC, Denis Jacquat pour l'UDF et Théo Vial-Massat pour le PC) parviennent à rédiger une proposition de loi commune correspondant aux demandes de Survie : un millième des ressources françaises (6 milliards de francs par an) affectés au développement de base des régions les plus vulnérables, selon un mécanisme institutionnel et contractuel nouveau qui permette la participation prépondérante des sociétés civiles. Quatre des cinq groupes déposent une telle proposition : PC, RPR, UDC, UDF.

Le groupe d'experts s'élargit à une quinzaine de pays d'Europe. il travaille avec des représentants du Tiers-Monde et d'organisations internationales (PNUD, UNESCO, UNICEF, CEE, Conseil de l'Eu-rope, OCDE,.. ). Ses 60 membres posent, après une série de rencontres, les bases d'un «  Contrat de génération  » entre l'Europe et les Pays les Moins Avancés (les PMA). Ils adoptent une charte : «  Partenaires pour un Contrat de génération  », et créent pour la promouvoir le Forum Européen pour un Contrat de génération Nord-Sud. En juin 1992, celui-ci organise durant deux jours, au Parlement européen, un colloque fondateur : «  Réarticuler le développement. Culture et institutions du partenariat  ».

Entre-temps, Survie continue de mobiliser les parlementaires et un large éventail de personnalités. Ceux-ci se rassemblent le 6 juin 1990 pour prêter, un peu plus de 200 ans après le Serment du Jeu de paume, le «  Serment de l'Arche  » : ne pas se séparer jusqu'au vote de la loi. Les actions non-violentes se succèdent, mais les deux citadelles aveugles qui commandent la politique française d'Aide Publique au Développement (APD ; il faudrait plutôt parler d'aide secrète au contre-développement), la cellule franco-africaine et le ministère de l'Economie, résistent.

La découverte de la corruption politique

Survie découvre peu à peu l'étendue de la corruption qui gangrène le système français de coopération. Non seulement l'aide est gaspillée, mais elle conforte les dictatures claniques, elle couvre le pillage des ressources africaines et l'aggravation d'une dette infondée, elle discrédite peu à peu tout sens du service public. Elle finance enfin largement les écuries politiques. Un clivage partage la classe politique entre ceux, majoritaires, qui ne veulent plus de ce système, et les quelques caciques qui ne veulent pas y toucher, parce qu'ils touchent.

Survie décide donc d'accentuer ce clivage. Il initie avec Agir Ici une campagne contre la corruption dans les relations Nord-Sud, diffuse une documentation sur les dévoiements de l'APD (" Questions à 40 milliards « ), et crée une lettre d'information  » Billets d'Afrique « .

Dans l'Assemblée élue en mars 1993, 319 députés sont signataires de la proposition de loi Survie - ainsi que le Premier Ministre, les ministres de l'Economie, des Affaires Etrangères et de la Coopération. L'offensive en faveur de la loi reprend. Elle mobilise des acteurs inattendus : la quasi-totalité des footballeurs professionnels français, qui signent des ballons  » Loi Survie «  lors d'une soirée de Championnat et viennent les déposer en délégation à l'Hôtel Matignon. Cette démarche est un exemple de contre-pied réussi : si même les footballeurs s'intéressent à la question, le pouvoir politique ne peut plus l'ignorer.

(vers 1995), l'argent tricolore de l'Aide Publique au Développement représente entre 0,53 et 0,56 % du Produit Intérieur Brut (PIB) soit 40 milliards de francs. Sur cette somme, 11 milliards seulement vont à la quarantaine de pays les plus pauvres (les PMA) et 90 % de cette somme sert à des soutiens budgétaires, monétaires, commerciaux, techniques ou culturels qui ne quittent guère les capitales et ne profitent qu'à une petite minorité liée à l'Etat et à l'économie dite  » moderne « . Il ne reste qu'un milliard d'argent vert pour le développement intérieur de ces pays en très grave crise.

Survie propose de démultiplier cet argent vert (de 1 à 7 milliards) en organisant de nouveaux acteurs et une nouvelle  » tuyauterie «  financière, qui mette en relation contractuelle les quatre pôles politiques et économiques concernés (Etats et acteurs décentralisés, au Nord et au Sud), et non pas seulement deux d'entre eux, comme dans la coopération interétatique ou purement décentralisée, dont les échecs et les limites sont patents.

