Rodez
| Rodez | |
|---|---|
| Pays | Image manquante France
France_flag_large.png drapeau de la France |
| Région | Midi-Pyrénées |
| Département | Aveyron (préfecture) |
| Arrondissement | Arrondissement de Rodez (chef-lieu) |
| Canton | chef-lieu de 3 cantons |
| Code INSEE | 12202 |
| Code postal | 12000 |
| Maire Mandat en cours | Marc Censi 2001-2007 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Grand Rodez |
| Longitude | 02° 34' 30" Est |
| Latitude | 44° 21' 02" Nord |
| Altitudes | moyenne : 627 m minimale : 501 m maximale : 643 m |
| Superficie | 1118 ha = 11,18 km² |
| Population sans doubles comptes | 23 707 hab. (1999) |
| Densité | 2120 hab./km² |
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Rodez est une commune française, située dans le département de l'Aveyron et la région Midi-Pyrénées. Ses habitants sont appelés les Ruténois.
La cité historique a 26000 habitants. Avec les huit communes voisines, elle compte 48930 habitants. Rodez compte 2000 étudiants.
| Sommaire |
Géographie
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Histoire
Rodez est une ville deux fois millénaire : son existence remonterait à 5 siècles avant notre ère, lorsqu'une peuplade celtique d'Europe Centrale, les Rutènes, s’arrêta au sud de l'Auvergne pour fonder l'un de ces oppidums caractéristiques de la civilisaion gauloise.
Sous l'occupation romaine, l'oppidum prend le nom de Segodunum (« La colline de seigle ») en raison de son édification au sommet d'un piton. Le fait rutène demeurait une réalité si incontournable qu'au Bas-Empire la ville fut baptisée la Civitas Rutenorum ou ville des Rutènes, puis Ruteni et finalement Rodez. Les habitants de Rodez s'appellent les Ruthénois.
Alors que le christianisme se répandait dans la foulée de l'action évangélisatrice de Saint Amans, la ville n'échappa pas aux troubles des temps barbares qui suivirent la chute de l'Empire romain.
Un riche passé
Rodez a été successivement occupée par les Wisigoths, les Francs, les armées des ducs d'Aquitaine et des comtes de Toulouse, ainsi que par les Maures, qui l'investirent en 725 et mirent à bas l'antique église.
Plus tard, ce seront les Anglais qui l'investiront lors de la guerre de Cent Ans.
Mais l'histoire de la ville resta marquée durant longtemps par une intense rivalité entre les comtes de Rodez, maîtres du Bourg, et les évêques de Rodez, maîtres de la Cité. Une muraille délimitait les deux secteurs, qui en fait un exemple précoce d'une ville divisée par un mur ! Chaque communauté avait un hôtel de ville, ses consuls, une administration propre. Chacun rivalisant de puissance, de rayonnement. Au bourg, les comtes d'Armagnac et de Rodez, finirent par acquérir des privilèges régaliens: battre monnaie à la tour Martelenque et porter la couronne comtale. Cela amena inévitablement l'affrontement avec le roi de France en 1443. Le Dauphin, futur Louis XI, vint occuper Rodez et soumettre le Comte Jean IV. Plus tard son fils aura une idée séditieuse en essayant de trahir Louis XI. Cela lui vaudra d'être massacré à Lectoure, avec sa famille, lors de sa fuite.
Au début du XVI° siècle, Rodez fut marquée par l'évêque François d'Estaing. Il termina les travaux de construction de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. Lui ajoutant ce chef d'œuvre architectural qu'est le clocher, culminant à 87 mètres, surmonté d'une Vierge. Les travaux furent achevés en quinze années de 1510 à 1526 et, ce, malgré la peste qui ravageait la ville.
Cette rivalité entre les deux pouvoirs a quelque peu desservi le développement de la cité ruthénoise. Malgré les témoignages que sont ses nombreux chefs-d'œuvre gothiques réalisés du XIII° au XVI° siècle la ville n'a pas vraiment connu de longues périodes de prospérité.
