Parti communiste français
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Le Parti communiste français (PCF) est un parti politique français de gauche, fondé en 1920 au Congrès de Tours, lors de la scission de la SFIO. L'organe officiel du Parti a longtemps été le journal L'Humanité qui lui est désormais structurellement indépendant. Son siège est situé place du Colonel Fabien à Paris, dans un bâtiment de béton du célèbre architecte brésilien Oscar Niemeyer.
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1.1 Les débuts |
Histoire du PCF
Représentant des héritiers de la commune de Paris de 1871, le PCF sera avec le parti communiste italien, le plus important parti communiste de toutes les démocraties occidentales.
Ce poids politique sera principalement aux dépens des sociaux démocrates qui, durant tout le XXe siècle, n'ont jamais été en mesure de former un parti de gouvernement sans le soutien des communistes et qui n'auront que très tardivement un poids politique équivalent à celui des partis démocratiques de gauche des autres pays européens.
Les débuts
La SFIO était profondément divisée depuis 1914, quand ses dirigeants s'étaient ralliés à la politique d'union sacrée de Poincaré. La guerre accroît les tensions, qui deviennent très vives à partir de 1917 (mutineries et grèves en France, révolution russe).
En mars 1919, Lénine fonde la IIIe Internationale (Internationale communiste, plus connue sous le nom de Komintern), qui va provoquer la scission au sein des socialistes français. Dans un premier temps, la SFIO décide de quitter la IIe Internationale au congrès de Strasbourg (février 1920). Puis, au congrès de Tours (décembre 1920), la majorité des représentants, emmenés notamment par Charles Rappoport, se prononce pour l'adhésion au Komintern et fonde la SFIC (Section française de l'Internationale communiste), qui deviendra en 1922 le Parti communiste - section française de l'Internationale communiste.
La mise sous tutelle
Les débuts du nouveau parti s'accompagnent de vives querelles internes, qui aboutissent en 1922 à l'exclusion de nombreux membres et dirigeants taxés d'opportunisme. Après un premier succès électoral en 1924, le Parti communiste connaît un net déclin dû à la stalinisation du parti, et en 1932 il atteint son point bas, avec 25 000 adhérents et de médiocres résultats aux élections. Maurice Thorez, secrétaire général à partir de 1930, se proclame « premier stalinien de France ». Le parti communiste français est alors acquis au mythe anti-marxiste du « guide » infaillible, Staline en URSS et Thorez en France. Le PCF se fera alors toujours le relais des consignes venues de la bureaucratie d'Etat de l'URSS.
Cette phase de bolchévisation puis de stalinisation des instances dirigeantes est également visible à la base du parti, où des jeunes ouvriers remplacent les adhérents de la classe moyenne (enseignants, journalistes, médecins ...) qui faisaient l'armature de la SFIO.
En adhérant à la Komintern, les partis acceptent 21 conditions qui lui permettent de s'impliquer dans les affaires de tous ses membres. Moscou utilisera abondamment ce droit d'ingérence pour faire appliquer ses directives et assurera en sous-main, à travers des représentants comme Eugen Fried, l'ensemble de la gestion organisationnelle et politique du Parti.
La sujétion sera également économique, puisque à partir des années 1950 le PCF recevait chaque années plusieurs dizaines de millions de francs de l'URSS. Celui-ci sera alors tellement inféodé au Komintern, qu'il sera appelé le parti nationaliste étranger par Léon Blum.
Cette mise sous tutelle sera rarement remise en question par les militants, poussés par l'idéal de la révolution prolétarienne mondiale. Cette attitude nous semble aujourd'hui choquante car à la suite de l'écroulement du régime soviétique, les exactions du régime ont été largement médiatisées. Mais dans le contexte de l'époque elle était tout à fait cohérente puisque l'Union Soviétique était vue comme le principal allié par les militants communistes qui estimaient lutter pour l'instauration d'un meilleur régime.
