Royal Navy

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Enseigne blanche de la Royal Navy

La Royal Navy est la marine de guerre britannique.

Sommaire

Histoire

les origines

Alfred le Grand est considéré traditionellement comme le père fondateur de la marine anglaise, en 897, il a un certain nombre de navire à soixante rames, qu'il utilise pour contrer les raids, contre la côte sud de l'Angleterre. Cependant, les raids du débuts du XIe siècle, de mème que le débarquement de Knud Ier le Grand ne semblent pas avoir rencontré une quelconque opposition navale.
Au moment de l'invasion de Guillaume le Conquérant, Harold Godwinson possédait quelques navires qui patrouillaient autour de l'île de Wight, mais il rentrèrent au port trois semaines avant le débarquement. Par la suite, les possesions situées en France nécésitant régulièrement une flotte de transport, voire de combat, il fut exigé de la confédération des cinq ports, qu'elle fournisse un total de 57 navires avc un équipage de 21 marins chacun.
Au début du XIIIe siècle, William de Wrotham commande une force de galères utilisée contre Philippe Auguste. En 1212, il aurait existé à Portsmouth, avec dix navire dont l'amiral Dieulabeni et loe transport de cheval Portjoy, ces bateaux mènent un raid contre la Flandre Occidentale, sous le commandement de Earl of Salisbury, brulant plusieurs navires français. Plus tard dans le siècle, des navires sont mentioné comme ayant suporté plusieurs campagne militaires, comme la capture de l'île d'Anglesey par Luke de Tony et la tentative de blocus contre l'Écossede Édouard II, pour laquelle ce dernier commande en autre vingt galères de cent vingt rames, en 1294.
Lors de la guerre de Cent Ans, de nombreux raids sont menés à travers la Manche (mer), sans oposition, la plupart du temps du fait de l'absence de communications rapides de l'époque. Le 24 juin 1340, à la bataille de l'Écluse, une flotte d'environ 250 navires, pricipalement des marchands réquisitionés, commandée par Édouard III en personne, annéanti la flotte de Philippe VI de Valois à l'ancre dans l'estuaire du Zwin, acquérant ainsi la maitrise de la Manche (mer). Par la suite, il confirme, le 27 août 1350, à la tête de ciqnuante navires à la bataille des Espagnols sur mer. À cette époque est créé la fonction de clerc des navires royaux, qui est mentioné en 1344, à la tête de trente quatre navires. Cependant, sous Richard II, la flotte anglaise se disperse, les marchands se rebéllant contre les réquisitions à aprtir de 1370, ne laissant au roi que quatre navires, Henri IV n'en ayant plus que deux en 1409.
Henri V, reconstruit sa marine, en particulier en lançant quelques grands navires, comme par exemple, le Gracedieu de 1400 tonnes et remporte plusieurs batailles navales contre la France, jusqu'en 1417. Il faut de nouveau attendre 1480, pour voir réapparaitre une marine conséquente avec des navires armés de canons, commme le Regent de 1487 et ses 225 couleuvrines.

