Orgue
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Le mot orgue désigne, jusqu’au XXe siècle, un type d’instrument de musique multiforme dont les caractéristiques communes sont :
- d’être joué à l’aide d’un ou de plusieurs claviers, et d’un pédalier (le plus souvent) ;
- de produire les sons à l’aide d’ensembles de tuyaux sonores alimentés par une soufflerie, appelés « jeux » ou « registres ».
- Note : le mot orgue est masculin. Cependant, au pluriel il peut-être soit féminin (de belles orgues) en parlant d’un seul instrument, soit masculin (les orgues fabriqués par Clicquot) en parlant de plusieurs instruments.
| Sommaire |
Introduction
Cet instrument est d’origine très ancienne, romaine ou byzantine, et s’est tôt caractérisé en occident comme l’instrument d’église par excellence.
On s’accorde à dire que le premier orgue a été inventé par un grec, Ktésibios, au 3e siècle avant J.C. Utilisant déjà une mécanique assimilable à un clavier, et une soufflerie dont la pression était donnée par l’eau, il faisait chanter des instruments de l’époque tels que l’olos et la flûte. Cet ancêtre a tout naturellement reçu le nom « hydraule ».
Plus que pour tout autre, les caractéristiques peuvent varier considérablement d’un instrument à l’autre :
- caractère portatif des plus petits instruments dits « orgues positifs » (que l’on pose), ou fixe des grands instruments d’église ou de concert
- nombre et étendue des claviers (de un à quatre ou cinq, parfois plus)
- existence - ou non - et étendue d’un pédalier
- nombre et nature des registres (ensembles de tuyaux sonores) de 1 à 60 et plus
- puissance sonore (adaptée à un salon, à une cathédrale, à une salle de concert)
- technique de transmission des commandes du clavier (mécanique, pneumatique, électromagnétique...)
| Image manquante Orgue.png Buffet d’orgue |
| Image manquante Orguelehavre1.jpg.png orgue de la cathédrale du Havre, offert par Richelieu en 1637 |
Chaque grand instrument est une pièce unique. Il est adapté au local qui l’abrite, à sa destination musicale ou liturgique, à l’importance du budget qui a pu lui être consacré : par nature, c’est un instrument extrêmement coûteux, que ce soit en facture, en maintenance, en restauration. À l’époque baroque, l’orgue est un des sommets de la technologie - seuls certains instruments d’horlogerie ou de serrurerie peuvent atteindre une complexité comparable.
Pour toutes ces raisons, on le considère souvent comme le roi des instruments.
Depuis le XXe siècle, il existe aussi des orgues électromécaniques telles les célèbres orgues Hammond puis électroniques possédant des caractéristiques analogues en termes de clavier et de registration, mais où la production des sons résulte d’une synthèse.
Description générale
Les plus petits instruments prennent la forme d’un meuble unique regroupant tous les éléments : console (claviers et autres commandes), soufflerie, sommier et tuyauterie dans un même ensemble de menuiserie.
En ce qui concerne les instruments fixes, il est courant que la console soit séparée des éléments sonores regroupés dans ce qu’on appelle le « buffet d’orgue ». Un exemple de ce type de construction est l’orgue actuel de Notre-Dame de Paris : un seul buffet visible renfermant les divers plans sonores : Positif, Grand-Orgue, Récit (expressif), Grand Choeur, Solo et Pédale. La console est en avant du buffet, l’organiste regardant vers la nef. Il peut y avoir aussi plusieurs buffets distincts. Le plus souvent deux sont visibles :
- le petit buffet placé généralement en avant sur la tribune : c’est le « Positif » qui renferme le plan sonore du même nom. Sur certains instruments - rares - le Positif est expressif.
- le grand buffet, en retrait du buffet de Positif, comportant les autres plans sonores (Grand-Orgue, Récit expressif, Grand Choeur, Solo et Pédale). Dans ce type de construction, la console est le plus souvent dite « en fenêtre », ce qui veut dire qu’elle tourne le dos au buffet de Positif et à la nef) et qu’elle est légèrement encastrée dans la base du grand buffet, ce qui nécessite une découpe dont la forme fait songer à celle d’une fenêtre. L’orgue de l’église Saint-Eustache à Paris, avec ses deux buffets dessinés par Victor Baltard - l’architecte des regrettées Halles de Paris - illustre ce type de construction.
Dans les églises et les cathédrales, le grand orgue peut être situé à différents endroits, plus ou moins favorables à l’acoustique :
- au-dessus du portail occidental (position la plus commune) ;
- en tribune, sur un côté de la nef (cathédrale de Chartres, Strasbourg) ;
- en tribune, à l’extrémité ou sur un des murs du transept.
