Propagande
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La propagande est une campagne de communication visant à changer la perception d'événements, de personnes (propagande politique, propagande militaire) ou de produits (publicité). On pourrait aussi dire, d'une manière plus générale, que la propagande c'est l'art de propager de l'information, faussée ou non, au moyen de diverses techniques, le plus souvent sur une grande échelle. La propagande utilise largement les émotions pour maximiser l'efficacité de ses messages, le raisonnement et la vérité pouvant être ignorés, voire niés. Plus souvent qu'autrement, elle essaie d'endormir notre esprit critique.
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Histoire du terme propagande
En latin (médiéval), propaganda est l'adjectif verbal du verbe « propager » désignant les choses à propager (à rapprocher par exemple du delenda de l'expression delenda est Carthago).
En 1622, peu de temps après le début de la Guerre de Trente Ans, le pape Grégoire XV fonda la Congregatio de Propaganda Fide (« Congrégation pour la propagation de la foi »), un comité de cardinaux chargé d'observer la propagation du christianisme par les missionnaires envoyés dans les pays non-chrétiens. À l'origine le terme n'évoquait pas la propagation d'une information déformée. Antérieurement et notamment lorsque la personnalisation est forte on utilise le terme « gloire ».
Le sens politique moderne date de la Première Guerre mondiale, il est généralement péjoratif mais pas toujours (par exemple, c'est le terme officiel pour les programmes et profession de foi dans les opérations pré-électorales).
Types de propagandes
La propagande partage beaucoup de techniques avec la publicité ; en fait, on peut dire que la publicité se sert des techniques de propagande pour favoriser un produit commercial, inversement que la propagande se sert de la publicité pour se propager, entre autres moyens. Cependant, la propagande est habituellement politique (nationaliste, militariste, etc.), et ne connait pas de limites. Elle peut prendre toutes les formes : prospectus, affiches, émissions de TV ou de radio, porte-à-porte, Internet, etc. Elle peut aussi être insidieuse, cachée, passer sans se faire remarquer, sans qu'on y prête attention.
Dans le langage commun, la propagande se rapporte à l'information délibérément fausse (au moins par omission) ou fallacieuse soutenant une cause politique ou les intérêts de puissants.
Les propagandistes cherchent à changer la façon dont les gens comprennent un but ou une situation, afin de modifier leurs actions et espérances de manière souhaitable au groupe intéressé. La propagande fonctionne parallèlement à la censure, pour laquelle le même but est réalisé en filtrant les messages de façon à ne laisser passer que les éléments favorables à l'interprétation voulue (au lieu d'imprégner les esprits avec une information, comme le fait la propagande) : censure et propagande sont utilisés dans les mêmes contextes (guerre, notamment) et la censure d'une part crée un besoin que la propagande s'empresse de combler, tandis que la propagande passe mieux en l'absence d'éléments contraires.
Ce qui distingue la propagande des autres formes de recommandation est la volonté du propagandiste de changer de la compréhension des personnes par diversion ou confusion au lieu de persuader et d'expliquer.
Les chefs d'un groupe peuvent savoir que l'information est subjective ou fausse mais ceci peut-être l'inverse pour les membres du groupe qui aident à disséminer la propagande.
La propagande est une arme puissante pendant une guerre. Dans ce cas-ci, son but est habituellement de déshumaniser l'ennemi et de susciter la haine contre un certain groupe. La technique doit créer une fausse image dans l'esprit. Ceci peut être fait en employant des mots spéciaux, d'omettre certains mots ou en « révélant » que l'ennemi est responsable de certaines choses qu'il n'a jamais commises. Dans chaque guerre de propagande deux choses sont nécessaires : injustice et flou. Le flou ou l'injustice peuvent être factices ou basés sur des faits, mais le but est de toujours créer la haine.
La propagande est également une des méthodes employées en guerre psychologique. Plus en conformité avec les racines religieuses du terme, les activistes anti-cultes accusent les chefs des cultes d'employer la propagande intensivement pour recruter leurs ouailles et les garder.