L'antifascisme et le Front populaire
Si l'imaginaire collectif ne devait retenir qu'un aspect positif du communisme, la lutte antifasciste serait sans doute celui-là. Le mouvement communiste a en effet donné des héros à la Résistance comme Gabriel Péri ou Guy Môquet. Mais les positions n'ont pas toujours été claires.
En effet lors de l'accession au pouvoir de Mussolini puis de Hitler, le fascisme est considéré comme la dernière expression du capitalisme, l'ultime contre-révolution avant le développement de la révolution prolétarienne. Les communistes conservent leur tactique de « classe contre classe » prioritairement dirigée contre les socialistes appelés « sociaux-traîtres », voire « sociaux- fascistes » (en souvenir des sociaux-démocrates qui réprimèrent le Spartakisme en Allemagne). Il faut noter que cette politique est toujours d'actualité pour certains partis d'extrême-gauche comme Lutte Ouvrière, qui refusent d'avoir à choisir entre partis républicains et extrême-droite, et que les socialistes de l'époque n'étaient guère favorables non plus à une alliance communistes/socialistes.
Cette politique fut dénoncée par le secrétaire général des Jeunesses communistes, Jacques Doriot. Cela lui vaut d'être exclu du Parti en juin 1934, et l'on sait qu'il fondera par la suite le parti populaire français, un mouvement collaborationniste et si pathologiquement anticommuniste que Philippe Burrin parle à son propos de «fascisation par l'échec».
Pourtant son analyse de la situation internationale est reprise par Staline lui-même, inquiet de la montée de l'hitlérisme. La conférence nationale du parti communiste du 23 au 25 juin, celle-là même qui a exclu Doriot, est allongée d'un jour pour permettre à Maurice Thorez de présenter la nouvelle politique d'unité d'action, visant à parvenir à une union des forces de gauche, le 26 juin 1934. En effet, contrairement à la légende, la manifestation spontanée d'union du 12 février (contre des émeutes des ligues d'extrême-droite) entre adhérents du PCF et de la SFIO n'avait eu de ce point de vue aucun effet sur les cadres du PCF, et les discours d'ouverture de la conférence nationale étaient toujours fortement anti-socialistes. Le 26 marque donc un revirement brutal des directives du Kremlin, qui a dû prendre les dirigeants français totalement par surprise. Il précède de peu la signature du pacte d'assistance franco-soviétique du 2 mai 1935. Le discours du PCF prend alors des accents nettement patriotiques.
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L'inflexion en ce sens de la politique du PCF suivit immédiatement et aboutit à la création d'un front populaire avec la SFIO et le parti radical, lequel remporta les élections de 1936. Pour la première fois depuis le congrès de Tours, le Parti progressait électoralement. Les élections municipales lui permirent de conquérir plusieurs villes ouvrières, notamment en banlieue parisienne, où il devait conserver souvent, grâce à ce communisme municipal à la dimension plus sociale que politique, ses positions (la « ceinture rouge ») jusqu'aux années 1980, voire encore aujourd'hui, ces bastions municipaux lui servant de laboratoire et de vitrine à la contre-culture qu'il incarnait.
Le PCF s'oppose à la grève générale spontanée de 1936, Thorez clamant « il faut savoir arrêter une grève », le parti s'opposant violemment à ceux qui veulent aller plus loin - comme Marceau Pivert. Le PCF soutient ensuite le nouveau gouvernement sans participer, le poussant en vain à intervenir dans la guerre civile espagnole pour soutenir le gouvernement républicain et jouant lui-même un rôle très actif en ce sens avec la participation aux brigades internationales.
