Révolution française


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Louis XVI coiffé du bonnet phrygien

Article de la série
Révolution française

Causes
Préludes
L'Assemblée constituante
et ses suites (1789-1791)
L'Assemblée législative
et la chute de la monarchie
(1791-1792)
Commune de Paris (1792)
Convention nationale
Directoire
La Révolution française
et le IIIe millénaire
Chronologie
Plan détaillé,
liens et ressources

La Révolution française est un ensemble d'événements et de changements qui marque dans l'Histoire de France le tournant entre « l'Époque moderne » et « l'Époque contemporaine ». C'est aussi la première fois, dans l'histoire de l'Europe depuis l'Antiquité, que le principe du régime monarchique a été renversé, et non simplement le monarque lui-même comme lors de la première révolution anglaise de Cromwell. Son impact est également dû aux guerres de la Révolution et de l'Empire qui ont touché une large partie de l'Europe continentale avec la création de « républiques-sœurs » ou la fin du Saint Empire romain germanique. La période révolutionnaire commence en 1789, avec la réunion des États généraux et la prise de la Bastille, et se termine en l'an VIII (1799) avec le coup d'État du 18 Brumaire.

Sommaire

Causes

Article détaillé : Causes de la Révolution française

On peut distinguer plusieurs causes profondes à la Révolution française :

Histoire

Les préludes (1770-1789)

En 1788 a lieu la « Journée des tuiles de Grenoble » : les protestations des familles touchées par la catastrophe économique se multipliant depuis mai, ces agitations poussent la garnison à intervenir le 7 juin. Celle-ci sera reçue par des jets de tuiles lancées par les habitants de Grenoble montés sur les toits. Après la « journée des tuiles », une assemblée des trois ordres (noblesse, clergé, tiers état) se réunit au château de Vizille et décide la grève des impôts tant que les États Généraux de la province n'auront pas été convoqués par le roi pour les voter. En faillite et incapable de rétablir l'ordre, Louis XVI cédera en août 1788.

Les états généraux sont ouverts le 5 mai 1789 à Versailles. Le roi y fait un discours sans relief et les députés du Tiers-États sont déçus par l'absence de propositions réformatrices. Attendant un projet de constitution ainsi que des réformes fiscales et sociales, les députés du Tiers se séparent des deux autres ordres pour former une assemblée nationale indépendante. Face à ce premier acte révolutionnaire, le roi fait fermer la salle de réunion. Les députés se retrouvent alors dans une salle de jeu de paume où ils promettent le 20 juin de ne pas se séparer avant d'avoir rédigé ensemble une constitution (voir l'article détaillé Serment du jeu de paume.

Articles détaillés : Préludes de la Révolution française, États généraux de 1789

L'assemblée constituante et ses suites (1789-1791)

Dès le 20 juin 1789, le serment du jeu de paume fonde l'Assemblée nationale constituante. Marquant la fin du pouvoir absolu royal de Louis XVI, cet acte est le symbole de la prise de pouvoir par ses représentants au nom du peuple.

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Prise de la Bastille le 14 juillet 1789

Prise de la Bastille

Dans ce contexte révolutionnaire où la peur et la faim se mêlent, la prise de la Bastille du 14 juillet 1789 constitue une attaque contre l'arbitraire royal. Recherchant des armes, les Parisiens envahissent et pillent d'abord l'Hôtel des Invalides. Puis, après quatre heures de combat, ils investissent la Bastille, tuent son gouverneur, le marquis Bernard de Launay et plusieurs de ses gardes. Il n'y eut que sept prisonniers, qui furent libérés — quatre faussaires, deux fous dangereux, et un délinquant sexuel — . La Bastille devait par la suite être démolie, comme l'Ancien Régime fut aboli au cours de la nuit du 4 août 1789. Retournant ensuite à l'Hôtel de Ville, les manifestants accusent le prévôt des marchands (fonction comparable à celle de maire) Jacques de Flesselles de trahison. Sur le chemin d'un procès public au Palais-Royal, il est assassiné. Sa tête est promenée au bout d'une pique, avec celle de Launay, le gouverneur de la Bastille.

On associe généralement le 14 juillet 1789 à la fête nationale de la France. En réalité, la fête nationale française commémore plutôt la réunion des gardes nationales le 14 juillet 1790 lors de la Fête de la Fédération au Champ de Mars, symbole de l'union nationale autour du roi.

