Palestine
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croix rouge
La Palestine (فلسطين) est une région du Proche-Orient située au sud-est de la Méditerranée. Au centre de son territoire coule la rivière du Jourdain. Le nom de Palestine a été donné à cette région au premier siècle de notre ère par l'empereur romain Hadrien qui voulu effacer le souvenir même du royaume juif de Judée, suite aux nombreuses révoltes et de l'intégrer définitivement à l'Empire Romain.
Dans certains documents, on considère qu'elle englobe désormais, d'une part l'État d'Israël, et d'autre part des territoires — Cisjordanie (anciennes Judée-Samarie), bande de Gaza — destinés à devenir le futur État palestinien, qui prendra vraisemblablement le nom de Palestine s'il voit le jour (Autorité palestinienne). Selon d'autres références, le terme Palestine est utilisé pour désigner les seules régions de Cisjordanie et de Gaza.
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Histoire
Pour un article complet, voir Histoire de la Palestine
Charnière entre la vallée du Nil et la "terre entre les fleuves" (Mésopotamie), point de passage stratégique, le pays a été habité depuis des millénaires et a connu la présence de nombreuses dominations et brassage de peuples. Il fut aussi convoité, attaqué et occupé par différents empires. Chronologiquement, le pays connu la domination des : Cananéens, Hébreux, Romains, Byzantins, Arabes, Croisés, Ottomans et Britanniques. Il est l'enjeu d'un conflit qui s'étend depuis un siècle entre la population juive — dont l'établissement s'est matérialisé lors de la création de l'État d'Israël — et les Palestiniens, aujourd'hui représentés par l'Autorité palestinienne.
En 1882, la Palestine comptait 25 000 Juifs pour 500 000 Arabes. Après le démantèlement de l'empire ottoman, l'administration de la Palestine a été confiée à la Grande-Bretagne par la Société des Nations en 1920 sous la forme d'un mandat provisoire en attendant que les populations locales soient capables de s'autogérer. Une première vague d'immigration d'inspiration sioniste (voir Histoire du sionisme) au début du siècle, puis d'autres plus massives (juifs européens de l'est, juifs arabes et juifs russes), dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, a profondément modifié le caractère démographique et politique de la région.
L'histoire de la Palestine à partir de la Déclaration Balfour, encourageant la création d'un foyer national juif en Palestine, fait l'objet de deux narrations généralement contradictoires.
- L'année 1948 est, pour les Israéliens, l'année de la restauration d'un foyer national. Les Juifs, fondent l'État d'Israël sur le territoire proposé dans la résolution 181 de l'Assemblée générale de l'ONU.
- Les Palestiniens, quant à eux, y font référence sous le nom de Nakba, la catastrophe, symbolisant la séparation de ce qu'ils considèrent comme leur patrie.
L'Egypte, la Jordanie et Israël annexèrent chacun les territoires conquis suite à la guerre de 1948, les Palestiniens dénonçant alors la collusion entre la Jordanie et Israël, signée en novembre 1947 entre Golda Meyerson (Meir) et le roi Abdallah.
La guerre israélo-arabe de 1948, consécutive à la création d'Israël et à l'attaque par les Etats arabes qui rejetaient la proposition de partage de l'Assemblée générale de l'ONU, conduit près de 800 000 réfugiés palestiniens à quitter leurs terres et être regroupés dans des camps. Les témoignages palestiniens d'époque semblent montrer, pour les historiens d'avant 1988, que le départ des réfugiés serait en partie du fait des autorités politiques et religieuses palestiniennes, lesquelles auraient espéré une défaite des Israéliens lors de l'attaque de la coalition arabe (voir l'article : Israël, section Histoire pour des témoignages de réfugiés palestiniens). Cependant, les "nouveaux historiens" ont établi une chronologie différente. Selon Benny Morris, le plus célèbre d'entre eux, sur les 369 localités arabes de l'Etat israélien et des zones qui passèrent sous contrôle israélien pendant cette guerre, 228 ont été désertés sous les attaques des forces juives (41 donnant lieu à une expulsion manu militari) et 90 villages se sont vidés de leur population, affolée par les témoignages de massacres, notamment celui de Deir Yassine. Pour 45 cas, l'historien avoue ignorer les causes du départ. Dans seulement 6 cas, il l'attribue à l'appel des autorités locales arabes. La version des nouveaux historiens israéliens rejoint celle de confrères palestiniens comme Abou Loughod. Benny Morris et d'autres historiens du même courant ont également démenti, arguant de recherches sur les archives radiophoniques, l'appel général par ordres radiophoniques ou locaux des autorités arabes au départ.