En octobre 1938, le PCF fut le seul parti à s'opposer aux accords de Munich entérinant l'annexion de la Tchécoslovaquie et dont l'URSS avait été délibérément exclue. Mais le grand choc survint en août-septembre 1939 avec la signature du pacte germano-soviétique, mais surtout avec les clauses secrètes de celui-ci : partage de la Pologne puis de l'Europe de l'Est qui s'ensuivit. Totalement surpris par le pacte, le Parti vota d'abord, dans sa ligne « patriotique » depuis 1935, les crédits de guerre mais il reçut bientôt les consignes strictes de Moscou: la guerre n'était plus une guerre contre le fascisme, mais une guerre « entre impéralismes ». Le PCF s'adapta d'emblée, malgré de nombreuses défections en son sein. Il fut alors interdit par le gouvernement français, ainsi que L'Humanité, dont le premier numéro saisi proclamait pourtant « Unité de la Nation contre l'agresseur hitlérien ». Pendant la drôle de guerre, il resta désorienté par la clandestinité forcée et surtout par l'absence de ses principaux dirigeants mobilisés ou réfugiés en URSS (Maurice Thorez, mobilisé, déserta sur ordre du Komintern et passa la guerre en URSS). Lors de l'effondrement de juin 1940, des cadres demandèrent aux autorités allemandes la reparution de « l'Humanité ». Ceci dit, les communistes s'investissent souvent de manière brillante dès 1940 dans des initiatives de résistance. Ainsi le célèbre Guy Môquet à Paris, mais aussi dans le Nord Eusebio Ferrari, et bien d'autres. Il semblerait même que des embryons de groupes organisés se mettent en place.
Le 22 juin 1941, Hitler attaque l'URSS. Le PCF entre alors dans la Résistance en créant des groupes de Francs-Tireurs Partisans (FTP). Dès le 15 mai, avec le Front National de l'Indépendance de la France, un réseau de soutien à la lutte clandestine avait été mis en place.
Le 26 ou le 27 octobre 1943, quatre militants trotskistes : Pietro Tresso, Abraham Sadek, Pierre Salini et Jean Reboul, ainsi qu'un membre du PCF Jean Maraval sont exécutés dans le maquis Wodli par des résistants communistes. Encore aujourd'hui, il est difficile de savoir si cet assassinat est un meurtre politique téléguidé par Moscou (hypothèse corroborée par la personnalité de Pietro Tresso) ou un acte isolé dû à un sentiment de trahison causé par la défection d'un autre militant trotskiste, Albert Demazière. Il s'agit bien entendu d'une question extrêmement controversée entre opposants et partisans du communisme français.
L'âge d'or de l'après guerre
En 1944, le PCF participe à la Libération aux côtés des gaullistes. L'engagement des communistes français dans la résistance, le courage des soldats soviétiques et la victoire finale de l'URSS et des alliés font oublier les ambiguïtés des dirigeants communistes qui reviennent en 1945 avec un prestige hérité du dévouement patriotique de leurs militants. Ils deviennent membres du gouvernement d'unité nationale.
Aux élections législatives de 1946, le PCF est le premier parti de France avec 28,8% des suffrages. La mise sous tutelle de la CGT en 1945 (mais déjà entamée dès 1920 avec la CGTU) renforce également l'emprise du parti sur le milieu ouvrier. Le syndicat sera alors une formidable source de militants.
C'est alors le développement de la contre-culture communiste qui vise à encadrer la population dans toutes ses activités, comme par exemple la création de centres de vacances collectives par les municipalités communistes.
C'est également l'époque du mouvement des prêtres-ouvriers qui entraîne vers le PCF des militants catholiques.
Le nombre d'artistes et d'intellectuels qui à l'instar de Henri Wallon, Paul Eluard, Jean-Paul Sartre ou bien entendu Pablo Picasso et Louis Aragon deviennent des « compagnons de route » du parti est également révélateur.
Le PCF est alors un parti de gouvernement et la lutte anticommuniste est uniquement incarnée par quelques groupuscules d'extrême-droite totalement marginalisés.
La guerre froide
Avec le plan Marshall et le début de la guerre froide en 1947, le PCF est rejeté dans l'opposition par les socialistes. Il reste pourtant largement en tête des suffrages. Des structures comme le « Mouvement de la paix », permettent à ses sympathisants de milliter contre l'« impérialisme américain et ses valets français ».