Constatant l'évidence et tenant à sauver la face, Louis XVI cède à la pression parisienne et vient en personne le lendemain annoncer à l'assemblée le retrait des troupes qui encerclaient Paris. Il rappelle Necker ainsi que tous les ministres renvoyés.

Nouvelles institutions parisiennes

À l'Hôtel de Ville de Paris, tous les membres de l'ancienne administration ayant pris la fuite, Jean Sylvain Bailly est nommé par acclamation « Maire de Paris ». La Fayette est nommé Commandant Général de la Garde nationale. Une nouvelle organisation municipale allait se mettre en place. Louis XVI reconnaît celle-ci en se rendant à Paris le 17 juillet. À cette occasion, Bailly lui remet la cocarde bleue et rouge aux couleurs de la ville de Paris que Louis XVI fixa sur son chapeau, associant ainsi ces couleurs au blanc de la monarchie.

Premières conséquences (été 1789)

Ces événements déclenchèrent la première émigration. Louis XVI craignant pour son jeune frère, le comte d'Artois, que le peuple rendait responsable de tous ses maux, lui enjoignit de se retirer hors du royaume. Il partit dans la nuit du 16 au 17 muni d'un passeport délivré par Lafayette. Accompagné de son entourage il se dirigea vers Valenciennes puis Bruxelles pour ensuite rejoindre Turin à la mi-septembre. Suivirent les grands du royaume, comme le prince de Condé, le duc de Polignac, le duc d'Enghien. Leurs destinations furent l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Allemagne. Tous pensaient être revenus dans les trois mois.

Malgré la Garde nationale, les violences n'étaient pas terminées. Foulon, ministre éphémère des finances et Berthier, intendant de Paris, furent arrêtés par le peuple. Ramenés à Paris le 22 juillet, humiliés par la foule, ils furent massacrés à leur arrivée à l'Hôtel de Ville. Ils étaient accusés d'avoir accaparé les grains et d'avoir voulu affamer le peuple.

En province, à partir du 20 juillet 1789, les rumeurs de complot aristocratique se faisant de plus en plus insistantes, les paysans s'armèrent et incendièrent plusieurs châteaux seigneuriaux dans un mouvement appelé Grande peur. Ils brûlèrent également les titres seigneuriaux qui établissaient la domination économique et sociale de leurs propriétaires. Le mouvement s'apaisa le 6 août 1789 après que le clergé et la noblesse ont décidé d'abolir leurs privilèges durant la nuit du 4 août 1789. C'était la fin de la féodalité, l'abolition des trois ordres et de leurs particularités (notamment fiscale, militaire et judiciaire), mais aussi l'unification du territoire national (jusqu'alors, chaque commune, paroisse, province avait ses propres privilèges). La nuit du 4 août inaugure une nouvelle société d’où est exclu le privilège, forme ancienne des libertés, et où l’égalité juridique sera la règle et le cadre de la liberté nouvelle. Toutefois les députés se ravisent les jours suivants. Les droits résultant d’un « contrat » passé entre le propriétaire du sol et l’exploitant direct (cens, champart, rentes) subsistent mais peuvent être rachetés. Ainsi seuls peuvent se libérer totalement les paysans les plus riches. La désillusion sera grande dans les campagnes et les troubles vont perdurer jusqu’en 1792.

Paris de nouveau capitale

Les difficultés d'approvisionnement en pain et le refus de Louis XVI de sanctionner la déclaration et les décrets du 4 août, sont à l'origine du mécontentement du peuple de Paris lors des journées du 5-6 octobre 1789. Une marche de femmes ramène la famille royale à Paris, laissant à Versailles le symbole de l'absolutisme. Les gardes du corps du roi sont tués, leur tête est accrochée au bout d'une pique. Désormais le roi et l'Assemblée siègent à Paris, surveillés par la population et menacés par l'émeute.

Pour résoudre la crise financière, on confisqua les biens du clergé par des lois du 2 novembre 1789, 13 février 1790 et 19 avril 1790. La même année, les assignats, forme de papier-monnaie, furent introduits. Vu l’urgence, la Constituante fait de ces « domaines nationaux » la garantie d’un papier que ses détenteurs pourront échanger contre de la terre, les assignats, utilisés d’abord comme bons du Trésor, puis recevant cours forcé en avril 1790 pour devenir une véritable monnaie. On émet ainsi pour 400 millions d’assignats : c’est le début d’une véritable fuite en avant.