Il y a souvent, dans les grands monuments, un « orgue de chœur » plus petit situé dans cette partie de l’église, sur un des côtés ou dans le chevet, au sol ou en tribune.
Le mécanisme
La console
| Image manquante Orgue_console.JPG Une console |
| Image manquante Pipe.organ.console.arp.jpg Une grande console |
| Image manquante Orgue_pédalier.JPG Un pédalier |
C’est l’organe de commande de l’instrumentiste. La console regroupe :
- le ou les claviers, superposés et étagés en retrait l’un par rapport à l’autre de bas en haut
- le pédalier, s’il existe
- les tirants de registres, disposés de chaque côté des claviers ou au-dessus
- les accouplements qui permettent de « coupler » entre eux les claviers, y compris le pédalier.
- le banc de l’instrumentiste.
Les claviers commandent chacun un des plans sonores de l’orgue : Grand-Orgue, Positif (éventuellement dorsal), Récit (le plus souvent expressif), Echo ou Grand-Choeur, Bombarde ou Solo dans les orgues à 5 claviers. Ces noms peuvent d’ailleurs varier. Ils comprennent en principe, de nos jours, 56 ou 61 notes.
L’accouplement permet de jouer simultanément les touches de deux ou plusieurs claviers en n’en touchant qu’un seul, et donc d’actionner simultanément l’ensemble des registres qui leur sont associés. On réserve le terme de tirasse à l’accouplement des claviers avec le pédalier.
Les touches du pédalier peuvent être disposées parallèlement ("à l’allemande") ou rayonnant ("en éventail") théoriquement pour faciliter le jeu : en fait le pédalier en éventail est surtout en vogue aux Etats-Unis et on le trouve aussi en Grande-Bretagne. Le pédalier comporte en général de nos jours 30 notes, parfois 32 notes.
A l’origine, la console est liée au buffet et on la dit en fenêtre quand elle peut se fermer par des volets. Elle peut aussi bien se trouver sur la face avant que sur les côtés. Elle pouvait, par exemple, être orientée de telle façon que l’organiste regarde vers le chœur de l’église. Dans de rares cas, elle se trouve à l’arrière. Avec l’évolution des techniques de traction (pneumatique et électrique), elle a pu être séparée du buffet pour devenir une pièce autonome de l’instrument, offrant plus de choix pour son placement. Par exemple, le grand orgue de l’église Saint-Eustache à Paris possède deux consoles, l’une en tribune à traction mécanique, l’autre, électrique et mobile, est au niveau du sol à l’entrée de la nef (côté gauche). Ce type de consoles parfaitement mobiles offre aux interprètes la possiblilité de jouer, dans de très bonnes conditions, avec orchestre ou d’autres instruments solistes en permettant une parfaite écoute de l’instrument.
L’informatique a également apporté sa contribution au mode de fonctionnement de l’orgue. Plusieurs tâches sont affectées à l’ordinateur. Il est l’assistant pour la registration et s’occupe de changer les jeux suivant une programmation établie par l’organiste, pendant que ce dernier est occupé à jouer. Il permet aussi d’enregistrer et de restituer ce qui a été joué. Le grand orgue de Notre Dame de Paris est sans doute l’exemple le plus célèbre. Des expériences ont eu lieu permettant au même interprète de jouer simultanément plusieurs instruments éloignés par la grâce des télécommunications.
La soufflerie
La soufflerie traditionnelle était constituée par de grands soufflets actionnés à la main ou aux pieds par un ou plusieurs assistants (jusqu’à dix). De nos jours, il s’agit en général de souffleries électriques dont le bruit du moteur doit évidemment être aussi faible que possible.
L’air sous pression est dirigé vers une sorte de réservoir à soufflet qui élimine les variations brusques de pression préjudiciables à la qualité du son émis ; il est envoyé aux sommiers par des « porte-vent ».
Le sommier
C’est le cœur de l’instrument car c’est lui qui fournit l’air sous pression aux tuyaux sonores en fonction des touches actionnées et des registres sélectionnés par l’organiste. Le sommier est la partie la plus délicate de l’orgue, car il doit assurer une distribution parfaite et équilibrée du « vent » (air sous pression) venant de la soufflerie et la distribuer aux registres sélectionnés, sans fuites d’air qui pourraient faire « corner » l’instrument. L’étanchéité doit en être parfaite, ainsi que ce qu’on appelle l'"attaque" des notes.
Le vent arrive à la partie inférieure du sommier dans une sorte de caisson étanche (la laye) dont il peut sortir par des soupapes actionnées par l’organiste (la tige qui tire une soupape pénètre dans la laye au travers d’une boursette en cuir très souple qui assure l’étanchéité tout en permettant le mouvement).
