Pierre Aubert
Pierre Aubert est un homme politique suisse, né à La Chaux-de-Fonds le 3 mars 1927. Il est élu au Conseil fédéral le 7 décembre 1977 comme socialiste du Canton de Neuchâtel. Il succède à Pierre Graber le 1er février 1978. Il s’est retiré le 31 décembre 1987, date à laquelle il cède ses fonctions à René Felber.
Après des études en droit à l’Université de Neuchâtel, il devient avocat à La Chaux-de-Fonds en 1953 et se spécialise dans le droit pénal. Il défend plusieurs causes avec succès en cour d'assises.
Sa carrière politique commence avec une élection au Conseil général (parlement communal) de La Chaux-de-Fonds (1960-1968) et se poursuit avec son élection au Grand Conseil du canton de Neuchâtel, autorité à laquelle il appartient jusqu’en 1975 et qu’il préside en 1969/70. Il est élu député au Conseil des États en 1971 et réélu en 1975. Il est l’un des représentants suisses à l’ Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Membre de la commission des affaires politiques, il est rapporteur pour l’admission du Portugal dans l'organisation de Strasbourg. Il a présidé le Conseil de l'Université de Neuchâtel ainsi que l'Association Suisse-Israël.
Comme membre du Conseil fédéral, il est en charge du Département politque repabtisé Département des affaires étrngères. Il est président de la Confédération suisse en 1983 et 1987. Il s’efforce de mener une politique étrangère plus active. Il est le premier responsable des affaires étrangères à définir une politique suisse des droits de l’homme. Il effectue une visite en Afrique en 1979 et signe un communiqué condament l’apertheid avec le président du Nigeria, ce qui lui vaut la critique des milieux nationalistes. Il est aussi le premier chef de la diplomatie à établir des relations avec l’OLP et reçoit Farouk Kaddhoumi en juillet 1980 à Berne. Il défend l’adhésion de la Suisse à l’ONU qui est repoussée par 76 % des électeurs en 1986. Le président François Mitterrand rend une visite d'Etat en Suisse sous sa présidence en 1983. Le président français se rend également à Auvernier, le village où Pierre Aubert réside actuellement. Le président français conduit lui-même la voiture depuis Les Verrières jusqu'au bord du Lac de Neuchâtel, démarche qui suscite l'étonnement des personnalités présentes dont Roland Dumas. Pierre Aubert se sépare de son secrétaire d'Etat Albert Weitnauer dont il n'appréciait pas les méthodes de travail.
Il est titulaire de la Grand-Croix de la Légion d'honneur, de l'ordre du Mérite italien et d'une distinction de la République argentine.
Il est le beau-père de l'ambassadeur Armin Ritz et le cousin du constitutionnaliste Jean-François Aubert.