la flotte permanente

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Le Mary Rose

La première flotte permanent nait avec la Navy Royal, formée par le roi Henry VII, alors inquiet de la puissance navale grandissante de l'Écosse de Jacques IV, alors allié de la France qui possédait entre autres le grand vaiseau Great Michael. La flotte anglaise compte à la mort d'Henry VIII, en 1547, 58 vaisseaux dont celui de haut bord, le Mary Rose et de nombreuses galéasses. Ces bateaux furent en partie financés par les resources récupérées lors de la dissolution des monastères. Pour administrer les infrastructures requisent, en 1546, il avait fondé le conseil de la marine qui prendra plus tard, le nom de Navy Board, chargé de gérer l'administration quotidienne de la marine.
En 1558, lorsque elle monte sur le trône, Élisabeth Ire trouve une flotte diminuée de 27 vaisseaux. plutôt que de reconstruire une flotte royale, elle s'appuye sur l'initiative privée, en l'occurence la piraterie, pour mener la lutte contre l'empire maritime espagnol dans l'Atlantique, s'y distingue particulièrement, John Hawkins et Francis Drake. En 1588, L'Espagne envoie son Invincible Armada couvrir le passage de son armée des Pays-bas à travers la Manche, pour en finir avec l'Angleterre, les pirates privés et la marine royale se mobilisent alors et réussissent à repousser l'armada et donc l'invasion.
Sous Jacques Ier, la flotte évolue peu, mais son succeseur, Charles Ier relança la construction navale, et en 1633, cinquante vaisseaux royaux sont disponibles, ce chiffre chuta à quarante deux en 1642, suite à des difficultés de trésorie du royaume.
À l'éclatement de la guerre civile anglaise, la flotte de trente cinq navires, se range du côté du parlement et s'accroit alors très rapidement à cent deux bâtiments en 1652. Les tactiques et l'armement évoluent et le combat en ligne de file, qui est alors divisée en trois parties ou escadrons, commandés respectivement par un amiral, un vice-amiral et un contre-amiral. Lors de la Guerre de Hollande, sous le commandement d'amiraux tel que Robert Blake, elle se révèle un magnifique outil de combat. Quand Charles II monte sur le trône en 1660, l'effectif est de 154 vaiseaux. Le roi change le nom de la flotte en Royal Navy et désigne Samuel Pepys à la tête du Navy Board, où il organise la création de l'amirauté. Suivent deux guerres contre la Hollande en 1664 et 1674, Pepys est finalement écarté en 1688, lors de la déposition de Jacques II.

l'obtention de la suprématie

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La bataille de Trafalgar en 1805

Une série de conflits quasiment ininterompus, opposant la France au Royaume-uni, débuta alors, elle ne devait s'achever qu'en 1815, les îles britanniques, furent avantagées dans cette lutte car elle pouvait se concentrer sur l'obtention de la supériorité navale sans trop se préoccuper de se défendre contre un envahisseur terrestre, ce qui ne fut jamais le cas de son enemmi.
Au cours de cette période, les victoires navales contre la France furent donc nombreuses:

Malgré tout la France ne fut pas complétement en reste grâce à la victoire contre la flotte anglo-hollandaise à pendant en 1697, la victoire dans la guerre d'indépendance américaine, à la fin du XVIIIe siècle et une guerre de course menée par des corsaires. Dans le même temps, les restes de l'empire naval espagnol restèrent un objectif de choix pour l'Angleterre, entre autre:

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Le combat de la frégate française La Cannonière contre le vaisseau anglais Tremendous et une autre frégate, 21 avril 1806


Le résultat de ces affrontements étalés sur plus de cent années est une supériorité britannique incontestable sur mer, que tout ses rivaux sont dans l'incapacité de lui disputer. Le Royaume-uni peut alors établir au sortir des guerre napoléoniennes, sa Pax Britannica sur son gigantesque empire colonial.

La suprématie de l'ère Victorienne (1815-1895)

Bien que cette paix forcée, ne soit pas exempte de remous, la Royal Navy possède durant cette période un tel avantage aussi bien numérique que qualitatif, qu'elle ne peut connaitre et ne connaitra plus de défaite sur mer. Ses dernières remontent à la guerre de 1812, contre les USA, et encore ne concernaient que des rencontres individuelles de frégates, la première n'interviendra qu'au 1er novembre 1914 à Coronel. Elle ne reste pas inactive pour autant car de nombreuses actions se succèdent:

Mais elle reste capable de surclasser tout ce qui lui est opposé. Pour y arriver, elle reste à la pointe de tout ce que les nouvelles technologies de la révolution industrielle, ammènent à la guerre navale:

Il est à noter que ce controle de la mer devient lors de cette période, vital pour le Royaume Uni, car son économie s'est tellement spécialisée lors de la révolution industrielle que la subsitance même de la population britannique dépend des importations alimentaires.

Le déclin (1895-1945)

L'émergence des marines de l'Allemagne, des USA et du Japon, acompagnée de l'alliance franco-russe menace de nouveau la position de la Royal Navy, comme maitresse des mers. En outre, de nouvelles inventions comme la torpille, ou le sous-marin remettent en cause la suprématie du cuirassé qui est le fondement de la puisance navale britannique. Celle-ci va alors réagir en repensant complètement sa statégie et sa tactique navale, sous l'impulsion d'hommes comme, Jacky Fisher et Winston Churchill.

