Robert Byrd

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Robert Byrd

Robert Carlyle Byrd (né en 1917) est un homme politique américain, membre du Parti démocrate et sénateur de Virginie-Occidentale au Congrès des États-Unis depuis 1959.


Agé en 2005 de 87 ans, il est le plus vieux membre du congrès depuis le départ en retraite de Strom Thurmond.

Sommaire

Carrière politique

Né le 20 novembre 1917 à North Wilkesboro, Caroline du Nord, Robert Byrd fut élevé en Virginie Occidentale par sa tante et son oncle après la mort de sa mère alors qu'il n'avait qu'un an.

Marié très jeune à Erma Ora, toujours son épouse, dont il aura 2 filles, il lui fallut attendre 12 ans avant de pouvoir se payer des études supérieures.

Il fit divers petits métiers, de boucher à gérant de station service avant de se faire élire député à la législature de l'état en 1946.

En 1950, il est élu au sénat de l'état.

En 1953, Byrd est élu à la Chambre des Représentants des États-Unis avant d'être élu sénateur des États-Unis en 1959.

Robert Byrd est enfin diplômé en droit en 1963.

En 1965, il fait voter la création d'une bourse pour les adultes désireux de reprendre des études supérieures.

Le nom de Byrd est accolé à de nombreuses propositions de lois progressistes en matière sociale.

Durant les années 90, il est très critique envers l'administration de Bill Clinton et n'hésite pas en 1998 à demander le renvoi du président devant le sénat pour entamer la procédure d'impeachement. C'est cependant sa propre motion qui mettra fin à cette même procédure .

Byrd connaitra en 2002-2003 une notoriété internationale en s'opposant à la guerre en Irak de George W. Bush.

Déjà opposé à la création du « Homeland Security Department » (Direction de la sécurité intérieure) par crainte d'une trop grande centralisation du pouvoir entre les mains de l'exécutif, il mène une opposition frontale contre le président Bush et le principe de guerre préventive. Il échoue cependant à rallier une majorité des membres de son parti derrière lui. Il mène la même opposition contre la guerre en Irak et le choix de l'unilatéralisme.

Le 19 mars 2003, au premier jour de l'invasion de l'Irak, Byrd fait un discours dans le Sénat :

"Aujourd'hui, je pleure pour mon pays. C'est le coeur très lourd que j'ai regardé se dérouler les événements des derniers mois. L'image d'Amérique n'est plus celle d'un gardien de la paix, fort mais bienveillant. L'image d'Amérique a changé. Partout dans le monde, nos amis se méfient de nous, nos paroles sont contestées, nos intentions sont mises en doute. Au lieu de raisonner avec ceux avec qui nous ne sommes pas d'accord, nous exigeons leur obéissance ou les menaçons."

("Today I weep for my country. I have watched the events of recent months with a heavy, heavy heart. No more is the image of America one of strong, yet benevolent peacekeeper. The image of America has changed. Around the globe, our friends mistrust us, our word is disputed, our intentions are questioned. Instead of reasoning with those with whom we disagree, we demand obedience or threaten recrimination.")

Par la suite, il dénonça inlassablement la politique internationale suivie par George W. Bush, n'hésitant pas à faire des références au procès de Nuremberg.

la Part d'ombre : le Ku Klux Klan et le racisme

Dans les années 40, Byrd était un chef local du Ku Klux Klan opposé à toute idée d'intégration raciale au sein de l'armée. Les soupçons de racisme le suivront durant toute sa carrière politique.

En 1952, il reconnaît ses errements de jeunesse mais annonce avoir quitté l'organisation et payé ses dettes à ce sujet. Cependant, en 1964, il s'oppose à la loi sur les droits civiques dans un discours de 14 heures en continue.

Il s'oppose ensuite à la nomination de Thurgood Marshall, premier noir à être préssenti pour la Cour Suprême des États-Unis et prend la tête des sénateurs pro-ségrégationnistes contre cette nomination.

En 1991, il s'oppose de nouveau à la nomination à cette même cour de Clarence Thomas, le second noir pressenti pour être juge de la plus haute instance juridique du pays, à la place justement de Thurgood Marshall. En 2004, il s'oppose à plusieurs nominations de noirs notamment celles de Janice Rogers Brown à la cour d'appel fédérale et de Condoleezza Rice au secrétariat d'état. Plusieurs autres démocrates se sont cependant aussi opposés à ces nominations à cause des avis conservateurs de ces juges ; donc il n'a pas pu être prouvé que le racisme motive Byrd dans ces cas et pour se défendre de ces accusations, Byrd rappelle qu'il a approuvé dans le passé la nomination d'autres personnalités noires comme Rod Paige ou Colin Powell.

Déclarations controversées

I wish I'll never fight « with a Negro by my side. Rather I should die a thousand times, and see Old glory trampled in the dirt never to rise again, than to see this beloved land of ours become degraded by race mongrels, a throwback to the blackest specimen from the wilds. »

Lettre de Robert Byrd au sénateur Théodore Bilbo du Mississippi (1945)

"On a besoin du Klan aujourd'hui plus que jamais, et je suis désireux de voir sa renaissance ici en Virginie occidentale."

("The Klan is needed today as never before and I am anxious to see its rebirth here in West Virginia.")

--Autre lettre de Robert Byrd (1946)

"Martin Luther King fled the scene. He took to his heels and disappeared, leaving it to others to cope with the destructive forces he had helped to unleash. And I hope that well-meaning negro leaders and individuals in the negro community in Washington will now take a new look at this man who gets other people into trouble and then takes off like a scared rabbit."

Sénateur Byrd (1968)

"There are white niggers. I've seen a lot of white niggers in my time; I'm going to use that word."

Interview à Fox news le 4 mars 2001

Voir aussi

Liste des sénateurs des États-Unis d'Amérique



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William Revercomb
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Sénateur US de Virginie Occidentale
depuis 1959
Suivi par
en cours de mandat

See also: Robert Byrd, 1917, 1946, 1950, 1952, 1953, 1959, 1963, 1964