Simon Stevin

Simon Stevin (1548/49 à Bruges - 1620) fut un mathématicien hollandais.

On connait peu de choses sur sa vie sauf qu’il a laissé une veuve et deux enfants. Il semble qu’il commença sa vie comme commis d’un marchand à Anvers, voyagea en Pologne, Danemark et d’autres lieux au nord de l’Europe et il fut un intime du prince Maurice de Nassau, qui le consulta souvent et en fit un officier public — le premier directeur des affaires hydrauliques — puis un quartier maître.

À Bruges il y a une place à son nom avec une statue réalisée par Eugen Simonis.

Sommaire

Découvertes et inventions

Sa célébrité a varié. Ses contemporains furent surtout surpris par son invention d’un char à voile dont un modèle fut conservé à Scheveningen jusqu’en 1802. Nous savons que vers l’année 1600, Stevin avec le prince d’Orange et trente six autres personnes l’utilisèrent entre Scheveningen et Petten, et ayant seulement recours à la force du vent, ils allaient plus vite que les chevaux.

Philosophie de la science

Une autre idée de Stevin, pour laquelle même Hugo Grotius lui donna grand crédit, fut sa notion d’un âge passé de sagesse. Ses concitoyens étaient fiers qu’il utilise leur langue qu’il pensait être adaptée pour devenir universelle car aucune autre ne contient autant de mots essentiels monosyllabiques.

Géométrie et Physique

Stevin fut le premier à montrer comment modeler un polyèdre en définissant ses bords dans un plan. Il distingua aussi un équilibre stable et instable. Il prouva la loi de l’équilibre sur un plan incliné.

Il démontra avant Pierre Varignon la résolution de forces, laquelle, simple conséquence de la loi de cette composition n’avait pas été remarquée précédemment.

Il découvrit le paradoxe hydrostatique : la pression vers le bas d’un liquide est indépendante de la forme du vaisseau, et dépend seulement de son poids à la base.

Il donna aussi la mesure de la pression sur n'importe quelle portion d’un côté d’un vaisseau. Il eut l’idée d’expliquer les marées par l’attraction de la lune. En 1506 il démontra que deux objets de poids différents tombaient avec la même vitesse.

Fortifications

Stevin semble avoir été le premier qui fit un axiome de la défense des forteresses par l’artillerie. Auparavant elle se basait surtout sur les armes de petit calibre.

Il fut l’inventeur de la défense par un système d’écluses, ce qui fut de la plus haute importance pour les Pays-Bas.

Son plaidoyer pour l’enseignement de la science des fortifications dans les universités, et l’existence de telles structures à Leyde ont laissé penser qu’il a rempli lui-même ce rôle ; mais cette croyance est erronée, puisque Stevin, bien que vivant à Leyde, n’eut jamais de relations directes avec son université.

Comptabilité

La comptabilité en double entrée peut avoir été connue par Stevin comme clerc à Anvers soit pratiquement ou à travers les œuvres des auteurs italiens comme Luca Pacioli et Gerolamo Cardano. Cependant il fut le premier à recommander l’utilisation de comptes impersonnels dans la comptabilité nationale. Il le pratiqua pour le prince Maurice et le recommanda à Sully.

Fractions décimales

Son plus grand succès, néanmoins, fut un petit traité appelé De Thiende (‘le dixième'), publié en hollandais en 1586 et ne dépassant pas sept pages dans la traduction en français.

Les fractions décimales ont été employées pour l’extraction des racines carrées quelques cinq siècles avant son époque mais personne avant Stevin n'établit son emploi quotidien et fut si conscient de l’importance de cette contribution qu’il déclara que l’utilisation universelle du système décimale etait inéluctable.

Sa notation est plutôt difficile à manier. Le point séparant les entiers de la fraction décimale semblent être l’invention de Bartholemaeus Pitiscus, dans ses tables trigonométriques (1612) et fut accepté par John Napier dans ses documents sur les logarithmes (1614 et 1619).

Image manquante
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image:Stevin-decimal notation.png

Stevin imprima de petits cercles autour des exposants de différents pouvoirs d’un dixième. Le fait que Stevin veut signifier que ces nombres encercles pour dénoter de simples exposants par son emploi le même signe dans les quantités algébriques. Il n’évite même pas les exposants fractionels, et est ignorant seulement des exposants négatifs.

Stevin écrivit sur d’autres sujets scientifiques — optique, géographie, astronomie — et plusieurs furent traduit en latin par W. Snellius (Willebrord Snell). Il y a deux éditions complètes en français de ses travaux, toutes deux imprimées à Leyde, l’une en 1608 l’autre en 1634.

Néologismes

Stevin pensa que le hollandais était un langage excellent pour les notations scientiques et il traduisit beaucoup de termes ce qui fait que c’est la seule langue en occident qui n’a pas ses termes mathématiques basés sur le latin.

Publications

Parmi d’autres il publia :

See also: Simon Stevin, 1548, 1549, 1590, 1620, 1802, Anvers, Axiome, Bruges, Danemark