Elle redéfini le cuirassé, avec le lancement du Dreadnought, ouvrant l'ère du batiment monocalibre. Elle révolutionne le monde des croiseurs, avec l'appartion de ses croiseurs de bataille et ses croiseurs légers. Avec ces nouveaux navires apparaissent de nouvelles tactiques, privilégiant le combat à des distances inconnues jusqu'à là. Il en découle aussi une stratégie qu'elle va appliquer pendant la Première Guerre mondiale, le blocus distant.

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Croiseur HMS Good Hope de la Première Guerre mondiale

Les performances au combat de la flotte britannique sont loin d'avoir été excellentes, elle a même connu des défaites et failli ne pas être en mesure de continuer le ravitaillement de sa métropole, l'amirauté et en particulier l'amiral Jelicoe ont tardé à adopter la parade des convois contre la guerre sous-marine sans restriction imposée par le Reich allemand, car ils étaient omnubilés par la perspective d'un affrontement majeur de surface et hésitaient à divertir leur réserves pour former des escortes. Quand l'affrontement survint entre les deux flotte au Jutland en 1916, le résultat fut décevant, les allemands réussisant à échapper à l'anhilation. Par contre le blocus résultant de l'action des sous-marins allemands failli bien étrangler l'économie anglaise en la privant de son approvisionement en matières premières et contraindre la population des îles britanniques à la famine, seule l'intervention américaine permit après leur entrée en guerre de redresser la situation. Une autre déconvenue, fut l'échec des opérations lors de la Bataille des Dardanelles en grande partie imputable aux erreurs et tergiversations du commandement britannique, cette défaite faillit d'ailleurs mettre un point finale à la carrière de Winston Churchill. De façon générale, l'amirauté a manqué d'initiative et d'inventivité pour utiliser sa grande supériorité numérique en cuirassés démodés, en utilisant ceux-ci pour des opérations contre les côtes ou les ports de l'Allemagne, à l'exemple de cequi fût tenté contre le port de Zeebruge et Ostende, à la fin de la guerre. Stratégiquement, par contre le blocus distant à bien fonctioné, la flotte de surface allemande restant réduite à l'inaction qui la poussera à la mutinerie et par la suite à la redition et au sabordage, elle ne pu jamais menacer directement le commerce britannique, après l'écrasement de la flotte de l'amiral Von Spee.

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Le HMS Argus, le 1er porte-avions à pont plat de l'histoire

Même si elle remporte la victoire en 1918, la Royal Navy bien qu'encore très puissante, n'a pu emporter la décision seule, y compris sur mer. L'appoint de l'US Navy et des marines française et japonaise a été loin d'être négligeable, en particulier pour résoudre le problème posé par les sous-marins allemands le long des voies de communications, les effectifs britanniques se révélant nettement insufisants pour ce role. De plus la supériorité des batiments anglais fut loin d'être évidente, y compris lors d'engagement majeurs de surface.

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HMS Royal Oak en 1937

Durant entre deux guerres, la Royal Navy conserva sa place de première puisance navale, peut-être en grande partie grâce au traité de Washington, qui figeait la situation en l'état car son économie était, au sortir de la guerre, en perte de vitesse. Les seules opérations qui eurent lieu lors de cette période, furent l'intervention au profit des armées blanches pendant la guerre civile russe. Le milieu des années 1930 et l'émergence des nations totalitaires, reveilla la course au armements navals, la Grande-Bretagne dut suivre et elle recommença à construire de nouveaux bâtiments et à moderniser les anciens, même si le rythme était moins soutenu qu'auparavant.

