Réincarnation

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La réincarnation ou métempsycose (du grec « migration des âmes ») est la croyance en une évolution de l'âme qui ne peut se concevoir qu'au travers d'incarnations successives. Les lois de la destinée et du karma gouvernent ce processus.

Ce n'est pas une preuve, mais des gens « simples », tout comme des gens très cultivés, en passant par des célébrités de tous les types d'activités, depuis de nombreux siècles, dans le monde entier, et pas seulement l'Asie, croient à des degrés divers et selon des conceptions diverses à la réincarnation.

Sommaire

Dans la Grèce antique

Pythagore croyait à la réincarnation et enseignait l'évolution de l'âme dans son école. Il prétendait être la réincarnation d'Euphorbe, combattant lors de la guerre de Troie.

On retrouve là l'apport de la philosophie grecque à la conscience moderne, berceau de l'individualité. Dans d'autres cultures, l'individu peut se reconnaitre en tant qu'élément constitutif d'une communauté (animal totémique, patriarche fondateur), mais ce n'est qu'en occident qu'une personne ne se réfère qu'à elle-même et à sa propre histoire qui se déroulerait au travers des ages. La croyance en la réincarnation garde les traces de cette difficulté à transposer la notion traditionnelle d'une communauté qui se perpétue par delà le temps au travers de ses membres, à une notion d'entité individuelle mais multiple au travers de ses réincarnations successives.

Dans la culture chrétienne

La réincarnation ne fait pas partie de la doctrine des principales églises chrétiennes. Toutefois, des groupes minoritaires font référence aux évangiles pour fonder leur croyance en la réïncarnation. Par exemple, Jean-Baptiste répond aux prêtres et aux lévites qui lui posent une question : « Es-tu Élie? » Et lui : « Je ne le suis pas » (Jn 1,21)


La réincarnation et l'Eglise

La croyance en la réincarnation était prêchée et partagée par plusieurs des Pères de l'Eglise, et cela jusqu'au sixième siècle. L'un des plus grands penseurs de l’Eglise primitive, Origène (185-254), pensait que les âmes parcouraient des mondes très différents et que si l’étape terrestre impliquait une incarnation, il n’en était pas de même des autres univers. Il fut pourtant accusé à tort de croire en la réincarnation, car certaines de ses phrases pouvaient prêter à confusion : « Quant à savoir pourquoi l'âme humaine obéit tantôt au mal, tantôt au bien, il faut en chercher la cause dans une naissance antérieure à la naissance corporelle actuelle. » Origène fut réhabilité sur ce point par le Concile de Constantinople en 553. Par contre la condamnation de l’origénisme et de la « transmigration des âmes » par ce même concile eut pour conséquence de semer le trouble dans les esprits et de faire croire à tort que la condamnation de la réincarnation par un concile est quelque chose d’acquis. Depuis lors, la réincarnation ne fait plus partie du champ d’investigation des théologiens catholiques. Jean-Paul II a d’ailleurs clairement exprimé son opposition à cette doctrine durant son pontificat. Sans croire à la réincarnation, les chrétiens d’orient sont attachés à la notion d’engendrement spirituel. Selon cette croyance, quelqu’un peut, à un moment de sa vie, intégrer en lui les qualités spirituelles d’une autre personne (généralement un saint), que cette dernière soit vivante ou morte.

Dans la culture hindoue

Le mahatma Gandhi peu avant sa mort présida une commission qui étudia le cas précis de réincarnation d'une jeune fille et conclut à la réalité de sa réincarnation.

Dans le bouddhisme

La réincarnation est une des caractéristiques les plus connues des thèmes du bouddhisme. Schématiquement, l'âme impersonnelle migrera de corps en corps (le samsâra, le cycle des renaissances), cherchant à chaque incarnation à progresser vers la délivrance, le nirvana. Cependant, cette croyance est à prendre avec une certaine relativité comme l'explique Serge-Christophe Kolm dans son livre Le Bonheur-liberté (PUF, 1982) : il distingue le niveau de croyance populaire dans lequel la réincarnation est tenue pour une réalité du monde physique alors que les niveaux plus élevés du bouddhisme, le bouddhisme profond, donne à ce concept seulement un sens de parabole, une façon imagée et simplifiée de définir un concept trop complexe pour être délivré aux fidèles inaptes à le comprendre. La réincarnation ne doit donc plus être considérer comme une réalité objective mais comme une transcendance spirituelle.