Sommier_Orgue_1.PNG
Lorsqu’une soupape s’abaisse, l’air pénètre dans un autre espace, la gravure qui dessert l’ensemble des tuyaux correspondant à la note sélectionnée. La gravure est surmontée de bas en haut :
- par une table percée de trous en face de chacun des tuyaux ;
- par les « registres », planchettes de bois allongées et percées de trous qui coulissent sur la table, perpendiculairement à la gravure.
- par une chape comparable à la table, et qui supporte la base des tuyaux ;
La position du registre, tiré ou poussé, met en communication, ou non, la gravure avec le ou les tuyaux correspondants : l’air traverse alors, par les trous mis en regard, la table, le registre et la chape.
Sommier_Orgue_2.PNG
Un tuyau est donc sélectionné, et résonne, lorsque son registre est en position adéquate et que l’on appuye sur la touche qui le commande.
La transmission
On appelle transmission l’ensemble des organes qui transmettent aux soupapes situées dans le sommier le mouvement de la touche qui est appuyée par l’organiste. Les mêmes principes s’appliquent au maniement des registres situés dans le sommier et actionnés depuis la console (mais avec moins de contraintes).
A l’origine, la transmission était purement mécanique et se constituait d’un ensemble de leviers, de renvois en équerre, de tringles rotatives appelées vergettes reliant l’arrière de la touche à la soupape. Cette technologie demandait une grande minutie de réalisation pour que le mouvement soit précis et le mécanisme pas trop inerte. La réduction des frottements avait une grand importance, et tout ici nécessitait que la console soit le plus près possible du sommier : l’organiste jouait presque toujours en tribune. Le mécanisme était le plus simple lorsque le clavier était tout près du sommier : toutefois l’écartement des touches étant nécessairement plus petit que celui des soupapes (induit par l’espacement des tuyaux) le mécanisme minimal était ce qu’on appelle l’abrégé.
À partir du XIXe siècle, les principes de transmission se multiplient :
- pneumatiques : c’est l’air sous pression qui sert à véhiculer les commandes
- électriques : les soupapes sont actionnées par des électroaimants dont le courant de commande est commandé par les touches du clavier
- électro-pneumatique (combinaison des deux précédents : soupapes actionnées par l’air sous pression libéré par une autre soupape actionnée par électroaimant).
Ces dispositifs éliminent certains inconvénients de la transmission mécanique mais distancient l’interprète des organes sonores.
Les tuyaux
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L’émission sonore est assurée par des tuyaux qui reçoivent, à leur base, l’air sous pression venant du sommier. Le plus souvent, les tuyaux ont une position verticale ; ils peuvent aussi être disposés horizontalement (disposition en éventail dite « en chamade » souvent usitée en Espagne).
Les tuyaux diffèrent entre eux par de nombreux paramètres :
- la matière (bois ou métal - alliage d’étain et de plomb en général)
- la longueur qui détermine la hauteur de la note émise
- tuyau ouvert ou tuyau fermé à l’extrémité supérieure
- la forme, cylindrique, conique, ou autre
- l’organe sonore (bouche ou anche)
Les tuyaux se répartissent donc en plusieurs catégories:
- les jeux à bouche, comprenant les fonds et bourdons, les mutations simples et les mutations composées ;
- les anches d’une sonorité éclatante, ils sont caractérisés par la présence d’une languette métallique à la base du tuyau qui vibre.
Jeux à bouche.
Le principe de fonctionnement est celui de la flûte à bec
- les fonds : tuyaux ouverts, appelés montre lorsqu’ils sont présentés en façade de l’instrument. Leur longueur est exprimée en pieds (environ 32,5 cm). Les plus graves (32 pieds pour la note la plus grave) mesurent environ 10 mètres. Cette longueur correspond à la partie cylindrique, au-dessus de la bouche. Les plus aigus (1 pied), 30 cm. Le diamètre est un paramètre important de leur timbre : les tuyaux étroits forment les jeux gambés, le diamètre intermédiaire est celui des principaux (prestant, doublette...), le diamètre large est celui des jeux flûtés.
- les tuyaux bouchés (les bourdons) ont une sonorité plus sourde. Parce qu’ils sont bouchés, ils émettent des sons une octave plus grave qu’un tuyau ouvert de même dimension.
- les mutations simples émettent des sons différents de la note jouée : ils sont destinés à être couplés avec d’autres jeux pour en modifier le timbre.
- les mutations composées sont formées de plusieurs rangs de tuyaux groupés de façon indissociables et qui émettent ensemble des sons chargés en harmoniques : on parle de fournitures et cymbales en indiquant le nombre de rangs de tuyaux, ils permettent de former le plenum.
Le buffet
Les orgues d’église ont souvent un rôle décoratif important.
