Réfutabilité
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Description du concept
La réfutabilité est un concept important de l'épistémologie. Une affirmation est réfutable s'il est possible de consigner une observation, ou de mener une expérience qui démontre que l'affirmation est fausse.
- Par exemple, l'affirmation que « toutes les corneilles sont noires » pourrait être réfutée en observant une corneille blanche.
- Une proposition réfutable est donc réputée scientifique, tant que l'observation qui permet de la réfuter n'a pas été faite.
- En revanche, une proposition non-réfutable est considérée comme non-scientifique.
Histoire
Le concept est né dans les années 30, du travail de Karl Popper et Ernest Gellner. L'école de pensée qui souligne l'importance de la réfutabilité en tant que principe philosophique est connu sous le nom de falsificationnisme, de l'anglais « falsification », mot employé par Popper pour désigner son concept. « Falsification » ici est un faux ami car en anglais comme en français il signifie cacher la vraie nature des choses ou la contrefaire, mais n'exprime pas la capacité à la juger ou à la remettre en cause. La bonne traduction du concept décrit ci-dessus est donc « réfutation » ou « réfutabilité ». Il est a noter que ce dernier terme a été adopté par Popper lui-même pour traduire en français le mot anglais.
Les problèmes liés à l'application naïve de la réfutabilité ont été exposés par Thomas Kuhn, et traités par Imre Lakatos. On peut trouver un exposé d'ensemble de cette dialectique par exemple chez Alan Chalmers (« What is this thing called Science? »).
Réfutabilité naïve
Popper remarque que deux types de propositions ont une valeur scientifique particulière. Le premier est basé sur l'observation, tel que : « ceci est un cygne blanc ». Les logiciens parlent de proposition existentielle particulière, puisqu'elle affirme l'existence d'une chose particulière, unique. On peut présenter cette affirmation ainsi :Les logiciens appellent cela une proposition universelle. Les lois scientifiques sont couramment de cette forme. La question de méthode est la suivante : à partir de quand passe-t-on d'un ensemble d'observations à une loi ?
