Pierre Louÿs

Image manquante
Logo_litt.jpg


Série : Littérature
Littérature francophone

Écrivains - Livres

Histoire littéraire

Antiquité - Moyen Âge
XVIe s. - XVIIe s.
XVIIIe s. - XIXe s.
XXe s. - XXIe s.

Formes littéraires

Conte
Nouvelle - Roman
Poésie - Théâtre

Genres littéraires

Biographie - Fantastique
Roman noir - Polar
Science-fiction
BD - Jeunesse
Expérimental - Nouveau roman

Voir aussi

Litt. non francophone
Courants littéraires
Prix littéraires
Écriture

Méta

Le projet littérature
Portail Littérature

Pierre Louis dit Pierre Louÿs, poète et romancier français, né à Gand (Belgique) le 10 décembre 1870 et décédé à Paris le 6 juin 1925.

Biographie

Pierre Louÿs fait ses études à l'école Alsacienne de Paris, où il se lie d'amitié avec son condisciple André Gide. Il rédige ses premiers textes érotiques à 18 ans, âge auquel il commence à s'intéresser au mouvement littéraire Parnasse et en fréquente les poètes emblématiques : Leconte de Lisle, José-Maria de Heredia (dont il épousera en 1899 la plus jeune fille, Louise et fut l'amant de Marie, épouse de Henri de Régnier). Il évoluera aussi dans le milieu symboliste.

Il fonde en 1891 la revue littéraire La Conque, où seront publiées les œuvres d'auteurs Parnassiens et symbolistes : Gide, Mallarmé, Moréas, Valéry et Verlaine. Louÿs y publiera lui même ses premiers poèmes érotiques, caractérisés par un raffinement extrême dans la langue, contrastant avec la crudité des mœurs dépeints.

Son premier recueil de poésies érotiques lyriques, Astarté, paraît en 1893, suivi en 1894 des Chansons de Bilitis qui reste son œuvre la plus connue, en plus d'être un fier exemple de mystification littéraire : en effet, Louÿs en fait passer les vers pour une traduction d'une poétesse grecque contemporaine de Sappho. Ce recueil de courts poèmes en prose poétique est marqué par les influences du Parnasse hellénisant et du symbolisme avec un profond goût de la sensualité, du bucolique (dans sa première partie) et de l'érotisme élégant. Les évocations naturelles et précieuses y côtoient ainsi des scènes érotiques ardentes, dans un style parfait. Ces poèmes inspirèrent certains musiciens dont Claude Debussy qui en tira trois compositions, avec la collaboration amicale de Louÿs.

Son premier roman, Aphrodite (mœurs antiques) est publié en 1896. Dans un style excessif, associant raffinement extrême dans la volupté et décadentisme recherché, le roman reçut un succès d'estime dans les milieux littéraires post-parnassiens ainsi qu'auprès du grand public (essentiellement pour ses passages crus).

Son roman ultérieur La femme et le pantin (1898) conserve le fond d'érotisme subtil mais s'adapte à l'époque, transposé dans l'Europe contemporaine. Ce roman, ajoutant le dramatique à la sensualité, s'avérera être le chef d'œuvre de Louÿs, sans en représenter les passions décadentes mais plutôt une atmosphère complexe d'affects torturés. Du roman fut tiré un drame musical : Conchita (1911), par Zingarini et Vaucaire sur une musique de Riccardo Zandonai ; puis un film de Josef von Sternberg, The Devil is a Woman(1935) avec Marlène Dietrich puis Cet obscur objet du désir (1977) de Luis Buñuel, avec Fernando Rey et Carole Bouquet.

Il écrivit encore Les Aventures du roi Pausole (1901) et Pervigilium mortis (1916), pièces libertines inspirées du dandysme libertin du XVIIIe siècle, ainsi que le célèbre Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation (1917), parodiant les manuels d'éducation très stricts de l'époque.

Autre roman érotique: Trois filles de leur mère.

De son lit de mort, comme il le fit le reste de sa vie, Louÿs écrivait encore des vers devenus d'une délicatesse obscène.

Textes

Tombeau d’une jeune courtisane, in Les chansons de Bilitis :

« Ici gît le corps délicat de Lydé, petite colombe, la plus joyeuse de toutes les courtisanes, qui plus que toute autre aima les orgies, les cheveux flottants, les danses molles et les tuniques d’hyacinthe.
Plus que toute autre, elle aima les glottismes savoureux, les caresses sur la joue, les jeux que la lampe voit seule et l’amour qui brise les membres. Et maintenant, elle est une petite ombre.
Mais avant de la mettre au tombeau, on l’a merveilleusement coiffée et on l’a couchée dans les roses ; la pierre même qui la recouvre est tout imprégnée d’essences et de parfums.
Terre sacrée, nourrice de tout, accueille doucement la pauvre morte, endors-la dans tes bras, ô Mère ! et fais pousser autour de la stèle, non les orties et les ronces, mais les tendres violettes blanches. »

Texte complet disponible ici

Sur Pierre Louÿs

Image manquante
80px-Sourceberg.jpg


Wikisource propose des textes de Pierre Louÿs dans le domaine public
Image manquante
80px-Wikiquote.png


Wikiquote possède quelques citations de ou à propos de Pierre Louÿs.

See also: Pierre Louÿs, 10 décembre, 1870, 1896