A l'époque contemporaine

La conception occidentale de la réincarnation est une évolution de l’idée antique et orientale. La réincarnation est limitée aux seuls corps humains et non pas aux autres formes de vie, animaux, insectes. Aussi, alors que l’hindouisme et le bouddhisme considèrent la réincarnation comme une catastrophe – le but de la vie étant de se libérer du cycle des existences dans les deux cas – beaucoup d’Occidentaux croient que la réincarnation est désirable.

A la fin du XIXe siècle, la croyance en la réincarnation est venue en Occident par la découverte des anciennes religions orientales au travers de des groupes essentiellement ésotériques , par exemple les adeptes de la Théosophie de madame Helena Petrovna Blavatsky.

Une réflexion « scientifique » sur la réincarnation fut animée aux USA jusqu'en 2002 (année de ses 82 ans) par le Canadien Ian STEVENSON dont on a dit qu'il était soit un grand mystificateur, soit le Galilée du XXe siècle. Les conclusions officielles de Ivan Stevenson sont extrêmement prudentes.

Avec les nouvelles philosophies du New Age et les recherches spirituelles de la fin du XXe siècle, un certain charlatanisme s'est emparée du concept de réincarnation, l'exploitant à des fins commerciales ou médiatiques dont le couturier français Paco Rabanne est le plus bel exemple.

La Reincarnation et le New Age

(nota bene:excusez le manque d'accents. Si quelqu'un peut les ajouter merci)

Il y a beaucoup de gens de nos jours qui pensent se souvenir de leurs vies antérieures et qui pensent pouvoir utiliser les informations ainsi acquises pour améliorer leur vie courante ; en fait ce type de savoir est tout à fait central à la foi New Age.

Ils se voient à des époques différentes de l’histoire humaine avec d’autres gens qu’ils reconnaissent ou ne reconnaissent pas. La plupart de ceux qui ont vécu cette expérience de mémoire sont certains de la véracité de leur souvenirs.

Comme ce type de souvenirs est en dehors des canons de la science occidentale il est possible que ce type de révélation crée une tension avec le monde avoisinant ; ce qui fait que les gens font attention en qui ils se confient.

Les croyances du Nouvel Age ne sont pas incompatibles avec la réincarnation ; au contraire ils sont d’accord avec les Bouddhistes et les Hindous et aussi avec les Chrétiens jusqu’au Concile de Nice dans les années 560.

L’explication des spiritualistes Nouvelle Êre est que nous sommes tous des fragments du divin de passage dans la troisième dimension (ici) et que notre but est de retourner pour “informer” le divin.

Le “voyage” ou parcours contient beaucoup d’incarnations, des centaines ou des milliers suivant si l’on compte un individu comme une âme complète ou plutôt comme un huitième d’une âme, les autres sept huitièmes étant les âmes soeurs.

Le but et l’intérêt de se souvenir est que cela renforce la connaissance du but total de notre existence et que cela réindique la raison de notre depart du Divin ; chaque âme ayant une mission originelle et globale qui lui est propre ; ce qui fait que l’on devient plus à même de servir l’humanité et le Divin.

Si on ne se souvient pas de ces vies automatiquement on peut toujours avoir recours a des thérapeutes qui se spécialisent dans la lecture de vies antérieures. Certains utilisent l’hypnose mais beaucoup sont simplement clairvoyants. Au bout du compte tout ca peut être vu avec une grande relaxation qu’elle vienne de l’hypnose ou autrement.

See also: Réincarnation, Bouddhisme, Croyance, Euphorbe, Grèce antique, Guerre de Troie, Helena Blavatsky