En 1589, Henri IV, comte de Rodez, attache la destinée du comté de Rodez à la Couronne. L'histoire de Rodez se calque alors sur celle de la France. Au long des XVIIème et XVIIIème siècles, Rodez devient une cité marchande prospère.
La Révolution ôtera à Villefranche-de-Rouergue, la vieille rivale de Rodez, son rôle de capitale administrative au profit de Rodez, qui devient préfecture du nouveau département de l'Aveyron en raison de sa position centrale. Le patrimoine religieux de la ville n'est que partiellement dégradé.
Sous la Restauration, l'Affaire Fualdès défraye la chronique judiciaire, donnant lieu à de très controversés procès et exécutions capitales. Rodez a reçu à cette occasion de nombreux journalistes qui décriront les moeurs ruthénoises sous un aspect très subjectif.
Le XIX ème siècle connait également un renouveau culturel. En 1836, est fondée par quelques notables locaux sur l'initiative d'Hippolyte de Barrau, la Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron.
La ville aujourd’hui
La modernisation de Rodez s'effectue très lentement au cours du XIXe siècle. Peu à peu, Rodez évolue en affirmant et développant son rôle de chef-lieu du département de l'Aveyron.
Les années 70 marquent le début d'une vaste opération de réhabilitation du centre ancien.
Dans les années 1990, la construction du viaduc de Bourran permet la création d’un nouveau quartier, favorise l'implantation de nouvelles entreprises technologiques et l'installation d'antennes des Universités de Toulouse.
De nos jours, en 2005, le département de l'Aveyron poursuit son désenclavement (viaduc du Viaur sur la route de Toulouse, autoroute Paris-Montpellier et son célèbre viaduc de Millau, ...) et l'agglomération ruthénoise son développement.
A Laguiole sur les plateaux de l'Aubrac, une des meilleures tables de France, 3 étoiles au guide Michelin pour le chef BRAS.
Héraldique
Malte-Brun, dans la France illustrée (1882), rapporte deux blasonnements différents :
« De gueules, à trois besants d'or. »
« De gueules, à trois roues d'or, deux en chef et une en pointe ; au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or, » et pour devise : « CIVITAS RUTHENA DEO FIDELIS ET REGI SEMPER. »
Économie
Rodez forme aujourd'hui le principal bassin d'emploi d'Aveyron avec des secteurs en forte expansion comme la santé, la formation, le commerce, l'agroalimentaire (laiterie, fromagerie, transformation de la viande), la filière bois-meuble. Reste que la mondialisation et la tendance à la délocalisation qui en découle inquiète pour les entreprises phares implantées à Rodez comme Drimmer spécialisée dans les luminaires. Ou encore Bosch, installé depuis 1971, qui, avec ses 1 630 salariés, est le premier fournisseur mondial d'injecteurs diesels.
Personnages célèbres
- François d'Estaing, évêque de Rodez (1501-1529)
- Antoine Bernardin Fualdès, procureur assassiné (1761-1817)
- Antonin Artaud, poète (1896-1948)
- Hippolyte de Barrau, historien et fondateur de la Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron (1794-1863)
Événements
En juillet, se déroule a lieu un marché médiéval. Artisans, comédiens, jongleurs et musiciens costumés interviennent. L'Estivada, festival de l'Occitanie, fait revivre l'Occitanie durant quatre jours, avec de nombreux spectacles gratuits.
En mai a lieu la remise du prix Antonin Artaud. Fameux patient de l'hôpital psychiatrique de Rodez.
Monuments et lieux touristiques
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- Musée Fenaille : Le musée d'histoire et d'archéologie possède une collection unique de statues menhirs du Rouergue. Ses collections comprennent aussi des sculptures d'autres périodes : Antiquité, Moyen Age, Renaissance et époque moderne.
Jumelages
Voir aussi
- Rouergue
- Aveyron
- Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron
- Société centrale d'Agriculture de l'Aveyron
