Suisse
- Pour les articles homonymes, voir Suisse (homonymie). Image manquante
Logo_Begriffsklärung.png
</center>
| |||||
| Devise nationale : Un pour tous, tous pour un | |||||
| Image manquante LocationSwitzerland.png | |||||
| Langues officielles | allemand, français, italien, romanche 1 | ||||
| Capitale | Berne 46° 57' N, 7° 25' E | ||||
| Plus grande ville | Zurich | ||||
| Gouvernement - Président | Démocratie directe Samuel Schmid | ||||
| Superficie - Totale - Eau (%) | Classé 133e 41 285 km² 3,7% | ||||
| Population - Totale (2003) - Densité | Classé 92e 7 364 100 hab. 178 hab./km² | ||||
| Indépendance - Alliance éternelle - Reconnue | 1er août 1291 24 octobre 1648 | ||||
| Gentilé | Suisse, Suissesse | ||||
| Monnaie | Franc suisse (CHF)
| ||||
| Fuseau horaire | UTC +1 (été +2) | ||||
| Hymne national | Cantique suisse | ||||
| Domaine internet | .ch | ||||
| Indicatif téléphonique | +41
| ||||
| 1 Le romanche est une langue nationale (art. 3) mais que partiellement une langue officielle (art. 70) | |||||
La Suisse (en allemand die Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.
| Sommaire |
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Suisse
Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celte, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En -58 les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au Ve siècle.
Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au XIe siècle, à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales.
La date de 1291 a été choisie à la fin du XIXe siècle comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la Bataille de Morgarten en 1315.
Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au XIVe siècle, fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le XVe siècle fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint-Empire ; ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue.
La fin du XVe siècle vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du XVIe siècle, la confédération des XIII cantons est née ; elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican.
Déchirée par la Réforme, les guerres de religions ( Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712) ) occupent la politique intérieure ; la démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme.
L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique ; devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire.
En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la Guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum.
Le début du XXe siècle voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit.
La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales.
Devenue prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversements de l'Europe et n'adhère qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, ONU en 2002).
La Suisse a fait son entrée le 10 septembre 2002 à l'ONU, mais elle a jusqu'ici toujours refusé de faire partie de l'Union européenne.
Politique
Article détaillé : Politique de la Suisse
Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national, formé des représentants du peuple et le Conseil des États, qui représente les cantons. Chaque canton possède 2 sièges aux Conseil des États (un seul pour les demi-cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national, qui est composé de 200 membres.
Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres, et de l'administration fédérale, qui lui est subordonnée. Ils sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent continuer d'exercer leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l'Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l'UDC, cette répartition n'avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste suisse (PSS) et 1 siège pour l'Union démocratique du centre (UDC). Les élections fédérales de l'automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l'UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral.
Le gouvernement fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n'est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s'opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent quand même défendre le projet au nom du Conseil. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors des campagnes précédant des votations populaires.
Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.
Fédéralisme
La Suisse est divisée en cantons, contenant chacun plusieurs, voire des centaines de communes. Les cantons suisses sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chaque canton a sa propre constitution), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l'éducation, la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l'entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police, contrairement à l'armée, taxes douanières et autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité.
Ils ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d'État).
Démocratie semi-directe
Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l'on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (le peuple suisse élit les membres de tous les parlements ainsi que ceux des exécutifs cantonaux) et d'une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d'agir sur un acte décidé par une autre autorité de l'État ; il s'agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire, qui consiste en le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher la procédure permettant l'adoption, la révision, ou l'abrogation d'une disposition constitutionnelle.
L'initiative populaire fédérale est un instrument qui permet à un comité de citoyens de proposer une modification de la Constitution fédérale, que ce soit dans le but d'y introduire une nouvelle disposition ou d'en modifier ou abroger une déjà existante. Elle ne concerne en revanche pas les actes de rang législatif. Si les initiants parviennent à réunir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois, le projet est soumis au peuple. Pour que le projet soit accepté lors de la consultation populaire, la double majorité de la population et des cantons est nécessaire, ce qui rend bien sûr plus difficile le succès d'une initiative populaire. Par ailleurs, les autorités fédérales ont la possibilité d'y opposer un contre-projet qui permet souvent de reprendre les éléments attractifs d'une initiative tout en laissant de côté les aspects trop contraigants ou jugés extrêmes de cette dernière. Il arrive qu'un contre-projet donne satisfaction aux initiants qui peuvent décider dès lors de le soutenir également, voire même de retirer leur initiative. Dans ce dernier cas, seul le contre-projet est soumis au peuple.
