Raphaël (peintre)
Raffaello.jpg
Raphaël
Raffaello Sanzio, plus connu sous le nom de Raphaël (Raffaello), était un peintre et architecte italien de la Renaissance, né le 6 avril 1483 (*) à Urbino, mort le 6 avril 1520 (*) à Rome.
(*) Équivalence des dates dans le calendrier julien, en usage jusqu'en 1582 en Italie : 28 mars 1483 et 27 mars 1520. Il était le fils du peintre Giovanni Santi.
Autres appellations : Raffaello Santi, Raffaello da Urbino, Raffaello Sanzio de Urbino.
| Sommaire |
Biographie
Presentacion_en_el_Templo.jpg
Sa formation nous est mal connue, il a certainement appris les bases de son art auprès de son père Giovanni Santi, et à quinze ans, il exécute déjà son autoportrait. Cependant, l'influence de son père fut vite délaissée, au profit de celle du peintre le plus célèbre d'alors, Pietro Vannucci, plus connu sous le nom Pérugin auprès duquel, Raphaël alla étudier à Pérouse, vers 1499-1500.
Il s'imprégna de la manière de procéder de son maître, de ses codes de lecture des corps, des attitudes de ses modèles. Maîtrisant rapidement son style, très vite Raphaël s'affirma, imposa par la volupté à travers la couleur et donna à ses personnages une « grâce élégiaque ». Son premier chef-d'œuvre daté fut Le mariage de la Vierge en 1504.
Galatea.jpg
Mais, en découvrant les œuvres de Michel-Ange et de Léonard de Vinci, il partit étudier à Florence de 1504 à 1508 dans le but d'assimiler les techniques de Léonard de Vinci (sfumato), de Michel-Ange, de Fra Bartolomeo, mais aussi de Bernardino di Betto (Il Pinturicchio). Il parvint à une étonnante synthèse de l'art de ses maîtres, et créa sa propre mythologie à travers la femme madone, figure récurrente de ses modèles, dont le plus parfait exemple est La Belle jardinière (1507).
Reconnu de son vivant pour son génie, il voyage en Italie du Nord, puis s'installe à Rome en 1509. Il est introduit par Bramante à la cour de Jules II pour décorer les chambres du Vatican. Il réalise également des retables d'autel, des madones (La Vierge à la chaise, 1514) et des portraits (Balthasar Castiglione, 1514-1515).
En 1514, il succède à Bramante au poste d'architecte de la basilique Saint-Pierre, il dessine alors les plans de nombreux édifices à Rome et à Florence.
Succès
Raphaël a longtemps été considéré comme le plus grand peintre qui ait jamais existé, et on le tient toujours pour l'artiste en qui la peinture aurait trouvé son expression achevée. Ce mythe de Raphaël apparaît du vivant de l'artiste, et sa mort précoce, mettant fin brutalement à une activité marquée par la précocité, lui donne une singulière ampleur. Son art fait de mesure, de grâce et d'harmonie a profondément influencé la peinture occidentale jusqu'au XIXe siècle.
Casanova disait qu'«aucun peintre n'a surpassé Raphaël dans la beauté des figures.» Delacroix affirmait que le simple nom de Raphaël «rappelle à l'esprit tout ce qu'il y a de plus élevé dans la peinture».
Après trois siècles, la gloire de Raphaël s'estompe avec l'entrée en scène de tendances critiques et artistiques nouvelles, représentées notamment par les impressionnistes et les fauves.
Principales œuvres de Raphaël
Saint_george_raphael.jpg
- Baltazar Castiglione, vers 1514-15, [(musée du Louvre]], (Paris).
- Madone aux œillets, merveille de délicatesse, achetée par la National Gallery de Londres, grâce à une souscription nationale.
- Madonne à l'Enfant couronnée par les saints, vers 1504, 172.4 x 172.4 cm, Metropolitan Museum of Art, New York.
- cartons des tapisseries de la chapelle Sixtine, sur la demande de Léon X (1515), Victoria and Albert Museum, Londres.
- Jeune Dame à la licorne
- Donna Velata, (femme voilée), portrait, ultime tableau de Raphaël, dont le regard et l'attitude font penser à la Joconde
- Sainte Catherine d'Alexandrie
- Saint Georges combattant le Dragon, (1504-06), 8.5 x 21.5 cm, National Gallery of Art, Washington D.C.
- Bindo Altoviti, vers 1515, 60 x 44 cm, National Gallery of Art, Washington D.C.
- Alba Madonna, vers 1510, diamètre : 94.5 cm, National Gallery of Art, Washington D.C.
- Saint Georges combattant le Dragon, 1505, 30 x 26 cm, Musée du Louvre, Paris.
- La sainte famille, 1505-06, Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.
- Saint Jérôme punissant les Sabines hérétiques, 1503, 25.7 x 41.9 cm., North Carolina Museum of Art.
- Mariage de la Vierge, 1504
- La donna muta (La femme muette), 1507
- La vierge à la chaise 1515/1516
- la Belle Jardinière, Musée du louvre 1507/1508
Bibliographie
- Daniel Arasse, Christophe Castandet et Stéphane Guégan, Les Visions de Raphaël, Editions Liana Levi, Paris, 2004.
- Paul Joannides, Raphaël et son temps, aux Editions Réunion des musées nationaux, 2002.
- Konrad Oberhubuer, Raphaël, Editions du Regard, Paris, 1999.
- Dominique Cordelier et Bernadette Py, Raphaël, son atelier, ses copistes, en collaboration avec le Musée du Louvre et le département des arts graphiques du Musée d'Orsay, Editions Réunion des musées nationaux, Paris, 1992.
- Nello Ponente, Raphaël, Flammarion, Paris, 1990.
- Henri Focillon, Raphaël, Editions Presses Pocket, préface de Pierre Rosenberg, Paris, 1990.
- Giorgio Vasari, Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, volume 5, Raphaël, Léonard et Giorgione, Edition Berger-Levrault, Paris, 1983.
Expositions
- Une centaine d'œuvres exposées à la National Gallery de Londres, (2004).
- « Raphaël et son temps » à Lille (été 2003)
- « Raphaël, grâce et beauté », au Palais du Luxembourg, Paris, (2002).
- « Raphaël » au J.Paul Getty Museum, J. Paul Getty Museum, Los Angeles (octobre 2000 / janvier 2001).
- « Raphaël et son cercle », au Musée Condé, Chantilly, (1997).
|
Cet article fait partie de la série Peinture | ||||
|---|---|---|---|---|---|
|
| ||||
| Participez au projet Histoire de l'art | |||||