Le parti reste un parti patriote, l'incarnation du peuple français luttant contre le nazisme (il se présentera lui même comme le parti des 75 000 fusillés à la libération). En fait il présentera ses position anti-États-Unis, comme la défense de la patrie contre un nouvel impérialisme, et la poursuite de la lutte antifasciste. Ce discours, et son acceptation par un large spectre de la classe politique française de l'époque, est encore aujourd'hui un argument majeur utilisé par les tenants de l'anti-américanisme français.
Le soutien au Stalinisme
Jusqu'au milieu des années 1950, le PCF a émis un soutien constant et sans réserve au régime du « camarade Staline ».
La déstalinisation
Staline meurt le 5 mars1953. La publication du rapport Khrouchtchev, puis l'intervention soviétique contre la révolution Hongroise marqueront le début de la remise en cause. Ce fut un véritable déchirement pour de nombreux militants. Mais nombre d'entre eux resteront membres du parti, simplement parce qu'il avait pris une place si importante dans leur vie qu'abandonner le militantisme aurait été un véritable déchirement : J'avais peur (...) de perdre la grande chaleur des camarades, le sésame merveilleux du « c'est un copain ». (Edgar Morin).
A partir de 1956, le PCF a beaucoup de mal à rompre avec le stalinisme pour soutenir la nouvelle ligne de coexistence pacifique définie par Khrouchtchev. Les dirigeants du PCF comme Thorez et Duclos refusent de parler du rapport Khrouchtchev, et mentent à l'ensemble du PCF en niant son existence. Après la mort de Thorez en 1964, Waldeck Rochet prend alors la tête du parti. Les militants marxistes-léninistes orthodoxes comme Jacques Jurquet et Marcel Juliot qui refusent la déstalinisation et soutiennent la République Populaire de Chine sont exclus du parti au mois d'avril. Leur exclusion aboutit au mois de septembre à la création de la première organisation maoïste : la Fédération des Cercles Marxistes-Léninistes de France (FCML). En réalité, le PCF conserve de nombreux aspects staliniens, comme le fonctionnement hiérarchique, les exclusions fréquentes, et le profond caractère réactionnaire de sa direction : condamnation de l'avortement, exclusions pour cause d'homosexualité ou d'adultère, etc.
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Déconcerté par le mouvement de mai 68, le PCF s'oppose dans un premier temps à la grève étudiante, s'en prenant au mouvement d'occupation des universités. Une fois que les salariés rejoignent la lutte, le PCF nie à la grève générale toute possibilité révolutionnaire, puis refuse de participer au rassemblement du stade de Charléty, incitant la CGT à ne pas y participer non plus.
A l'été 1968, Waldeck Rochet s'oppose à la répression du Printemps de Prague.
Le 24 février 1969, prenant la suite du déjà célèbre hebdomadaire Vaillant, paraît le premier numéro de Pif Gadget. Avec des moyennes de 500 000 exemplaires par semaine et des pointes à 1 million, il a été le journal pour enfant le plus vendu en France. Il a cessé de paraître en 1992, mais les aventures de Pif le chien reparaissent en 2004 sous forme d'un mensuel.
Malade, Waldeck Rochet abandonne son poste en 1972, au profit de Georges Marchais. Le véritable déclin du PCF semble avoir démarré avec le début des années 70 avant de s'accélérer durant les années 80. Ce déclin est à peu près simultané avec celui de l'Église catholique, l'autre grande contre-société française. Il est donc sans doute dû davantage à une mutation de la société qu'à des causes politiques, même si celles-ci ne sauraient être négligées.
Le score du PCF connaît un nouveau sommet avec l'excellent score réalisé par Jacques Duclos lors de l'élection présidentielle de 1969 (21,5 % des voix au premier tour). Les communistes pensaient bien que la signature d'un programme commun de gouvernement avec le Parti socialiste (1972) allait accroître leur audience dans l'opinion, mais il n'en est rien : l'alliance profite aux socialistes, tandis que l'érosion du vote communiste devient inquiétante. Le programme commun sera abandonné en 1978.