Exemples de propagande politique :
- La propagande anglaise contre l'Allemagne pendant la Première Guerre mondiale, voir le RMS Lusitania.
- L'Allemagne nazie contre la Pologne pour amorcer la Seconde Guerre mondiale, voir l'attaque de l'émetteur radio de Gleiwitz.
En d'autres mots, la propagande se réfère aussi seulement à l'information fausse censée rassurer les personnes qui y croient déjà. Cela s'explique par le fait que si des gens croient quelque chose faux, ils seront constamment envahis par des doutes. Puisque ces doutes sont désagréables (voir dissonance cognitive), les gens seront désireux de les faire disparaître, et seront donc réceptifs aux messages des puissants. Pour cette raison la propagande est souvent adressée aux gens qui sont déjà bien disposés à l'assimiler.
La propagande peut être classifiée selon la source.
- La propagande blanche vient d'une source ouvertement identifiée.
- La propagande noire feint de provenir d'une source amicale, mais est réellement d'un adversaire.
- La propagande grise feint de provenir d'une source neutre, mais vient d'un adversaire.
Voir aussi : propagande noire, mercatique, publicité.
Histoire de la propagande
Antoine-Jean_Gros
La propagande est une activité humaine où les preuves enregistrées sont faibles. Les écritures des Romains comme Livy sont considérées comme des chefs d'œuvre de propagande d'État pro-Romaine.
A la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, Napoléon Bonaparte utilisa les nombreux moyens de la propagande pour arriver au pouvoir puis le consolider, à tel point que certains historiens affirment qu'il était un dictateur : le journal de la Grande Armée, les tableaux de Gros et de Jacques-Louis David -David, les affiches de l'époque ont participé à l'élaboration de la légende dorée de Bonaparte.
Des techniques de propagande ont été codifiées et appliquées la première fois d'une façon scientifique par le journaliste Walter Lippman et le psychologue Edward Bernays (neveu de Sigmund Freud) au début du XXe siècle. Pendant la Première Guerre mondiale, Lippman et Bernays ont été engagés par le président des États-Unis, Woodrow Wilson pour orienter l'opinion publique pour s'engager dans la guerre auprès de la Grande-Bretagne.
La campagne de propagande de Lippman et Bernays effectuée pendant six mois fut si intense que l'hystérie anti-Allemande générée a impressionné l'industrie étatsunienne (et Adolf Hitler entre autres) avec ce potentiel de commander l'opinion publique à grande échelle. Bernays a inventé les termes d'esprit de groupe et d'ingénierie du consentement, des concepts importants en propagande appliquée.
Les relations publiques de l'industrie actuelle est une conséquence directe des travaux de Lippman et Bernays et est toujours employée intensivement par le gouvernement des États-Unis. Pour la première moitié du XXe siècle Bernays et Lippman ont eux-mêmes dirigé une société florissante de relations publiques.
La Seconde Guerre mondiale a été le théâtre d'une propagande constante comme arme de guerre, notamment par le propagandiste de Hitler: Joseph Goebbels et par les services secrets anglais.
La propagande stalinienne
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- Le régime dictatorial stalinien (1927-1953) a utilisé tous les moyens de propagande disponibles à l'époque :
- Les affiches et le photomontage vantant l'industrialisation, la planification et la collectivisation des terres. Publicités et affiches de recrutement dans l'armée rouge.
- Statistiques de productions de céréales truquées durant la famine des années 1930.
- Manifestations « spontanées » et grandes parades comme celles de 1935 à Moscou, la parade des « pionniers » en 1930 ...
- Les retouches des photographies (éliminations de Léon Trotski, Khalatov, Kamenev...)
- Endoctrinement de la jeunesse dans les écoles et les organisations (les Pionniers, les jeunes komsomols ...)
- Utilisation de la TSF
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- Les poèmes panégyriques de Rashimov dans la presse (Gazette rouge de Léningrad, Pravda ...)
- Le cinéma avec les films de Sergueï Eisenstein : Octobre relate la révolution d'octobre 1917 en éliminant Léon Trotski.
