Pie VII

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Portrait de Pie VII par David, musée du Louvre

Barnaba (en religion Gregorio) Chiaramonti, né le 14 août 1742 à Cesena (Romagne), mort le 20 août 1823 à Rome, pape sous le nom de Pie VII (en latin Pius VII, en italien Pio VII).

Sommaire

Jeunesse


Fils du comte Scipione Chiaramonti et de la marquise Giovanna Ghini, il appartient à une famille de vieille noblesse ruinée, apparentée aux Braschi (famille dont est issu Pie VI). Il est donné à l'âge de 9 ans à l'abbaye bénédictine de Santa-Maria del Monte, à Césène. En 1756, à l'âge de 14 ans, il est admis comme novice. Deux ans plus tard, il prend l'habit sous le nom de Gregorio. Il étudie au monastère Santa-Giustina de Padoue, suspecté de jansénisme par l'Inquisition vénitienne, puis à Sant' Anselmo, à Rome.

Le 21 septembre 1765, il est ordonné prêtre et peu après, reçoit son doctorat de théologie. Il enseigne ensuite à l'abbaye San-Giovanni de Parme, duché ouvert aux idées nouvelles. Il souscrit alors à l'Encyclopédie de Diderot et se montre curieux des idées de Locke et Condillac, dont il traduit l’Essai sur l'origine des connaissances humaines. En 1775, il retourne au collège Sant' Anselmo, cette fois en tant que professeur. Il est ensuite nommé abbé titulaire du monastère dont il avait été oblat dans son enfance.

Expérience pastorale

En 1882, il reçoit de son cousin et compatriote Pie VI l'archevêché de Tivoli. Deux ans plus tard, alors qu'il n'a que 42 ans, il reçoit le chapeau de cardinal et le diocèse d'Imola.

En 1796, son diocèse est envahi par les troupes françaises menées par Napoléon Bonaparte. Rappelé à Rome en 1797, il se rang dans le camp des modérés et soutient l'établissement des négociations menant au traité de Tolentino. Dans une lettre adressée aux habitants de son diocède, il leur demande de se soumettre, « dans les circonstances actuelles de changement de gouvernement (…) à l'autorité du vitorieux général en chef de l'armée française. » Dans son homélie de Noël 1797, il affirme même :

« La forme de gouvernement démocratique adoptée parmi vous, frères très aimés, ne contredit nullement aux maximes que j'ai précédemment énoncées ni ne répugne à l'Évangile ; elle exige au contraire toutes les vertus sublimes qui ne s'apprennent qu'à l'école de Jésus-Christ. (…) Oui ! mes chers frères, soyez de bon chrétiens, et vous serez d'excellents démocrates. »

Pontificat

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Armoiries de Pie VII

Le conclave

Le 28 août 1799, Pie VI meurt à Valence. Le 1er décembre, le cardinal Chiaramonti prend part au conclave hébergé par l'Autriche, qui rassemble 35 cardinaux dans l'île de Saint-Georges-Majeur, à Venise. Dès les premiers tours de scrutin, il soutient le cardinal Bellisomi, protégé de Pie VI et candidat du parti Braschi. Cependant, une active minorité menée par les Français et les Autrichiens y font obstacle. Le parti Braschi change alors plusieurs fois de candidat, sans succès. La candidature du cardinal savoyard Gerdil fait l'objet d'une exclusive de la part de l'Autriche.

Le jeune secrétaire du conclave, Mgr Consalvi, pousse alors en avant Chiaramonti, qui est élu le 14 mars 1800, après 104 jours de conclave. Il prend le nom de Pie VII en hommage à son prédecesseur, surnommé le « pape martyr ». Immédiatement, il nomme Consalvi pro-secrétaire d'État. Le 21 mars, il est couronné à Saint-Georges-Majeur, l'Autriche lui ayant refusé la basilique Saint-Marc. En conséquence, il décline l'invitation de l'empereur François II et refuse de se rendre à Vienne. Il entre à Rome le 3 juillet 1800.

La restauration des États pontificaux

En entrant à Rome, Pie VII trouve sa capitale occupée par les Napolitains. Les États pontificaux sont profondément déstabilisés par les guerres révolutionnaire. Pie VII demande donc au cardinal Consalvi, son secrétaire d'État, de s'atteler à leur restauration. Il s'entourent de prélats réformateurs et commence par amnistier les partisans des Français. Il forme quatre congrégations cardinalices pour examiner la réforme de l'État.

Leurs travaux sont synthétisés dans la bulle Post diuturnas du 30 octobre 1800 : les institutions de Pie VI sont remises en place, mais réformées. Ainsi, des fonctionnaires laïques font leur entrée dans l'administration pontificale, en particulier à l'anonne ou dans l'armée. Un bref établit la liberté du commerce pour les denrées alimentaires. Une réforme monétaire tente, en 1801, de limiter l'inflation. Elle est suivie par une réforme fiscale, qui fond 32 impôts et taxes en une taille personnelle et réelle, la dativa. Ces réformes se heurtent à la résistance du Sacré Collège et des évêques. Malgré la création de la garde noble, la noblesse romaine reste insatisfaite. Lorsque Consalvi doit quitter son poste en 1806, sa politique hardie a été oubliée.

Face à Napoléon

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes


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