L'œuvre politique de la Constituante (1790-1791)

C'est l'Assemblée constituante, en majorité constituée de bourgeois et de nobles, qui mène la plus grande partie des réformes, détruisant les institutions de l'Ancien Régime :

Ainsi, le Pays devient plus facile à gouverner, est plus unifié et connait une meilleure gestion des impôts.

Dès le 11 août 1789, la dîme, impôt exigé par l'Eglise en échange des services qu'elle offrait à la population (distribution des sacrements, écoles, hôpitaux ...) est supprimée. Le 2 novembre de la même année, les députés font saisir le patrimoine ecclésiastique. Le 23 février 1790, l'Assemblée décide que les décrets doivent être lus par le clergé au cours des offices. Le 17 mars, les biens de l'Eglise sont nationalisés et mis en vente. La Constitution civile du clergé fut adoptée le 12 juillet 1790 et ratifiée par le roi à contrecœur le 26 décembre 1790, transformant les membres du clergé en fonctionnaires salariés par l'Etat. Les membres du clergé séculier seront désormais élus : le pouvoir pontifical est alors transgressé. Réveillant des forces les plus hostiles à l’Église, elle va transformer en adversaires de la révolution des prêtres qui avaient contribué à son succès avec une bonne partie de leurs ouailles. La Constituante a divisé la population en deux camps antagonistes.

Le texte impose, en autres, l’élection des évêques et des curés par tous les électeurs, quelle que soit leur appartenance religieuse. Mieux, l’Assemblée décrète, le 27 novembre, que tous les ecclésiastiques-fonctionnaires vont devoir prêter le serment d’être fidèles à la Nation, à la loi et au roi, faute de quoi ils seront déposés. On comptera environ 45 % d’ ecclésiastiques non jureurs ou réfractaires. Le drame de 1792-1793 est en germe. Dès mars 1791, le pape Pie VI condamne toutes ces réformes visant l'Eglise de France.

Le 14 juillet 1790, un an après la prise de la Bastille, la fête de la fédération est célébrée sur le Champ-de-Mars. Le Marquis de la Fayette assiste à la cérémonie aux côtés du roi et de la reine. Il s'agit d'un moment d'union nationale : le roi prête serment à la Constitution fraîchement établie et sa personne est applaudie par la foule.

L'Assemblée législative et la chute de la monarchie (1791 - 1792)

Après la ratification de la constitution, l'Assemblée législative remplace l'assemblée constituante (1er octobre 1791). Un petit groupe de fidèles de la famille royale tenta d'organiser la fuite du roi et de sa famille pour rejoindre les nobles en exil, mais l'impréparation de l'évasion provoqua la fin de l'équipée le 21 juin 1791 à Varennes-en-Argonne et le retour aux Tuileries sous bonne escorte. Louis XVI accepta à contrecœur la constitution de septembre 1791, qui faisait de la France une monarchie constitutionnelle. Le roi dut partager ses pouvoirs avec l'Assemblée législative (succédant à l'Assemblée constituante, chargée de mettre au point la constitution), mais il conservait son droit de véto royal et le choix des ministres.

Le 17 juillet, les Parisiens se réunissent au Champ de Mars, pour demander la déchéance du Roi et l'instauration d'une république. Jean Sylvain Bailly, le maire de Paris, fait tirer la troupe sur les manifestants.

Le 9 novembre 1791, l'assemblée législative édite un décret contraignant les nobles émigrés à revenir en France dans un délai de deux mois. Faute de quoi, leurs propriétés seront confisquées.

De nouvelles factions émergèrent comme les Feuillants (monarchistes constitutionnels), les Girondins (républicains libéraux) et les Jacobins (révolutionnaires radicaux). Le roi, les Feuillants et les Girondins voulaient la guerre pour des raisons diverses. Louis XVI souhaitait gagner en popularité ou être battu : chaque issue l'aurait renforcé. Les Girondins, quant à eux, espéraient exporter la Révolution dans toute l'Europe.