En 1974 la parution en France de L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljénitsyne, qui provoque un veritable séisme dans l'opinion publique, ne fait rien pour arranger les choses.
En 1976, le PCF abandonne la référence au modèle soviétique pour s'orienter vers une ligne de type social-démocrate. Cela n'empêche pas, en 1979, Georges Marchais, alors premier secrétaire du parti, de soutenir l'invasion soviétique en Afghanistan, en direct depuis un studio de la télévision russe. Le divorce avec les artistes et les intellectuels est désormais consommé.
Incompatibilité avec la gouvernance et déclin
Les années 80
À partir de 1981, le PCF participe au gouvernement de Pierre Mauroy avec les ministres Charles Fiterman (transports), Anicet Le Pors (fonction publique), Jack Ralite (santé) et Marcel Rigout (formation professionnelle). De juin 1982 à mars 1983, Jacques Delors, alors ministre de l'économie, pilote une transition vers une politique de « rigueur économique ». En effet, après trois dévaluations successives, des milliards de francs de pertes de capitaux et une explosion du chômage, les socialistes choisissent de renoncer à leur projet économique et social, de peur de condamner l'économie française à l'isolement dans une Europe où l'austérité est de rigueur. En 1984, les communistes décident de quitter le gouvernement pour protester contre la nouvelle orientation libérale du Parti socialiste. Le PCF s'enferme dans une critique molle du gouvernement, sans définir de nouveau projet pour le Socialisme. Confronté à de profondes divisions internes, il connaît alors une nouvelle phase de déclin.
Le déclin des années 90
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En 1994, Robert Hue remplace Georges Marchais à la tête du parti. À la chute du mur de Berlin, le PCF n'a déjà fait plus que 6% en 1988... Malgré l'échec de la révolution soviétique, son influence reste pourtant loin d'être négligeable. Il tente alors, par une stratégie d'alliance dans la gauche plurielle une mutation plus profonde vers la social-démocratie. Malgré de fortes dissensions internes, dues aux remises en cause du passé qu'elle a entraînées, cette stratégie voulue par Robert Hue a d'abord semblé positive, puisque qu'il maintient son électorat (8% en 1995) et que plusieurs ministres entrent au gouvernement en 1997 : au ministère des transports et du logement (Jean-Claude Gayssot), au ministère des sports (Marie-George Buffet), ainsi qu'au secrétariat d'État au tourisme (Michelle Demessine). La politique de ces ministres sera un déchirement pour certains militants qui accusent notamment Jean-Claude Gayssot de préparer la privatisation de la SNCF avec la création du Réseau Ferré de France ou de mener une politique répressive.
Suite au 31e congrès en octobre 2001, Robert Hue est remplacé au secrétariat national par Marie-George Buffet. Les résultats désastreux des élections présidentielles et législatives de 2002 (moins de 4%, le plus bas score de son histoire) mettent les finances du parti gravement en péril. Mais une souscription nationale a recouvert le déficit rapidement. De plus, aux élections suivantes, il semble localement retrouver son score d'avant 2002.
À l'extrême-gauche du spectre politique, il est aujourd'hui concurrencé par des partis comme Lutte Ouvrière (depuis les années 80, en réalité) et la Ligue Communiste Révolutionnaire, sans qu'il semble en mesure de prendre au centre gauche la place du Parti Socialiste. Son rôle de parti contestataire est paradoxalement occupé par un parti d'extrême-droite : le Front National qui trouve, selon ses dires, une partie de ses électeurs dans la classe ouvrière et parmi d'anciens communistes, ce que nie le PCF.