Les 3/4 des députés se sont engagés personnellement en faveur d'un tel projet, capable aussi de constituer un élément central et structurant d'une politique extérieure européenne. Il faut maintenant que la politique s'impose à l'administration, et rompe avec la corruption. Il faut le crier, il s'agit, à tous points de vue, d'un choix de vie ou de mort :  » Débouchons l'avenir ! « . Comme le déclarait récemment Brigitte Fossey :  » Si nous n'arrivons pas à faire passer cette loi, tous partis réunis, nous ne sommes pas dignes des enfants que nous avons mis au monde « .

Le choc de l'implication de la France dans le génocide au Rwanda

Début 1993, Jean Carbonare, alors Président de Survie, avait fait partie de la commission de la Fédération internationale des droits de l'homme qui avait enquêté au Rwanda, publié un rapport alarmant en dénonçant les prémisses d'un génocide. Jean Carbonare intervient au journal de 20 heures avec Bruno Masure pour alerter les Français sur ce risque. Il contacte aussi à plusieurs reprises la cellule africaine de l'Elysée. En vain.

C'était plus d'un an avant le génocide. Incontestablement, le génocide au Rwanda marque un tournant pour l'association. Les événements du Rwanda montrent pour l'association Survie, jusqu'à quels désastres la politique de la  »Françafrique" peut conduire. François-Xavier Verschave publie « Complicité de génocide? La politique de la France au Rwanda ». Jean-Paul Gouteux, autre militant de Survie, publie ensuite « Un génocide secret d'état, la France et le Rwanda 1990-1997 ». Ce livre lui vaut un procès avec le directeur du journal Le Monde qui sera débouté en premier instance et en appel en 2000. Mais en janvier 2004 la cour de cassation casse le jugement d'appel.

Début 1998, à la suite d'articles de Patrick de Saint-Exupéry dans Le Figaro, la mission d'information parlementaire sur le Rwanda est crée. Survie lance avec des personnalités diverses les comités « Vérité sur le Rwanda » pour forcer les députés à une plus grande exigeance et demander une commission d'enquête plutôt qu'une mission d'information.

En 2002 Jean-Paul Gouteux publie « La nuit rwandaise, l'implication de la France dans le dernier génocide du siècle ».

En 2004, Survie invite plusieurs associations et personnalités à créer une commission d'enquête citoyenne sur l'implication de la France au Rwanda. Après avoir fait une enquête documentaire et sur le terrain pendant plusieurs mois, cette commission entend pendant une semaine des témoins, des experts, des journalistes et l'un des rapporteur de la mission parlementaire. Tous les responsables français, civils et militaires, liés à la politique de la France au Rwanda ont reçu une invitation à participer à cette commission par lettre recommandée.

La dimension mafieuse de la Françafrique

Les dossiers noirs de la Françafrique commencent par le Rwanda en 1994. Plus d'une vingtaine suivront, tous sur des problèmes africains où la France est impliquée d'une manière ou d'une autre. Certains feront l'objet d'une parution en librairie sous la plume de François-Xavier Verschave. (La Françafrique, le plus long scandale de la république, Noir Silence, Noir Chirac). Les relations mafieuses de la Françafrique deviennent un sujet de préoccupation pour l'association. L'Affaire Elf, le comportement d'autres multinationales d'origine française et leurs interactions avec la politique française en Afrique, sont suivis par l'association. Les dictateurs et les mercenaires soutenus par la France sont systématiquement épinglés. Les paradis fiscaux apparaissent aux yeux de Survie comme un pivot de cette dimension mafieuse de la Françafrique. Billets d'Afrique, le mensuel de l'association, envoyé à toute la classe politique et médiatique française, se fait largement l'écho de cette vigilance citoyenne.

Les principaux événements de l'histoire de Survie

Création de Survie-France

8 500 maires lancent un appel contre la faim et pour le développement, 200 d'entre eux participent à une marche vers Paris.

Proposition de loi pour une meilleure utilisation de l'Aide Publique au développement (APD), souscrite progressivement par 72 % des députés.

Publication du mensuel Billets d'Afrique et d'ailleurs. Survie dénonce la dérive génocidaire au Rwanda.

Création de l'Observatoire permanent de la Coopération française (OPCF). Survie convainc des joueurs de football de plus de 100 pays de soutenir le «  développement humain  ». Organisation à Biarritz d'un contre*sommet à l'occasion du XVIIIe sommet franco*africain.

Élections présidentielles françaises : Survie et Agir ici publient six Dossiers noirs de la politique africaine de la France. Rédaction d'une nouvelle charte de Survie, incluant la lutte contre la banalisation du génocide.

