Oïdium


L'oïdium est une maladie cryptogamique, causée par un champignon unicellulaire, responsable de redoutables épiphyties. Il comporte de nombreuses variétés toutes parasites des plantes cultivées. L'oïdium fait partie des maladies bien connues des jardiniers, et pratiquement tous les végétaux peuvent être attaqués par ce parasite. Il prolifère par temps relativement sec, contrairement à d'autres champignons (tavelure, mildiou, rouilles, etc.).

C'est souvent en mai qu'il commence ses ravages, favorisé par l'humidité encore bien présente et l'arrivée de la chaleur. Les écarts de température importants entre la nuit et le jour constituent des facteurs favorisant l'apparition de ce champignon qui menace grand nombre de cultures, aussi bien au jardin d'ornement qu'au verger ou au potager... Dans le cas d'attaque importante, la récolte fruitière est réduite.

Sommaire

Description

Son attaque commence par l'apparition d'un feutrage (poudre), blanc à blanc-grisâtre, d'aspect farineux à la surface des feuilles, des tiges et parfois des fleurs, d'où son surnom local de « meunier ». L'oïdium peut provoquer une déformation des feuilles, qui se gondolent et se boursouflent et se multiplie préférentiellement sur les organes jeunes (feuilles), qu'il envahit et déforme, d'où le nom de « drapeau », donné aux feuilles attaquées.

Action préventive

Moyens de lutte

Lorsque l'attaque est déclarée :

traitement au soufre

Le soufre, produit de base, employé depuis très longtemps contre l'oïdium (vers 1850 sur la vigne), donne toujours de bons résultats en lutte préventive et/ou semi-curative. Il est autorisé en agriculture biologique. Ses actions secondaires sont aussi intéressantes sur un certain nombre d'autres champignons et d'insectes ou d'acariens. Il agit par vapeur (on dit qu'il se sublime). En revanche il peut être agressif par temps calme et chaud, sur les plantes, s'il a été mal réparti ou trop concentré. Il peut être employé très près de la récolte car il est totalement biodégradable.

Généralement appliqué en pulvérisation, le soufre s'achète sous forme de « poudre à mouiller » que l'on dilue donc dans l'eau selon les doses indiquées sur l'emballage; les augmenter n'améliore pas l'efficacité du traitement, et évitez de traiter par forte chaleur, comme tout traitement à pulvériser sur les feuilles,

Si vous n'avez effectué aucun traitement et que la maladie se déclare, traitez dès l'apparition des premiers symptômes, mais l'efficacité baisse très fortement au-delà de 10 à 15% de surface atteinte.

See also: Oïdium, 1850, Champignon, Maladie cryptogamique, Mildiou, Parasite, Sublimation, Tavelure, Unicellulaire, Épiphytie