Le référendum dit facultatif permet de remettre en cause une loi votée par le Parlement. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l'espace de 100 jours pour qu'il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n'est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.
Le référendum dit obligatoire impose, comme son nom l'indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité population-cantons.
Ces deux possibilités sont fréquemment utilisées, ce qui fait que la Suisse est un pays où l'on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an, avec généralement plusieurs objets en même temps). Afin de garantir une transposition des directives dans les délais, ce système devrait être réformé en cas d'adhésion à l'Union européenne ; de plus, les initiatives incompatibles avec le droit européen devraient être invalidées, dans la mesure où le droit communautaire prime sur le droit national. La crainte de perte de souveraineté est d'ailleurs l'un des arguments des anti-européens.
Actualité politique
Suite au référendum (votation) du 26 septembre 2004, les Suisses ont majoritairement refusé deux modifications constitutionnelles qui auraient facilité l'accès des émigrés de 2e et 3e génération à la nationalité suisse, et ceci malgré l'appel des principaux partis du gouvernement à soutenir cette mesure. Deux autres questions étaient posées : l'extension et la réforme du système postal à été refusée d'une très courte majorité (50,23%) et la création d'allocations pour un système de maternité fédéral a été approuvée à 55%.
La position inhabituelle des votants sur la question de la nationalité montre que la propagande nationaliste de l'UDC porte ses fruits au sein de l'électorat helvètique.
Le 5 juin 2005, les Suisses ont été appelés à se prononcer sur deux objets fédéraux, sous la forme de deux référendums facultatifs, de nature très différente. Le premier concernait la loi sur le partenariat enregistré pour les couples de même sexe (Lpart), qui prévoit la création d'un PACS fédéral offrant des droits relativement similaires à ceux accordés aux couples mariés. Ce PACS ne concerne, comme l'intitulé de la loi l'indique, que les couples homosexuels, contrairement à ce qui existe dans certains cantons suisses, comme Genève ou Neuchâtel. Les milieux de la droite conservatrice, tels que l'UDC, l'UDF ou encore les Démocrates suisses constituent les seules forces politiques non-négligeables qui s'opposaient à cette loi. Les autres partis étaient favorables au oui qui l'a emporté par 58% des suffrages (1 557 671 oui contre 1 126 578 non). Certains cantons catholiques ont refusé le projet dont le Valais et le Jura. Le second objet portait sur l'accord d'association de la Suisse aux Accords de Schengen/Dublin conclus avec l'Union européenne dans le cadre des accords bilatéraux II. Les principales forces du pays, à l'exception notable de l'UDC et des milieux nationalistes, soutenaient une participation de la Suisse à ces accords. Même si de récents scrutins fédéraux ont montré que les arguments nationalistes et xénophobes ont un impact important au sein de l'électorat suisse, le oui l'a nettement emporté par 54,6 % des suffrages (1 474 704 oui contre 1 226 449 non) avec une participation de 56%. La Suisse romande a voté nettement oui. Les cantons alémaniques de Bâle, Berne, Soleure, Zoug et Zurich se sont également prononcés pour l'acceptation des accords.
Cantons
Carte_suisse2.png
Article détaillé : Cantons suisses
La Suisse est constituée de 26 cantons, souverains selon les constitutions respectives (6 de ces cantons étaient auparavant considérés comme des demi-cantons et ne possèdent, encore aujourd'hui, qu'une seul voix chacun au lieu de deux lors des votations fédérales). La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de la souveraineté des cantons ; certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération; sinon, ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons. Les cantons possèdent un gouvernement (exécutif), appelé Conseil d'État en Suisse romande, et une chambre parlementaire (législatif), appelée Grand Conseil en Suisse romande ; ils disposent par ailleurs d'un pouvoir judiciaire. La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² (cf. Liste des cantons suisses par superficie) et leur population cantonale de 15 000 à 1 261 000 habitants (données 2004).
Géographie
Article détaillé : Géographie de la Suisse
Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Berne, Lausanne
Communes politiques : 2880 (2001)
Voir aussi : Villes de Suisse
Économie
Article détaillé : Économie de la Suisse
Malgré l'absence de ressources naturelles, l’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, et la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l'un des plus élevés d'Europe. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d'organisations internationales comme l'ONU.
Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s'est fait ressentir en 2004 avec une hausse de 1,7% et un PIB dépassant les 435 milliards de CHF. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 4% au début 2005) et l'inflation relativement faible.
Population
Carte_Suisse_langue.png
Article détaillé : Population de la Suisse
La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s). La Suisse a quatre langues officielles : l'allemand (64 % ; blanc) au nord et au centre, le français (19 % ; bleu) à l'ouest, l'italien (8 % ; rouge) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 1 % ; vert) dans le sud-est du canton des Grisons.
L'allemand parlé en Suisse allemande est un ensemble de dialectes nommés d'une manière générale suisse allemand, mais les journaux et certains programmes de télévision utilisent l'allemand. Dans le milieu scolaire, afin d'élever le niveau d'allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont rendu le bon allemand obligatoire et les professeurs sont tenus de donner leurs cours dans cette langue.
En Romandie, nom de la partie française de la Suisse romande qui englobe plusieurs cantons francophones (Genève, Vaud, Neuchâtel, Fribourg, Valais...), on parle le français. Le franco-provençal est parlé en Suisse romande (sauf dans le Jura), cependant la langue n'est pas reconnue officiellement. Cette langue est très dialectalisée et francisée. Elle a pratiquement disparu dans l'usage quotidien. Il existe cependant des poches de résistance dans le canton du Valais.
L'italien est parlé dans la partie italienne de la Suisse. On appelle cette partie de la Suisse le Tessin, formée d'un canton qui se nomme Ticino en italien, et ses habitants parlent le tessinois. La plupart des Suisses parlent plus d'une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20 % de la population.
Le romanche n'est pas une langue officielle au même titre que l'allemand, le français et l'italien. Selon l'alinéa 1 de l'article 70 de la constitution fédérale : « Les langues officielles de la Confédération sont l'allemand, le français et l'italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Confédération entretient avec les personnes de langue romanche. »
L'anglais est parfois utilisé dans le monde du travail, y compris par l'administration. Il n'a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut désigner dans une seule langue des institutions suisses : Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc. La plupart des Suisses parlent plus d'une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20% de la population. La majorité des formations supérieures ne sont enseignées que dans deux langues (l'allemand et le français : médecine, HEC, ...), dans une seule (l'allemand pour la formation de vétérinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mélangées : professeurs et étudiants parlent leur langue maternelle (diplôme d'expert en assurances de pensions).
Culture
Article détaillé : Culture de la Suisse
Voir aussi : Liste de Suisses célèbres ~ Liste des Expositions nationales suisses
Fêtes et jours fériés
Seule la Fête nationale, le 1er août est ancrée dans la constitution. Chaque canton est libre de fixer jusqu'à 8 jours fériés dans l'année. 21 cantons utilisent intégralement cette possibilité. Légalement, les jours fériés sont assimilés à des dimanches et ont donc les mêmes restrictions que ceux-ci en matière d'ouverture des magasins et des entreprises et de trafic routier.
Les jours fériés varient donc beaucoup d'un canton à l'autre. Seuls Noël, le Nouvel-An et le 1er août sont communs à tous, les autres fêtes (vendredi et lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte et Fête Dieu, Assomption et Toussaint, Jeûne Fédéral ou Jeûne Genevois) étant reconnues par les cantons selon leur tradition, principalement religieuse catholique ou protestante.
À côté des jours fériés, il y a également des jours chômés. Ces jours-là, non assimilés à des dimanches, de nombreuses entreprises et administrations sont néanmoins fermées dans le canton concerné.