- La peinture officielle du réalisme soviétique avec Plastov, Romas, Toidze, Guerassimov, Boris Vladimirski.
- Le stakhanovisme
La guerre froide
Les États-Unis et l'Union soviétique ont tous deux utilisé intensivement la propagande pendant la guerre froide. Les deux camps ont employé les médias de masse (films, télévision et radio) pour influencer leurs propres citoyens, et les nations du tiers monde dans l'indignation automatique, sorte de catharsis populaire au tarif syndical.
L'agence d'information des États-Unis a mis en œuvre la station de radio Voice of America (voix de l'Amérique) comme station officielle du gouvernement. Des radio soutenues en partie par la CIA, ont diffusé de la propagande « grise » dans les nouvelles et les programmes de divertissement en Europe de l'Est et en Union soviétique. La radio officielle du gouvernement de l'Union soviétique, a diffusé de la propagande « blanche ». Les deux camps ont également diffusé de la propagande « noire » aux heures de crises.
Un des auteurs les plus perspicaces de la guerre froide était George Orwell, dont certains romans sont de véritables manuels virtuels sur l'utilisation de la propagande. Pourtant, ne prenant pas place en Union soviétique, les personnages vivent sous des régimes totalitaires dans lesquels le langage est constamment corrompu pour des buts politiques. Ces romans ont été employés explicitement pour la propagande. La CIA a, par exemple, secrètement commandé un film d'animation adaptant la ferme des animaux dans les années 1950.
La propagande dans les démocraties
Pour qu'un dirigeant puisse contrôler une communauté, il faut que la population lui obéisse. Si la population s'organise contre lui, il perd le pouvoir, parce que même la plus puissante armée du monde ne pourrait pas le protéger si elle-même n'accepte plus les ordres du chef.
Un paradoxe (énoncé par Hume) est que, dans une démocratie, l'armée est (en principe) beaucoup moins puissante, et pour empêcher que la population s'organise contre une oligarchie au pouvoir, celle-ci a encore plus besoin d'une propagande efficace qu'un pouvoir dictatorial, parce que trop de répression policière lui ferait perdre les élections.
Pour les États-Unis au vingtième siècle, Edward S. Herman et Noam Chomsky ont proposé un modèle de la propagande (en), qu'ils ont testé empiriquement. Leur méthode consistait, sur un grand nombre d'articles de presse d'origine diverses mais portant sur des sujets comparables, à quantifier l'influence de quatre facteurs pouvant modifier l'information : le groupe de presse, les annonceurs publicitaires, les fournisseurs d'information (agences gouvernementales), l'idéologie dominante (l'anti-communisme semble céder la place à l'anti-terrorisme).
Un énoncé de Patrick Le Lay laisse à penser que dans la France du début du vingt-et-unième siècle, un modèle de propagande similaire est en place :
- « ..., le métier du TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. (...) Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de ce cerveau humain disponible. »
Ainsi, la propagande dans une société libérale n'a rien à envier en terme de méthodes aux propagandes nazies ou staliniennes :
- Utilisation de la radio, de la télé, de la presse, de la publicité, d'Internet, du téléphone, ...
- Utilisation de tous les ressorts, avec mélange des genres : utilisations des principes éthiques aux fins les plus mercantiles, et inversement des ressorts les plus bas aux fins les plus nobles (utilisation de mannequins sexy pour des campagnes humanitaires)
- Les affiches et le photomontage vantant l'industrialisation, le marché, la globalisation de l'économie (utilisation de terme valorisant comme « mondialisation » ou «alter-mondialisme » à des fins de propagande),
- énorme bruit médiatique permanent sur les sujets les plus frivoles (sport, beauté, "exploits" les plus anodins), ayant pour effet de noyer les informations concernant les sujets réellement importants (ententes entre cartels, corruption, intervention dans le fonctionnement de la justice, faillite de l'état, délits économiques, décalage entre la perception du pays par lui-même et par l'étranger...).
