Névrose d'angoisse
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Description générale : l'attente anxieuse et l'attaque d'angoisse
La névrose d'angoisse revêt deux aspects,
L'attente anxieuse est le symptôme, le plus constant, le plus durable dans le temps. Elle peut être définie comme un état d'alerte et de tension, permanente et forte, une inquiétude durable sans objet défini pouvant surgir et se concrétiser pour n'importe quel prétexte. Il peut s'agir de la peur d'une mort imminente par exemple.
Pierre janet la décrivait comme "un sentiment pénible d'attente", "une peur sans objet".
En effet, "on a peur de quelque chose, tandis que l'anxiété se rapporte à soi" (Binder).
- Sentiment d'insécurité.
- Attente d'une menace imprécise.
- Exagération, majoration du moindre souci.
- Interrogations sur l'avenir.
- Sursaut à la moindre chose.
- Le sujet a des troubles fréquents de la concentration et du mal à maintenir une activité *intellectuelle.
- L'anxiété augmente au fil de la journée pour atteindre son paroxysme le soir.
L'attaque d'angoisse est , au contraire, moins fréquente,
Les manifestations somatiques
Les équivalents somatiques sont bien plus courants que les crises d'angoisse à proprement parler. Ils peuvent revetir de nombreuses formes et les manifesations
Manifestations cardio-vasculaires :
- Crises de palpitations
- Accès de tachycardie
- Lipothymies
- Précordialgies
- Pseudo-angor
Manifestations respiratoires :
- Dyspnée asthmatiforme
- Syndrome d'hyperventilation aboutissant à une crise tétaniforme
- Accès de toux nerveuse
Manifestations digestives :
- Barre épigastrique
- Spasmes pharyngés (boule oesophagienne)
- Spasmes gastriques
- Spasmes intestinaux
- Colite spasmodique
- Spasmes ano-rectaux (avec ténesme ou épreintes)
- Crises de hoquet
- Faim paroxystique
- Soif paroxystique
Manifestations génito-urinaires :
- Douleurs abdomino-pelviennes
- Cystalgies à urines claires
- Pollakiurie
- Crises polyuriques
- Troubles sexuels (inhibition)
Manifestations neurologiques, sensorielles ou musculaires :
- Céphalées
- Lombalgies
- Algies posturales
- Prurit
- Crises de tremblement
- Bourdonnements des oreilles
- Crises de vertige (avec sensation de dérobement des jambes ou de sentation de marche instable)
Troubles du sommeil :
- Difficultés d'endormissement
- Réveils fréquents
- Cauchemars
L'évolution de la névrose d'angoisse
Elle est variable selon les individus, irrégulière avec des phases de rémission et d'exacerbation selon les conditions de vie de la personne.
Facteurs d'aggravation :
- Le stress
- Le surmenage
- L'abus d'excitants (café, stimulants...)
- La consommation d'alcool
Persistance des symptômes Des enquêtes (avec recul de 10 à 20 ans) ont montré :
- Une disparition complète des symptômes dans environ 10% des cas.
- Une persistance des symptômes invalidants dans environ 20% des cas.
- Des symptômes mineurs ou passagers, ne provaquant plus de handicap social, dans les 70% de cas restants.
Consultation d'un psychiatre : Dans les faits, elle est rare. Ces derniers ne voient, en général, que les formes compliquées :
- Décompensation dépressive
- Tentaive de suicide
- Toxicomanie(s)
- Alcoolisme chronique
Le passage à des organisations névrotiques structurées : Il est fréquent et peut mener aux formes suivantes :
- Organisation phobique, plus ou moins stable
- Névrose de conversion hystérique
- Névrose hypocondriaque
Les signes extérieurs d'une névrose d'angoisse et les risques de confusion avec d'autres affections
Devant un tableau anxieux, il est important de reconnaître une affectation organique qui pourrait être réelle. Au contraire, si il s'agit d'équivalents somatiques, il convient de reconnaître l'origine des manifestations, et impose donc un examen clinique, voire paraclinique, poussé...mais pas trop, pour ne pas renforcer l'impression de la personne qu'elle a une maladie physique importante.
La névrose d'angoisse n'est pas, et ne doit pas être confondue avec :
- Les névroses structurées : névrose phobique, hystérie, névrose obsessionnelle.
- L'angoisse schizophrénique : angoisse de dépersonnalisation et de néantisation, affectivité discordante, sentiment d'hostilité de l'ambiance.
- La mélancolie anxieuse.
Ethiopathogénie
Il est communément admis à la névrose d'angoisse des facteurs de prédisposition, soit :
- D'ordre constitutionnels
- Comme conséquence d'un environnement précoce défavorable (des étas anxieux proches peuvent être retrouvés dans la famille, souvent la mère).
Les manifestaions anxieuses et les attaques d'angoisse peuvent se déclencher chez une personne "vulnérable" suite à des évènements traumatiques (ou vécus comme tels) :
- Frustrations/ conflits sexuels
- Situation d'abandon, rapellant d'anciennes expériences de séparation (névrose d'abandon).
- Maladie physique
Situations de compétition (agressivité culpabilisée).
Thérapeutique utilisée
Il est à noter qu'il est difficile d'évaluer l'efficacité des thérapeutiques, dans la mesure où la névrose d'angoisse est très sensible à l'effet placebo et aux soutiens psychologiques (sous toutes les formes). Il n'existe pas à proprement parler de méthodes types, les traitements pouvant être associés ou non, variés dans le temps...
Crise aïgue d'angoisse Si le patient en parle à sa famille, à ses collègues, à son médecin, il doit avant tout être rassuré sur l'absence de danger vital. De plus, une chimiothérapie à base d'anxiolytiques mise en place par le médecin est souvent utile.
Le traitement de fond Il vise avant tout à prévenir toute nouvelle attaque de panique et à réduire l'anxiété, l'angoisse de fond. Il est généralement basé sur deux paramètres, associés ou non :
- Une chimiothérapie anxiolytique
- Les méthodes psychothérapiques :
- Les méthodes de relaxation
