Nimrud
Nimrud ou Nimrod, Nemrod (en hébreu נִמְרוֹד du verbe maradh, qui dérive du verbe Mered, qui signifie « se rebeller »). Nimrod peut signifier également « Celui qui a vaincu le léopard » en partant sur la signification de Nimr, « léopard » et Rad, « dompter ».
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L'ancêtre éponyme dans la Bible
Fils de Koush, lui-même premier-né de Cham, fils de Noé d'après la Bible.
Nimrud fut le fondateur et le roi du premier empire venu à l’existence après le déluge. Il se distingua en qualité de puissant chasseur « devant » (dans un sens défavorable ; héb. : liphné ; « contre » ou « en opposition avec » ou « en face de » Dieu, Jéhovah (Gn 10:9). Bien que dans ce cas certains spécialistes prêtent un sens favorable à la préposition hébraïque qui signifie “ en face de ”, les targoums juifs, les Antiquités juives de l’historien Josèphe ainsi que le contexte de Genèse chapitre 10 laissent entendre que Nimrud était un puissant chasseur qui provoquait Dieu.
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| Enfant de: Koush | Nimrod * | Parent de: |
Histoire
À son commencement, le royaume de Nimrud comprenait les villes de Babel, Érek, Akkad et Kalné, toutes au pays de Shinéar. Par conséquent, ce fut probablement sous sa direction que débuta la construction de Babel et de sa tour.
Cette déduction est également en accord avec l’opinion juive traditionnelle. Josèphe écrivit : « [Nimrud] peu à peu transforme l’état de choses en une tyrannie. Il estimait que le seul moyen de détacher les hommes de la crainte de Dieu, c’était qu’ils s’en remissent toujours à sa propre puissance. Il promet de les défendre contre une seconde punition de Dieu qui veut inonder la terre : il construira une tour assez haute pour que les eaux ne puissent s’élever jusqu’à elle et il vengera même la mort de leurs pères. Le peuple était tout disposé à suivre les avis de [Nimrud], considérant l’obéissance à Dieu comme une servitude ; ils se mirent à édifier la tour [...] ; elle s’éleva plus vite qu’on eût supposé. » — Antiquités judaïques, I, 114, 115 (IV, 2, 3).
Etant des plus anciens rois d'Assyrie, puissant chasseur, inaugurateur des guerres, il fut aussi un des premiers à regrouper les hommes en tribus et à construire des cités (Babylone et Ninive sont les plus importantes).
Déïfication
Il est logique de penser qu’après la mort de Nimrud les Babyloniens se sentirent poussés à l’honorer grandement en tant que fondateur, bâtisseur et premier roi de leur ville, et comme organisateur de l’Empire babylonien initial. D’après la tradition, Nimrod mourut de mort violente. Puisque le dieu Mardouk (Merodak) était tenu pour le fondateur de Babylone, certains ont émis l’hypothèse que Mardouk représente Nimrod déifié.
Les dieux et les déesses tels qu’ils sont décrits dans les textes babyloniens antiques ne sont que le reflet de l’homme mortel. D’après ces récits, les divinités naissaient, aimaient, avaient des enfants, se battaient et même mouraient, tel Tammouz. Il est dit que, terrifiées par le déluge, elles ‘ s’accroupirent comme des chiens ’. On les dépeint aussi avides, mangeant souvent jusqu’à la gloutonnerie et buvant jusqu’à l’ivresse. Elles étaient violentes, vindicatives et soupçonneuses les unes envers les autres. Des haines farouches les opposaient.
Ainsi, il est aisé de lier les premiers personnages que la Terre ait portée avec les dieux et déesses des Babyloniens, des Assyriens et des Egyptiens, premiers grand peuples chez qui beaucoup de croyances ont été reprises par les religions au cours du Temps.
Bibliographie
Alexandre Hislop, « Les deux babylones », 1916
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