René Girard

René Girard est professeur de littérature comparée à l'Université de Stanford, États-Unis. Il est surtout connu pour ses théories qui font du mimétisme l'origine des mythes et de toute culture, comme interface entre la violence et la paix. Il se définit lui-même comme un philosophe catholique, et fait un lien très fort entre ses théories et sa foi.

Sommaire

Biographie

Il est né à Avignon, France, le 25 décembre 1923. De 1943 à 1947, il étudie à l'École des Chartes à Paris, une institution pour la formation d'archivistes et d'historiens, où il se spécialise en histoire médiévale. En 1947, il part pour les États-Unis, où il obtient une bourse universitaire à l'Université d'Indiana. Il effectuera la totalité de sa carrière aux États-Unis. Il obtient un doctorat d'histoire à l'Université d'Indiana en 1950 et il commence à enseigner la littérature, le domaine qui lui donnera sa réputation. Il enseigne à l'Université de Duke et à Bryn Mawr avant de devenir professeur à l'université Johns Hopkins à Baltimore.

En 1971, il rejoint l'Université d'État de New York à Buffalo, où il reste pendant 5 ans, puis retourne à Johns Hopkins, et ensuite finit sa carrière académique à Stanford où il enseigne de 1981 à sa retraite en 1995. René Girard est le premier professeur Andrew B. Hammond de langue, littérature et civilisation françaises à l'Université de Stanford.

Le 17 mars 2005, René Girard est élu à l'Académie française, au fauteuil 37, succédant au Révérend Père Carré, décédé le 15 janvier 2004. Sa réception officielle sous la Coupole devant normalement intervenir quelques mois plus tard.

Sa pensée

Ses ouvrages les plus connus sont La Violence et le sacré qui expose les relations entre les mythes et la violence, et Des choses cachées depuis la fondation du monde, où il développe la relation particulière entre le « mythe chrétien », la violence et le développement de notre civilisation. Pour cet ouvrage, il a été accusé par certains de tout ramener au christianisme, par d'autres d'être « anti-chrétien ».

- Cette théorie du désir peut être appliquée au complexe d'Œdipe : l’enfant ne désire pas tant sa mère que d’imiter son père.
- Ce désir métaphysique d’être l’Autre comporte une certaine haine de soi.
- La société exorcise cette menace de violence par le sacrifice. Elle ne peut exister que par la référence à un ennemi commun, à une victime unificatrice, à un bouc émissaire. Ce n'est donc pas le père qui est mis à mort (comme l'affirme Totem et tabou), mais une victime unificatrice.
- Ainsi, le mécanisme d’engendrement du social n’est ni économique (Marx), ni sexuel (Freud), mais religieux (Durkheim).

Récompenses

Articles connexes

Bibliographie

Œuvres de René Girard

Études sur René Girard

Liens externes

See also: René Girard, 10 mai, 15 janvier, 17 mars, 1923, 1961, 1963, 1972, 1976, 1978