- Statistiques manipulées (en particulier à propos du chômage ou des effets des politiques censsé lutter contre lui), sondages biaisés (notamment à l'aide de questions orientées),
- Les retouches de vidéos (mises en scène de débats politiques, ajout de fausses barbes « d'islamistes » à des jeunes Maghrébins pour leur donner l'air « intégriste »)
- Exploitation de la faiblesse enfantine (Mc Donald, publicité dirigée sur les enfants, endoctrinement marxiste par l'éducation nationale française, utilisation des enfants comme media et comme vecteurs de messages -- tri sélectif, écologie --...)
- Auto-censure des medias, pour éviter de déplaire à leurs propriétaires (capitalistes ou marchands d'armes), ou à leurs annonceurs.
- Informations partiales (la guerre en Irak, vue du point de vue de Fox News ou des journaux français, ayant fourni une caricature très éclairante de ce point de vue)
- programmes valorisant le travail personnel ("Star Academy"), et exposant cyniquement la concurrence, voire la nécessité de sacrifier le bien général si on veut avoir une chance de "gagner" à titre personnel ("le maillon faible").
- propagande permanente sur toutes sortes de sujet (ex.: oeufs et cholestérol; tabac et cancer du poumon; obésité) afin de faire taire l'esprit critique en permanence et de préparer ainsi la population à une propagande plus sérieuse (ex.: guerre; crise interne).
La différence, mais elle est de taille, c'est que la propagande est multiples et diverses, créant un milieu certes confus mais où de multiples points de vue sont représentés (ou, si on préfère : où de nombreux points de vue sont représentés mais très confus).
Il est donc important pour le citoyen de tout pays de développer son esprit critique et de savoir lire la propagande pour ne pas en être la victime et, peut-être, éviter que d'autres en soient aussi les victimes.
Techniques de propagande
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Les propagandistes emploient des arguments qui, bien que parfois convaincants, ne sont pas nécessairement justes. Un certain nombre de méthodes, inspirées notamment de la psychologie sociale, sont employées pour créer des messages persuasifs, mais faux. Plusieurs de ces techniques de manipulation rhétorique peuvent être trouvées dans les sophismes.
Il a fallu beaucoup de temps pour analyser les moyens par lesquels les messages de propagande font leur effet. Si ce travail est important, il est clair que les stratégies de diffusion de l'information ne deviennent des stratégies de propagande qu'à partir du moment où elles sont couplées avec des messages de propagande. L'identification de ces messages de propagande est donc un prérequis nécessaire. Nous proposons ci-dessous quelques techniques classiques, dont la plupart repose sur une bonne utilisation de l'émotivité de l'auditoire.
La peur : un public qui a peur est en situation de réceptivité passive, et admet plus facilement l'idée qui suit cette peur. Par exemple, Joseph Goebbels a exploité la phrase de Théodore Kaufman, « l'Allemagne doit périr !», pour ensuite affirmer que les Alliés cherchent l'extermination du peuple allemand.
Appel à l'autorité : l'appel à l'autorité consiste à citer des personnages importants pour soutenir une idée, un argument, ou une ligne de conduite.
Témoignage: les témoignages sont des mentions, dans ou hors du contexte, particulièrement cité pour soutenir ou rejeter une politique, une action, un programme, ou une personnalité donnée. La réputation ou le rôle (expert, figure publique respectée, etc.) de l'individu est aussi exploitée. Les témoignages marquent du cachet officiel de la personne respectable le message de propagande.
Effet moutonnier : cet appel tente de persuader l'auditoire d'adopter une idée en insinuant qu'un mouvement de masse irrésistible est déjà engagé ailleurs pour cette idée. Comme tout le monde préfère être dans le camp des vainqueurs que dans la minorité qui sera écrasée, cette technique permet de préparer l'auditoire à suivre le propagandiste.
Redéfinition, révisionnisme : consiste à redéfinir des mots ou à falsifer l'histoire de façon partisane.
