Potentiel d'action

En biologie, le potentiel d'action est l'élément constitutif de l'influx nerveux.

Le neurone, base du système nerveux, possède une membrane cellulaire polarisée. La face externe de la membrane est prise comme référence de potentiel électrique (0 V), et on mesure donc le potentiel de la face interne de la membrane relativement à l'extérieur.

Les composants membranaires générant l'activité électrique du neurone, donc la propagation du potentiel d'action, sont des canaux membranaires qui laissent passer les ions (potassium, sodium ...) responsables de la différence de potentiel entre l'extérieur et l'intérieur de la cellule. Les valeurs que nous citerons ici sont celles du neurone « modèle » des électrophysiologistes, il est important de noter que ces neurones n'existent pour ainsi dire pas, toutes les caractéristiques citées ultérieurement varient, participant ainsi à la complexité du système nerveux.

Au repos, la membrane interne a un potentiel moyen de -70 mV : c'est le potentiel de repos.

Le potentiel d'action est constitué d'une succession d'événements :

Le potentiel d'action dure entre 2 et 3 millisecondes.

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Création

La propagation du potentiel d'action commence à partir du cône d'émergence, à la base du corps cellulaire du neurone, le péricaryon, qui fait la sommation des potentiels gradués provenant des dendrites et du corps cellulaire :

Tous les potentiels d'action ayant la même amplitude (+100 mV), le codage de l'influx nerveux se fait donc en fréquence.

Il faut rappeler que les valeurs ici décrites sont celles du neurone 'idéal' des électrophysiologistes, elles peuvent avoir des valeurs très différentes pour le seuil d'excitabilité, le potentiel de repos...

Conduction

Lorsqu'un potentiel d'action apparaît à un endroit donné de l'axone, la portion voisine qui lui a donné naissance entre en période réfractaire, ce qui l'empêche d'être excitée à son tour, sans quoi une information nerveuse repartirait dans l'autre sens. La période réfractaire permet donc d'imposer une conduction unidirectionnelle de l'influx nerveux le long de l'axone, depuis le cône d'émergence jusqu'à ses extrémités, les terminaisons synaptiques.

L'influx nerveux conserve toutes ses caractéristiques (amplitude, fréquence) durant sa progression : il est conservatif.

La conduction peut se faire soit de proche en proche le long de l'axone lorsque ce dernier est nu, soit de manière saltatoire lorsque l'axone possède une gaine de myéline. La myéline est maintenue autour de l'axone par les cellules de Schwann, et chacune de ces cellules est séparée de ses deux voisines par un petit espace appelé nœud de Ranvier : l'influx nerveux saute alors (origine étymologique de saltatoire) de nœud de Ranvier en nœud de Ranvier, car la myéline joue le rôle d'isolant électrique ce qui permet une conduction beaucoup plus rapide (jusqu'à plus de 100 m/s, au lieu d'environ 1 m/s).

Modulation

Les potentiels d'action dans le système nerveux sont très souvent couplés de telle façon que ce n'est plus leur profil (amplitude, durée, etc..) qui importe mais les rythmes qu'ils suivent dans leurs émissions, leur fréquence, et le codage de l'information nerveuse se fait par cette fréquence.

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Potentiel d'action cardiaque

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