Survie adresse des «  cartons rouges  » au président de la République pour manifester son désaccord sur des décisions de l'exécutif français prolongeant ou renforçant l'inéquité des relations franco*africaines. Participation au contre*G7. Organisation d'un colloque dénonçant le mépris dans lequel sont tenus la créativité politique, culturelle et l'esprit d'initiative des Africains.

Survie et Agir ici présentent une série de Propositions pour refonder la crédibilité des relations franco-africaines.

Survie organise une manifestation au Trocadéro pour réclamer la constitution d'une vraie commission d'enquête sur le rôle de la France au Rwanda. Survie lance une campagne de cartes pour une Cour pénale internationale indépendante et efficace. Survie et Agir ici mènent une campagne Sécurité au Sommet, insécurité à la base…, à l'occasion du XXe sommet franco*africain.

Survie lance la campagne La France ne peut parrainer l'impunité des crimes de guerre contre le recours par la France à un article dérogatoire de la Cour pénale internationale (art. 124). Survie soutient le mouvement des grévistes de la faim de Djibouti. A l'appel de Survie et d'autres associations (Frère des Hommes, la Cimade, Agir ici), des citoyens marchent tous les jours sur l'esplanade des Invalides pour protester contre la politique de la France dans la guerre civile du Congo*Brazzaville.

Devant l'imminence de la ratification du traité de la Cour pénale internationale, Survie interpelle les élus au sujet de l'article 124. Lancement des campagnes «  Mercenaires : Halte là !  », puis «  Bolloré : monopoles services compris  ». Création de l'association «  Biens publics à l'échelle mondiale  ».

24 février : une quinzaine de manifestations sont organisées en France en soutien au procès intenté à FX. Verschave et L. Beccaria. Procès les 28 février, 6 et 7 mars à la 17e Chambre correctionnelle du TGI de Paris : Omar Bongo, Idriss Déby et Denis Sassou Nguesso poursuivent François*Xavier Verschave et Laurent Beccaria (son éditeur) pour « offense à chef d'Etat étranger » à propos de passages de Noir Silence. Lancement des campagnes «  Tchad, non à l'aide au développement d'élections truquées  » et «  l'envers de la Dette  »

Campagne d'information et de vigilance pour favoriser le processus électoral démocratique à Madagascar Juillet : la Cour d'Appel de Paris déclare FX. Verschave et L. Beccaria non coupables du délit d'offense à chefs d'Etat. Extraits de l'arrêt : « Les documents versés et les témoignages recueillis au cours de la procédure établissent non seulement l'importance et l'actualité des sujets évoqués, mais aussi le sérieux des investigations effectuées. Malgré la vigueur des attaques, il n'appartient pas que la démarche de François*Xavier Verschave soit critiquable. » L'appel « Côte d'Ivoire prévenir le pire » lancé par Survie rassemble un large panel d'associations ou de représentants de la société civile.

Février : Pendant le sommet officiel des chefs d'Etat et de gouvernement français et africains à Paris, Survie organise avec Agir Ici « Un autre Sommet pour l'Afrique », lieu d'expertise citoyenne, de témoignages et de propositions pour des relations franco*africaines renouvelées. Lors de son assemblée générale à Marseille, Survie décide de la création d'un commission d'enquête citoyenne sur l'implication de la France dans le génocide au Rwanda et de chercher des associations et des personnalités pour élargir l'impacte de cette entreprise.

Mars : Participation à la Commission d'enquête citoyenne sur l'implication de la France dans le génocide au Rwanda. Lancement de la campagne contre les dictateurs africains soutenus par la France

Les critiques et procès contre Survie

Survie n'est pas une association qui suscite l'unanimité. Son engagement qui dérange les idées établies sur la démocratie française et les dictateurs de la « Françafrique » sucitent des critiques parfois vives et même des procès.

"Tintin au Congo", la « théorie du complot », le « jusqu'au boutisme », le « disque dur » (à propos de son président) sont des quolibets et des critiques qui persistent. L'un de ses ennemis (déclaré) les plus virulents est sans doute Stephen Smith, l'auteur de « négrologie », ancien journaliste du journal Libération, puis du journal Le Monde.

Plusieurs procès ont été conduits contre son président ou des militants.

Livres publiés par Survie et ses adhérents

Liens internes qui concernent les objectifs de Survie

Survie, par sa recherche de vérité et d'informations, a une vision parfois propre sur ces thèmes qui font l'objet d'articles dans Wikipédia :

Les sites internet de Survie et d'associations proches

See also: Survie, ATTAC, Affaire Elf, Altermondialisation, Armée française, Assemblée nationale française, Association, COS, Charles Pasqua