Sur le plan interne, le parti s'enrichit d'une diversité d'opinions et comprend plusieurs courants. Un courant conservateur (les orthodoxes), surtout implanté dans le Nord de la France (Pas-de-Calais), nostalgiques du stalinisme, un courant rénovateur (avec notamment Patrick Braouezec) qui prône une refonte totale du parti voire de lui changer de nom et le courant majoritaire, derrière Marie-George Buffet qui prône l'ouverture aux mouvements sociaux et aux autres partis de gauche et qui pense que le parti doit avoir un rôle gouvernemental pour changer la société.
Le PCF aujourd'hui
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Suite aux résultats catastrophiques du PCF enregistrés lors des élections présidentielle (3,37%) et dans une moindre mesure législatives en 2002 (4,82 %), un début de redressement s'est fait sentir, notamment lors des élections régionales en 2004, et lors des élections partielles organisées depuis, ainsi qu'aux européennes. La baisse continue aux cantonales, par contre.
Sous l'impulsion de Marie-George Buffet, le PCF s'est illustré par une certaine ouverture en présentant des candidats issus du monde altermondialiste et associatif lors des régionales de 2004.
De même, afin de coordonner au niveau européen les actions de partis anticapitalistes (mais pas automatiquement « communistes ») a été fondé lors du congrès de Rome en mai 2004 le Parti de la gauche européenne, dirigé actuellement par Fausto Bertinotti. Notons que le PCF reste le premier parti de France par le nombre de ses militants (135 000 revendiqués).
Le Parti communiste joue lors du premier semestre de l'année 2005 un rôle important dans la campagne de la gauche pour le « non », et souhaite voir se former autour de lui, à la gauche du PS, un pôle d'une gauche plus radicale formé notamment de socialistes, des trostkistes de la LCR et d'altermondialistes.
Les « tendances » du PCF
Les tendances n'existent pas officiellement au sein du PCF. Cependant, il existe des tendances et des groupes politiques.
Les « tendances » liées à l'appareil
- Les partisans de la ligne politique de Marie-George Buffet ou « Buffistes » : ils dirigent le parti et défendent le principe d'une alliance avec le Parti socialiste mais aussi avec les divers groupes altermondialistes (ATTAC, Alternatifs, LCR, Verts...) et les divers mouvements sociaux.
- Les partisans de la ligne politique de Robert Hue ou « Huistes » : ils défendent le principe de l'alliance avec le Parti socialiste dans le cadre de la « Gauche plurielle ».
- Les « rénovateurs » proches de Patrick Braouezec et Roger Martelli, alliés critiques de la direction Buffet, qui souhaitent une osmose du PCF avec le mouvement social et une ouverture des listes du PCF à celui-ci. Des militants proches de ce courant éditent le bulletin Communisme en mouvement
Ces trois permiers groupes forment la majorité du Parti.
- Les anciens partisans de la ligne politique de Georges Marchais ou « Marchaisiens » comme Nicolas Marchand : ils défendent le principe d'un PCF autonome par rapport au PS tout en étant en faveur d'une nouvelle Union de la Gauche avec un rééquilibrage de l'alliance en faveur du PCF.
- Les « orthodoxes » de la Fédération du Pas-de-Calais.
- la Gauche communiste de Jean-Jacques Karman, qui était au départ opposée à l'appareil et s'est rapproché depuis de la ligne majoritaire.
Les autres groupes
- La Nouvelle Gauche Communiste (2003) : groupe issu de la scission de la « Gauche Communiste ». Des militants proches de ce courant éditent le bulletin Pour un Parti Communiste démocratique et révolutionnaire
- Groupe La Riposte: Section française issue de l'organisation trotskyste « In Defense of Marxism ».
- Rouges Vifs (plusieurs groupes).
- Polex (1999): Groupe de réflexions politiques.
- Groupe Combat (1998): Groupe politique groupé autour d'anciens cadres de Marchais (Val de Marne).
- Utopies (2001): Groupe de réflexions politiques basé à Vénissieux.
