Septimanie
Septimanie est le nom que portait la région Languedoc-Roussillon depuis l'époque romaine où la Septième légion y tenait garnison, et jusqu'au début du Moyen Âge. La Septimanie recouvrait à peu de chose près les mêmes territoires que la région Languedoc-Roussillon actuelle, hormis quelques faibles parties du Gard et la Lozère.
Après la conquête romaine de la Gaule méditerranéenne (122 av. J.-C.), cette région avait d'abord reçu le nom de Narbonnaise. Le nom de Septimanie fut plus largement utilisé après la conquête wisigothe de 412. Après la défaite wisigothe de Vouillé en 507, la Septimanie resta la seule partie de la Gaule aux mains des Wisigoths, dépendante du royaume d'Espagne jusqu'à la conquête arabe de 719. La Septimanie fut reconquise par Pépin le Bref et Charlemagne qui lui annexa administrativement une partie de la marche d'Espagne, jusqu'à l'Èbre. Elle fut partagée en 865 en deux provinces avec deux capitales Barcelone et Narbonne. La Septimanie devint alors le marquisat de Gothie. À l'époque féodale, on parlait de « duché de Narbonne » mais ce titre, aux mains des comtes de Toulouse n'entraînait aucun pouvoir réel, le pouvoir politique étant émietté entre les différents seigneurs locaux (comtes de Mauguio, de Saint-Gilles, vicomtes de Narbonne, de Carcassonne, de Razès, de Béziers, d'Agde, de Nîmes, seigneurs de Montpellier)
Le nom de Septimanie viendrait de la présence des vétérans de la septième légion romaine qui auraient occupé la région, ou des sept villes qui jalonnaient le territoire : Elne, Agde, Narbonne, Lodève, Béziers, Maguelonne et Nîmes.
Le président de cette région, Georges Frêche est favorable au renommage de la région Languedoc-Roussillon en « Septimanie » qu'il estime plus judicieux que sa désignation actuelle, due aux techniciens de la DATAR. Mais le nom de « Septimanie » n'a pas le soutien d'une large population, surtout catalane, qui estime que ce projet pourrait nuire à l'identité catalane et faire de l'identité occitane la seule identité de la région.