Les nouveaux camps palestiniens étaient situés :
- en Cisjordanie (territoire promis à la Palestine et occupé par la Jordanie de 1948 à 1967, puis par Israël depuis la Guerre des 6 jours)
- dans la Bande de Gaza (territoire promis à la Palestine et occupé par l'Égypte de 1948 à 1967, puis par Israël depuis la Guerre des 6 jours)
- et dans les pays arabes voisins (plan).
Le retour des familles de réfugiés palestiniens est refusé par Israël, tandis que l'asile politique et la citoyenneté ont été accordés au compte-goutte par les pays arabes. Cette population de réfugiés est estimée à 4 millions, compte non tenu de Palestiniens de la diaspora qui ont acquis une nationalié étrangère. Les Palestiniens reprochent à Israël d'être inflexible sur la question des réfugiés tandis qu'Israël reproche aux pays arabes d'entretenir l'espoir d'un droit au retour et de refuser une véritable normalisation.
Une période de négociations politiques à vu le jour ces dernières années à travers les Accords d'Oslo en 1993 et leur calendrier établi sur les années suivantes. Cependant, après le blocage des négociations en 2000, le conflit reprend violemment à travers la seconde Intifada. Les Palestiniens réclament le respect par Israël de la résolution 242 du Conseil de sécurité de l'Onu et de celles relatives aux réfugiés. Réaffirmant les principes adoptés en juin 1996 lors du Sommet arabe extraordinaire du Caire qui plaçait l'optique d'une paix juste et globale au Proche-Orient dans le cadre du respect du droit international, les pays arabes garantissent, lors du sommet arabe à Beyrouth en 2002, une normalisation totale traduite par un accord de paix avec l'Etat hébreu, en contrepartie de l'acceptation par Israël d'un Etat palestinien, d'un retour aux frontières dites de 1967 et à la formulation d'une "solution équitable" au problème des réfugiés.
Le conflit s'enlise cependant avec la recrudescence d'attaques israéliennes sur les villes palestiniennes et d'attentats terroristes commis par des groupes palestiniens. La plupart des pays occidentaux et une partie des populations israélienne et palestinienne veulent croire en la renaissance d'un espoir depuis l'arrivée de Mahmoud Abbas à la tête de l'Autorité palestinienne désirant stopper le terrorisme et, d'autre part, devant le désir du premier ministre israélien Ariel Sharon d'évacuer des colonies juives de certains territoires sous occupation militaire.
Pour les opposants anti-sionistes en Israël et en Palestine, la poursuite de la construction de murs et de clôtures de séparation à l'intérieur de la Cisjordanie et l'agrandissement des colonies au delà de la "ligne verte" n'augurent au contraire que d'une aggravation du conflit, ces développements allant à l'encontre selon eux de la création d'un Etat palestinien viable. Pour ces mouvements, l'issue du conflit réside dans le traitement égal des Juifs et des Arabes dans cette région du monde.
Politique
Pour un article complet, voir Politique de la Palestine
Palestine
- Palestine, Histoire de la Palestine.
- Empire ottoman, Accord Sykes-Picot, Déclaration Balfour, Plan de partage de la Palestine.
- Bande de Gaza, Cisjordanie, Diaspora palestinienne, Réfugiés palestiniens.
- OLP, Autorité palestinienne, Yasser Arafat, Mahmoud Abbas.