Candidats aux élections présidentielles
Avant 1958, le président de la République était élu par les députés et sénateurs, réunis en « Assemblée nationale » (IIIe République) ou en « Parlement » (IVe République). Le 21 décembre 1958 il a été élu par un collège de 80 000 grands électeurs. La révision de 1962 de la Ve République à instauré l'élection du président de la république au suffrage universel direct.
- 1924, Zéphyrin Camelinat, 84 ans, député, obtient 21 voix (soit 2,44 % des suffrages).
- 1931, Marcel Cachin, 61 ans, député, obtient 11 voix (soit 1,23 % des suffrages).
- 1932, Marcel Cachin, 62 ans, député, obtient 8 voix (soit 0,96 % des suffrages).
- 1939, Marcel Cachin, 69 ans, sénateur, obtient 74 voix (soit 8,07 % des suffrages).
- 1953, Marcel Cachin, 84 ans, député doyen d'âge, obtient 113 voix (soit 12,12 % des suffrages).
- 1958, Georges Marrane, 70 ans, sénateur-maire d'Ivry-sur-Seine, obtient 10 355 voix (soit 12,74 % des suffrages).
- 1965, les communistes soutiennent la candidature de François Mitterrand, alors dirigeant de la Convention des Institutions Républicaines.
- 1969, Jacques Duclos, 72 ans, sénateur, obtient 4 808 285 voix (soit 21,27 % des suffrages).
- 1974, les communistes soutiennent la candidature de François Mitterrand, socialiste.
- 1981, Georges Marchais, 60 ans, député, obtient 4 456 922 voix (soit 15,34 % des suffrages).
- 1988, André Lajoinie, 58 ans, député de l'Allier, obtient 6,8 % des suffrages.
- 1995, Robert Hue, 48 ans, maire, obtient 8,65 % des suffrages.
- 2002, Robert Hue, 55 ans, député du Val-d'Oise, député européen, obtient 3,37 % des suffrages.
Voir aussi
Liens génériques
parti politique, Idées politiques, Politique, Mouvements politiques, La politique en France
Liens spécifiques
gauche, social-démocratie, extrême gauche,léninisme, stalinisme, marxisme, luxembourgisme, communisme, socialisme, IIIe Internationale, mouvements révolutionnaires, Karl Marx, Staline, Lénine, Résistance, URSS.
Bibliographie
- Histoire du parti communiste français S.Courois M.Lazar PUF 1995
- Le siècle communiste Numéro spécial n°233 de la revue L'Histoire
- Le Génie du Communisme Arnaud Viviant, éditions Gallimard 2004
Presse communiste
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- Quotidien l'Humanité, fondé en 1904 par Jean Jaurès
- Regards, Regards, mensuel communiste dirigé par Clémentine Autain
- Économie et Politique, publication marxiste d'économie
- La Terre, hebdomadaire du PCF destiné au monde agricole
- La Marseillaise, quotidien communiste régional diffusé dans le Sud Est de la France et qui organise annuellement le fameux tournois de pétanque Le mondial La Marseillaise
- Le Patriote Cote d'Azur, hebdomadaire communiste des Alpes Maritimes fondé à la Libération et ayant eu comme célèbre collaborateur Pablo Picasso
- Liberté Hebdo, hebdomadaire communiste du Pas de Calais, fondé à la Libération
- Le Manifeste, journal communiste
- Pif Gadget
Elus communistes
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- Groupe communiste Républicain et Citoyen du Sénat
- Groupe communiste de l'assemblée Nationale
- ANECR, association nationale des élus communistes et républicains
Liens externes
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Le parti de la gauche européenne
- le site du Parti Communiste français
- le site du Mouvement Jeunes Communistes
- Parti de la gauche européenne
- Nouvelle Gauche communiste
- Pôle de Renaissance communiste en France
- Espaces Marx, fondation d'investigations marxistes
- Chronologie indicative de l'histoire du mouvement ouvrier français
- Les différentes fédérations départementales du Parti communiste
- Le PCF et la guerre d'Algérie
- la crise ensemble tournons la page!