| Date | Nom | Cantons où le jour est férié | Cantons où le jour est chômé |
|---|---|---|---|
| 1er janvier | Nouvel An | Tous | |
| 2 janvier | Berchtoldtag | Berne, Jura, Argovie, Zoug, Neuchâtel (seulement si le 1er est un dimanche) | Jura, Vaud, Fribourg, Neuchâtel, Argovie, Glaris, Lucerne, Obwald, Schwytz, Soleure, Zurich |
| 6 janvier | Épiphanie | Schwytz, Tessin, Uri | |
| 1er mars | Indépendance | Neuchâtel | |
| 19 mars | Saint-Joseph | Tessin, Valais, Lucerne (demi-jour), Nidwald, Schwytz, Uri | |
| 1er avril | Fahrtsfest | Glaris | |
| mobile | Vendredi saint | Tous sauf Tessin et Valais | |
| mobile | Lundi de Pâques | Genève, Jura, Tessin, Vaud, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich | Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |
| mobile | Ascension | Tous | |
| mobile | Lundi de Pentecôte | Berne, Genève, Jura, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures , Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich | Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |
| 1er mai | Fête du Travail | Jura, Tessin, Bâle ville, Bâle compagne, Schaffhouse, Soleure 1, Uri, Zurich | |
| 23 juin | Commémoration du plébiscite | Jura | |
| mobile | Fête-Dieu | Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug | |
| 29 juin | St-Pierre et Paul | Tessin | |
| 1er août | Fête nationale | Tous (fédéral) | |
| 15 août | Assomption | Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug | |
| jeudi suivant le 1er dimanche de septembre | Jeûne genevois | Genève | |
| lundi suivant le 3e dimanche de septembre | Lundi du jeûne fédéral | Vaud | Neuchâtel |
| 25 septembre | Fête de St-Nicolas-de-Flüe | Obwald | |
| 1er novembre | Toussaint | Fribourg, Jura, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Obwald, Nidwald, Saint-Gall, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug | |
| 8 décembre | Immaculée Conception | Fribourg, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Lucerne, Obwald, Nidwald, Schwytz, Uri, Zoug | |
| 25 décembre | Noël | Tous | |
| 26 décembre | Saint-Etienne | Berne, Neuchâtel (seulement si le 25 est un dimanche), Tessin, Argovie, Zurich, Lucerne, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri | Fribourg, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |
| 31 décembre | Restauration de la République | Genève |
Voir aussi : Jours féries en Suisse (2004)
Transport
Article détaillé : Transport en Suisse
Le 12 décembre 2004, le cadencement bi-horaire des transports ferroviaires intervilles a été mis en place (1e étape du projet Rail 2000). Il sera encore amélioré avec l'ouverture des 2 grands tunnels traversant les Alpes dans la décennie à venir (Lötschberg puis Saint-Gothard).
- Pour plus d'informations, consulter le site des Chemins de fer fédéraux.
Le système suisse d'éducation
Article détaillé : Système éducatif suisse.
Divers
- L'homme à l'arbalète Guillaume Tell symbolise la passion de l'indépendance du pays (Sonderfall l'exception et Alleingang la voie solitaire). Friedrich von Schiller inspirera l'opéra de Gioacchino Rossini.
- Plusieurs sports traditionnels sont pratiqués en Suisse, parmi lesquels le hornuss et la lutte suisse.
Liens externes
- Annuaire des administrations suisses fédérales, cantonales et communales
- Site officiel de la Confédération
- Site d'informations de la SSR
- La Suisse en plus de 5000 photos
- Annuaire téléphonique
- Dictionnaire historique de la Suisse
| |||
|
Appenzell Rhodes-Extérieures · Appenzell Rhodes-Intérieures · Argovie · Bâle-Ville · Bâle-Campagne · Berne · Fribourg · Genève · Glaris · Grisons · Jura · Lucerne · Neuchâtel · Saint-Gall · Schaffhouse · Schwytz · Soleure · Tessin · Thurgovie · Obwald · Nidwald · Uri · Valais · Vaud · Zoug · Zurich |
| |||
|
Albanie · Allemagne · Andorre · Arménie² · Autriche · Azerbaïdjan² · Belgique · Bosnie-Herzégovine · Bulgarie · Chypre · Croatie · Danemark · Espagne · Estonie · Finlande · France · Géorgie² · Grèce · Hongrie · Irlande · Islande · Italie · Lettonie · Liechtenstein · Lituanie · Luxembourg · Macédoine · Malte · Moldavie · Monaco · Norvège · Pays-Bas · Pologne · Portugal · Roumanie · Royaume-Uni · Russie¹ · Saint-Marin · Serbie-et-Monténégro · Slovaquie · Slovénie · Suède · Suisse · République tchèque · Turquie¹ · Ukraine | |||
| États européens hors du Conseil de l'Europe | |||
|
Biélorussie · Kazakhstan¹ · Vatican (Saint-Siège) | |||
|
¹ partiellement européen ² caractère européen discuté |