Obtenir la désapprobation: cette technique consiste à suggérer qu'une idée ou une action est adoptée par un groupe adverse, pour que l'auditoire désapprouve cette idée ou cette action sans vraiment l'étudier. Ainsi, si un groupe qui soutient une politique est mené à croire que les personnes indésirables, subversives, ou méprisables la soutiennent également, les membres du groupe sont plus enclins à changer d'avis.
Généralités éblouissantes et mots vertueux : les généralités peuvent provoquer une émotion intense dans l'auditoire. Par exemple, faire appel à l'amour de la patrie, au désir de paix, à la liberté, à la gloire, à la justice, à l'honneur, à la pureté, etc., permet de tuer l'esprit critique de l'auditoire. Même si ces mots et ces expressions sont des concepts dont les définitions varient selon les individus, leur connotation est toujours favorable. De sorte que, par association, les concepts et les programmes du propagandiste seront tout aussi grandioses, bons, souhaitables et vertueux.
Imprécision intentionnelle: il s'agit de rapporter des faits en les déformant ou de citer des statistiques sans en indiquer les sources. L'intention est de donner au discours un contenu d'apparence scientifique, sans permettre d'analyser sa validité ou son applicabilité.
Transfert: cette technique sert à projeter les qualités positives ou négatives d'une personne, d'une entité, d'un objet ou d'une valeur (un individu, un groupe, une organisation, une nation, un patriotisme, etc.) sur un tiers, afin de rendre cette seconde entité plus (ou moins) acceptable. Cette technique est utilisée, par exemple, pour transférer le blâme à partir d'un camp à l'autre, lors d'un conflit. Elle évoque une réponse émotive qui stimule la cible pour qu'elle s'identifie avec l'autorité reconnue.
Simplification exagérée : ce sont des généralités employées pour fournir des réponses simples aux problèmes sociaux, politiques, économiques, ou militaires complexes.
Quidam: pour gagner la confiance de son auditoire, le propagandiste emploie le niveau de langage et les manières (vêtements, gestes) d'une personne ordinaire. Par projection, l'auditoire est aussitôt plus enclin à accepter les positions du propagandiste, puisque celui-ci lui ressemble.
Stéréotyper ou étiqueter : cette technique utilise les préjugés et les stéréotypes de l'auditoire pour le pousser à rejeter l'objet de la campagne de propagande.
Bouc émissaire: en jetant l'anathème sur un individu ou un groupe d'individus, accusés à tort d'être responsables d'un problème réel (ou supposé), le propagandiste peut éviter de parler des vrais responsables, et n'a pas à approfondir le problème lui-même.
Slogans : un slogan est une brève expression, facile à mémoriser et donc à reconnaître, qui permet de laisser une trace dans tous les esprits.
Glissement sémantique : technique consistant à remplacer une expression par une autre afin de la décharger de tout contenu émotionnel et de la vider de son sens. Par exemple « frappe aérienne » à la place de « bombardement », « dommages collatéraux » à la place de « victimes civile », « libéralisme » à la place de « capitalisme », « loi de la jungle » à la place de « libéralisme », « solidarité » à la place de « impôt ».
Voir aussi
- psychologie sociale, manipulation mentale, mème, opération psychologique, gouroutisme
- Agitprop
- désinformation, guerre de l'information, double langage, langue de bois
- Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu
Source
- O'Donnell, Victoria, Propaganda and persuasion
Bibliographie
. MORELLI Anne, Principes élémentaires de propagande de guerre, 2001, Labor, ISBN 2804015653 . TCHAKHOTINE, Le viol des foules par la propagande politique . ELLUL Jacques, Propagandes, 1962, A Colin, 1990, Economica . ELLUL Jacques, Histoire de la propagande, 1967, 1976, Presses Universitaires de France
Liens externes
- Histoire et Peintures de Chine issues de la propagande chinoise à partir de 1949
- extrait de L'information, la désinformation et la réalité, par Guy Durandin, Paris, PUF, (coll. Le psychologue), 1993, p. 152 à 155
- Bibliographie pour l'étude de l'information et la désinformation, par Alexandra Viatteau, enseignante en sciences de l'information