Israël
- Israël, Histoire d'Israël, Histoire chronologique d'Israël, Jérusalem.
- Sionisme, Histoire du sionisme, Tsahal.
- Ariel Sharon, Shimon Peres, Yitzhak Rabin, Menahem Begin, David Ben Gourion.
Conflit israélo-palestinien
- Conflit israélo-palestinien, Conflit israélo-arabe.
- Guerre israélo-arabe de 1948, Massacre de Sabra et Chatila, Résolution 242.
- Hamas, Ligue arabe.
Drapeau Palestinien
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Sur la gauche un triangle rouge, prolongé par 3 bandes horizontales noir, blanche et verte.
- le triangle rouge symbolise la « maison hachémite » de Mahomet;
- la bande noire symbolise les Abbassides de Bagdad (750-1258);
- la bande blanche symbolise les Omeyyades de Damas (661-750);
- la bande verte symbolise les Fatimides du Caire (969-1171).
Ces couleurs avaient été adoptées par la Grande révolte arabe de 1916, révolte qui visait à la formation d'un royaume arabe englobant tout le Croissant fertile. Cette révolte, qui n'éclata jamais, échoua, faute d'action, avec la fin de la Première Guerre mondiale.
Après 1948, ces couleurs sont devenues celles de la résistance palestinienne.
Géographie
Pour un article complet, voir Géographie de la Palestine
Économie
Pour un article complet, voir Économie de la Palestine
Durant les années 1994 à 2000, selon un rapport du FMI, l'économie palestinienne a augmenté sur un rythme de 9,28 % par an, et les investissements de 150 %, ce qui en fait l'un des taux de développement les plus rapides au monde lors de cette période. De 1994 à 2001, l'Union européenne a financé dans les territoires palestiniens, des projets d'infrastructures pour plus de 3 milliards d'euros. Une grande partie des projets réalisés à l'aide des aides européennes ont été détruits en 2002 et 2003 par l'armée israélienne en représailles à des attentats sanglants perpétrés, selon elle, avec l'accord tacite de l'Autorité Palestinienne. Parmi les destructions opérées : l'aéroport de Gaza (9,3 millions d'euros), le camp de la police civile (2,05 millions d'euros), le laboratoire médico-légal (700 000 €), des destructions de reboisement (720 000 €), etc.
Culture
Pour un article complet, voir Culture de la Palestine
Terre de religions
La Palestine est le berceau de deux grandes religions monothéistes, le judaïsme et le christianisme, et une terre sainte pour la troisième, l'Islam. Depuis des siècles, tous se croisent et se retrouvent sur le sol de la Palestine, terre hautement sacrée et chargée de symboles pour ces trois grandes religions. Des lieux de culte et de vénération sont éparpillés sur tout ce territoire historique : Jérusalem, Hébron, Bethléem, Jéricho, le Lac de Tibériade sont autant de noms de villes et de lieux qui font vibrer la fibre religieuse de centaines de millions de personnes dans le monde.
Liens externes
- Palestine sur Wikitravel
- Les palestiniens réfugiés à travers le monde
- Application de la peine de mort en Palestine
Voir aussi
Palestine
- Palestine, Histoire de la Palestine.
- Empire ottoman, Accord Sykes-Picot, Déclaration Balfour, Plan de partage de la Palestine.
- Bande de Gaza, Cisjordanie, Diaspora palestinienne, Réfugiés palestiniens.
- OLP, Autorité palestinienne, Yasser Arafat, Mahmoud Abbas.
Israël
- Israël, Histoire d'Israël, Histoire chronologique d'Israël, Jérusalem.
- Sionisme, Histoire du sionisme, Tsahal.
- Ariel Sharon, Shimon Peres, Yitzhak Rabin, Menahem Begin, David Ben Gourion.
Conflit israélo-palestinien
- Conflit israélo-palestinien, Conflit israélo-arabe.
- Guerre israélo-arabe de 1948, Massacre de Sabra et Chatila, Résolution 242.
- Hamas, Ligue arabe.
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