Le buffet, dont les deux fonctions initiales sont de cacher et protéger, puis le guide, de résonnateur, est souvent une œuvre d’ébénisterie très travaillée, alternant parties de menuiserie richement sculptée et espaces occupés par les tuyaux de montre disposés en plate-faces et tourelles de nombre varié (2, 3, ou plus). Dans la tradition française, le bois est généralement brut ; chez les allemands, les italiens, les hollandais, la décoration fait souvent appel à la peinture, la dorure.
Dans la facture moderne, le buffet est souvent assez dépouillé et tend à mettre en valeur les tuyaux de montre comme principal élément décoratif.
OrgueccMulhouse.jpg
Facteurs d’orgue célèbres
- Dom Bedos de Celles, auteur du célèbre livre Le Facteur d'orgues, lien externe : [1]
- Les Clicquot
- les Lefebvre
- Arp Schnitger
- Les Dallam
- Les Silbermann
- Aristide Cavaillé-Coll
- Joseph Merklin
- Casavant Frères au Canada
- Samuel Warren
La musique d’orgue
en cours
Principaux compositeurs
Période baroque
Cette période marque l’apogée de la littérature de l’instrument, servi par des musiciens de génie.
- Johann Sebastian Bach
- Dietrich Buxtehude
- François Couperin
- Girolamo Frescobaldi
- Nicolas de Grigny
- Louis Marchand
- Jan Pieterszoon Sweelinck
Voir aussi:
Périodes classique et romantique
- Alexandre Boely
- Johannes Brahms
- Franz Liszt
- Felix Mendelssohn-Bartholdy
- Robert Schumann
Période post-romantique
- Jehan Alain
- Marcel Dupré
- Maurice Duruflé
- César Franck
- Eugène Gigout
- Alexandre Guilmant
- Jean Langlais
- Olivier Messiaen
- Gabriel Pierné
- Max Reger
- Camille Saint-Saëns
- Charles Tournemire
- Louis Vierne
- Charles-Marie Widor
- Léon Boëllmann
Période contemporaine
- Thierry Escaich
- Jean-Louis Florentz
- Jean Guillou
- Naji Hakim
- Daniel Roth
L'orgue, par ses possibilités largement supérieures aux autres instruments de musique, peut remplacer un orchestre à lui seul. C’est l’instrument de soliste par excellence.
Toutefois, il peut aussi servir d’accompagnement, de continuo et il a aussi été utilisé en combinaison dans des œuvres telles que :
- concertos pour orgue et orchestre (Haendel, Michel Corrette, Francis Poulenc ...)
- symphonie avec orgue (François-Joseph Fétis, Camille Saint-Saëns, Joseph Jongen...)
- etc.
L'orgue est également un instrument se prétant à merveille aux improvisations, et où tous les grands organistes ont fait, et continuent à faire preuve de virtuosité, tels Pierre Cochereau, Michel Chapuis, Thierry Escaich, Philipe Lefevre, Daniel Roth...
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Quelques instruments d’exception
- En France :
- Orgues classiques
- Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers (Clicquot)
- abbatiale Sainte-Croix à Bordeaux (Dom Bedos reconstitué par P. Quoirin )
- Abbatiale de Saint-Maximin (Isnard)
- Saint-Michel en Thiérache
- Abbatiale de Marmoutier et d'Ebersmunster (André Silbermann, 1709, 1732)
- Église Saint-Thomas de Strabourg (Jean-André Silbermann, 1741)
- Orgues symphoniques
- église Saint-Sulpice à Paris (Aristide Cavaillé-Coll)
- abbatiale Saint-Ouen à Rouen (Aristide Cavaillé-Coll)
- Orgues classiques
- En Allemagne :
- abbatiale de Weingarten ( Gabler 1750 )
- Aux Pays-Bas :
- Haarlem ( Müller 1738 )
- Alkmaar
- En Suisse :
- Basilique de Valère à Sion, où se trouve le plus vieil orgue jouable au monde.
Divers
Le musicien jouant de l’orgue est nommé organiste. Le fabricant d’orgue est appelé facteur d'orgue ou organier.
Le mot orgue, du genre masculin au singulier, devient féminin au pluriel, lorsque l’on parle des orgues d’un même édifice (ex: les grandes orgues de Notre-Dame de Paris, les beaux orgues de Paris).
Du fait de la ressemblance, un lance-roquette soviétique de la Seconde Guerre mondiale fut nommée orgue de Staline.
Bort-les-Orgues est une ville de Corrèze surplombée par les Orgues de Bort, une coulée volcanique en forme d’orgues et dont la pierre dénommée phonolithe émet une sonorité aux chocs.
Lien externe
- Manufacture d'Orgues Franck Bistocchi : facteurs d’orgues contemporains, instruments fabriqués selon des techniques anciennes, ornés et sculptés entièrement à la main.
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