La France déclara la guerre à l'Autriche (20 avril 1792) et la Prusse se rangea aux côtés des Autrichiens quelques semaines plus tard. Les Guerres révolutionnaires françaises avaient commencé ; elles dureront 23 ans (1792-1815). On déclara « la Nation en danger ».

La Commune de Paris (1792)

Article détaillé : Commune de Paris (1792)

Le manifeste de Brunswick ne fit qu'augmenter la défiance du peuple envers Louis XVI. Les républicains prirent de plus en plus d'influences auprès du peuple. Le 10 août 1792, une manifestation de sans-culottes et de fédérés prit d'assaut le Palais des Tuileries, massacre les gardes suisses et arrête le roi. Un mois plus tard, les émeutiers exécutent les détenus des prisons parisiennes : ces massacres de septembre inaugurent la première phase de la Terreur.

La bataille de Valmy entre Français et Prussiens (20 septembre 1792) fut le premier engagement militaire remporté par l'armée révolutionnaire, et une surprise pour les prussiens, qui pensaient affronter une bande désorganisée par les troubles politiques et l'émigration des cadres militaires (nobles). Or l'armée française, en particulier l'artillerie, tint bon, et les Prussiens durent se replier. Il y eut peu de pertes de part et d'autre, mais un retentissement psychologique considérable.

Le 21 septembre 1792, la monarchie fut abolie et la république proclamée. Cette date fut le point de départ du Calendrier républicain.

En pleine guerre civile, l'élection de la Convention nationale au suffrage universel masculin, ne réunit que 700 000 votants sur 7 500 000 électeurs, soit un taux d'abstention de 90%.

La Convention (1792 - 26 septembre 1795)

Article détaillé : Convention nationale

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Maximilien de Robespierre

La Convention est l'assemblée qui remplace l'Assemblée législative après la chute de la monarchie, le 21 septembre 1792. Elle est d'abord dominée par les Girondins (députés modérés) jusqu'en mai-juin 1793, puis par les Montagnards (qui cèdent à la pression des sans-culottes) jusqu'en juillet 1794, enfin par les Thermidoriens (qui ont éliminé Robespierre et ses partisans).

Dans la nouvelle république, le pouvoir législatif appartenait à la Convention nationale, tandis que le Comité de salut public, dirigé par Maximilien de Robespierre détenait le pouvoir exécutif. Les Girondins étaient majoritaires dans ces deux instances.

Le 21 janvier 1793 Louis XVI est condamné à mort pour « conspiration contre la liberté publique et la sûreté générale de l'État » par 387 voix contre 334. Son exécution entraîne l'extension de la guerre, à laquelle se joignent divers royaumes européens.

Le Comité de salut public proclama le règne de la Terreur (1793-1794). Pendant cette période, plus de 16 500 personnes furent exécutées. Sous la dictature de Robespierre, 500 000 Français furent emprisonnés et 300 000 assignés à résidence. Tout soupçon d'idée contre-révolutionnaire pouvait mener à l'échafaud. Cet événement est comparable par le processus de dénonciation à la révolution culturelle chinoise ; cependant, l'ampleur en fut infiniment moindre (la Révolution culturelle ayant causé la mort de millions de personnes). C'est pendant cette période qu'apparurent les mots terroriste et terreur pour désigner le comportement de l'État.

En 1794, les exécutions des Jacobins ultraradicaux et modérés coupèrent Robespierre de son soutien populaire. Le 9 thermidor an II ([[27 juillet

Le Directoire (4 Vendémiaire an IV - 18 Brumaire an VIII)

Article détaillé : Directoire

Pour la première fois en France, le pouvoir législatif repose sur un parlement bicaméral :

Le pouvoir exécutif est un directoire de 5 personnes nommées par le conseil des Anciens sur une liste fournie par le Conseil des Cinq-Cents.

Le Directoire prend fin par le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte qui déclare « Citoyens, la révolution est fixée aux principes qui l'ont commencée, elle est finie ». Le Consulat est mis en place, un régime autoritaire dirigé par trois consuls, dont seul le premier détient réellement le pouvoir : la France entame une nouvelle période de son histoire en s'apprêtant à confier son destin à un empereur.
Note : pour certains historiens, le Consulat est la dernière phase de la Révolution française. Pour d'autres, il forme, avec le Premier Empire, une nouvelle étape de l'histoire de France.