Les résultats de la flotte au cours de cette seconde conflagration mondiale furent en général bons, sûrement meilleur que pendant la première. Elle sut assez rapidement s'adapter à l'évolution technique, en particulier la montée en puissance de l'aviation. Le danger sous-marin fut particulièrement bien réglé, surtout vu l'augmentation de la menace du fait de la capture de bases sur la côte atlantique par les forces allemandes et des performance des nouveaux submersibles, mais la tactique gagnante était connue, le système des convois, le seul problème fut de mettre en ligne suffisament d'escorteurs, et là encore les Britanniques surent innover avec la mise au point des corvettes puis des frégates et des porte-avions d'escorte, spécialisés dans ce rôle. En Méditerranée, la Royal Navy, prit assez facilement l'ascendant sur la marine italienne, malgré la disparition de la Marine nationale française et put créer les conditions de victoire sur le front nord africain en coupant tout ravitaillement aux troupes de l'Axe. Les seules grandes difficultés furent rencontrées contre les Japonais, en grande partie du fait de la longueur de lignes de communication et de l'aspect secondaire du théâtre d'opération.

De l'après guerre à nos jours

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Croiseur HMS Belfast au large de la Corée en 1952

Lors du conflit, la Royal Navy avait finalement cédé son premier rang au profit de l'US Navy, soutenue par une économie autrement plus puisante et dynamique. Cette dernière possèdent un tel avantage au moins numérique qu'elle se retrouve dans la même position que la flotte britanique au siècle précédent. Sa flotte de porte-avions géants, en particulier, lui donne la possibilité de controler les mer du globe, en comptant sur ses seules forces.

La Crise du canal de Suez en 1956, victoire militaire mais défaite politique majeure montrant l'affaiblissement du Royaume-Uni sur la scéne internationale décidera le gouvernement à abandonné l'ambition d'une flotte puissante et conduisit à des coupes drastiques dans ces rangs.

La Royal Navy va encore perdre un rang avec l'apparition d'une nouvelle et puissante flotte de bâtiments ultra-modernes, la soviétique, destinée à contrer la toute puissance américaine sur mer. La marine créée par l’amiral Serge Gorchkov, réussit à rivaliser en quelques années, avec la marine des États-Unis d'Amérique, en alignant un très grand nombre de sous-marins, croiseurs et destroyers, par contre elle ne put jamais menacer l'avantage aéronaval des occidentaux.

La décision politique prise à la fin des années 1960 d'abandonner les porte-avions conventionnels pour se focaliser sur les sous-marins lanceurs de missile balistique, diminua encore les capacités de la flotte de surface de la Royal Navy et la força à ne plus envisager de combattre en dehors d'une opération combinée de l'OTAN.

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Destroyer Sheffield touché par un missile Exocet en 1982

Cependant, la seule occasion pour la marine britannique, de combattre dans cette période, intervint avec la Guerre des Malouines contre l'Argentine, en 1982, qui fut une opération uniquement nationale. Ceci créa alors pas mal de difficultées et força la Royal Navy à quelques improvisations, mais elle y prouva alors sa nette supériorité de ses marins professionels, et sa traditionelle capacité d'opérer fort loin de ses bases, malgré la perte de 4 navires.

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HMS Illustrious patrouillant avec l'USS Stennis
Après la chute de l'URSS en 1991, cette nouvelle force surdimensionée pour son pays plutôt traditionellement terrestre , et en proie à des difficultés finacières, implosa, ses bateaux tombant pour beaucoup en ruine. La Royal Navy, repris alors son statut de seconde force navale au monde, qu'elle occupe encore actuellement, malgré la concurence des autres marines européennes et asiatiques.

Ses navires ont apporté un appui feu et servit de base de départ pour les opération des Royal Marines lors de la guerre du Koweit en 1991 et d'Irak de 2003, et ont contribué de façon importante à la flotte déployée lors de ces interventions.

Organisation actuelle

En 2004, 37.045 personnes travaillait pour la Royal Navy.

contribution britannique : 1 destroyer

Navires en service de nos jours (2005)

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le porte-aéronefs HMS Invincible
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sous-marin d'attaqueHMS Triumph (S93)
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Royal Marines sortant d'un chaland de débarquement

Format de la Royal Navy en 2015

Le programme actuel prévoit que son effectif sera de 36.000 marins.

L'ordre de bataille sera de :

Une future génération de bâtiments de surface pour remplacer les frégates Type 22 et 23 doit étre construite (anciennement programme FSC, maintenant annulé)

Navires célèbres de cette marine

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Le HMS Victory, le navire amiral de Nelson à Trafalgar

Lien Externe

See also: Royal Navy, 1212