Depuis 180 ans la France a connu quinze constitutions depuis les premières de 1791 et de 1793. Sous l'influence de Condorcet, la Convention adopta le projet de constitution de 1793 de République des citoyens, tout en repoussant sa mise en œuvre à des périodes plus stables.

Curiosité

Une anagramme de

REVOLUTION FRANCAISE

est

UN VETO CORSE LA FINIRA

ce qui n'est guère éloigné de ce qui se passa réellement, Napoléon mettant fin quelque temps après son coup d'État du 18 Brumaire à plusieurs dispositions prises par celle-ci : abolition de l'esclavage, calendrier révolutionnaire, etc. Toutefois la question de Napoléon finissant la révolution ou pérennisant une partie de son œuvre reste ouverte pour les historiens.

Voir aussi

Liens externes

Site de l'Institut d'Histoire de la Révolution française de l'Université de Paris I (Directeur : Jean-Clément MARTIN, Webmestre : Elie ALLOUCHE):

Site bibliographie d'Elie ALLOUCHE :

Bibliographie

La Révolution française
Précédée par :
Dynastie de Bourbon
Histoire de France Lui succède :
Consulat et Premier Empire


Philosophie des Lumières

D'Alembert · Pierre Bayle · Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen · Denis Diderot · Encyclopédie · Franc-maçonnerie · D'Holbach · Kant · Locke · Montesquieu · Rationalisme · Révolution française · Jean-Jacques Rousseau · Tolérance · Voltaire

Bibliographie de base (extraite du Site bibliographique d'Elie Allouche, avec l'autorisation de son auteur)


Pour se familiariser avec la période :

· BERTAUD J.P., Initiation à la Révolution française, Perrin, Paris, 1989 - BERTAUD J.P., Le Consulat et l'Empire, Colin Cursus, 1989, 159 p. - GODECHOT J., La Révolution française, chronologie commentée 1787-1799, Perrin, 1988

A signaler un ouvrage d'initiation à paraître en 2005 : Elie ALLOUCHE, 99 questions sur la Révolution française, Montpellier, CRDP du Languedoc-Roussillon

Quelques instruments de travail indispensables :

· SURATTEAU J.-R. dir., Dictionnaire historique de la Révolution française, P.U.F., Paris, 1989

· FURET F. & OZOUF M. (dir.), Dictionnaire critique de la Révolution française, Flammarion, Paris, 1988 (existe heureusement en poche, collection Champs, 1992 avec compléments) · J. TULARD et al., Histoire et dictionnaire de la Révolution française, coll. Bouquins, Laffont, Paris, 1987 (un peu sommaire et polémique mais peut rendre des services) - TULARD J., Dictionnaire Napoléon, Fayard, 1987, rééd. en deux volumes et format souple plus commode, 1999

Pour les grandes problématiques: · JESSENNE J.-P. , Histoire de la France: Révolution et Empire: 1783-1815, Hachette, Paris, 1993 - MARTIN J.C., La France en Révolution, Belin sup, 1990 (réédité en 2004 sous le titre : La Révolution française, une histoire sociopolitique) - BIARD M. et DUPUY P., La Révolution française - Dynamiques, influences, débats - 1787-1804, Armand Colin, 2004


Volumes de la Nouvelle Histoire de la France contemporaine au Seuil :

· BOULOISEAU M., La République jacobine (10 août 1792-9 thermidor an II), Seuil, Paris, 1972 · VOVELLE M., La Chute de la monarchie (1787-1792), Seuil, Paris, 1972 · WORONOFF D. , La République bourgeoise de thermidor à brumaire (1794-1799), Seuil, Paris, 1972.

Autres ouvrages de référence :

· FURET F. , Histoire de France, t. III: La Révolution: 1780-1880, Hachette, Paris, 1989 · GODECHOT J. , Les Révolutions, 1770-1799, coll. Nouvelle Clio, P.U.F., Paris, 1986 · LEFEBVRE G. , La Révolution française, 7e éd., P.U.F., Paris, 1989 Pour les aspects historiographiques lire d'abord l'article de J.C.Martin « La Révolution française, historiographie » dans l'Encyclopédie Universalis, puis les premières pages du Dictionnaire historique..., aux P.U.F., déjà cité.

See also: Révolution française, 10 août, 12 juillet, 13 février, 14 juillet, 1788