Névrose d'angoisse

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Sommaire

Description générale : l'attente anxieuse et l'attaque d'angoisse

La névrose d'angoisse revêt deux aspects,

L'attente anxieuse est le symptôme, le plus constant, le plus durable dans le temps. Elle peut être définie comme un état d'alerte et de tension, permanente et forte, une inquiétude durable sans objet défini pouvant surgir et se concrétiser pour n'importe quel prétexte. Il peut s'agir de la peur d'une mort imminente par exemple.

Pierre janet la décrivait comme "un sentiment pénible d'attente", "une peur sans objet".

En effet, "on a peur de quelque chose, tandis que l'anxiété se rapporte à soi" (Binder).

L'attaque d'angoisse est , au contraire, moins fréquente,

Les manifestations somatiques

Les équivalents somatiques sont bien plus courants que les crises d'angoisse à proprement parler. Ils peuvent revetir de nombreuses formes et les manifesations

Manifestations cardio-vasculaires :

Manifestations respiratoires :

Manifestations digestives :

Manifestations génito-urinaires :

Manifestations neurologiques, sensorielles ou musculaires :

Troubles du sommeil :

L'évolution de la névrose d'angoisse

Elle est variable selon les individus, irrégulière avec des phases de rémission et d'exacerbation selon les conditions de vie de la personne.

Facteurs d'aggravation :

Persistance des symptômes Des enquêtes (avec recul de 10 à 20 ans) ont montré :

Consultation d'un psychiatre : Dans les faits, elle est rare. Ces derniers ne voient, en général, que les formes compliquées :

Le passage à des organisations névrotiques structurées : Il est fréquent et peut mener aux formes suivantes :

Les signes extérieurs d'une névrose d'angoisse et les risques de confusion avec d'autres affections

Devant un tableau anxieux, il est important de reconnaître une affectation organique qui pourrait être réelle. Au contraire, si il s'agit d'équivalents somatiques, il convient de reconnaître l'origine des manifestations, et impose donc un examen clinique, voire paraclinique, poussé...mais pas trop, pour ne pas renforcer l'impression de la personne qu'elle a une maladie physique importante.

La névrose d'angoisse n'est pas, et ne doit pas être confondue avec :

Ethiopathogénie

Il est communément admis à la névrose d'angoisse des facteurs de prédisposition, soit :

Les manifestaions anxieuses et les attaques d'angoisse peuvent se déclencher chez une personne "vulnérable" suite à des évènements traumatiques (ou vécus comme tels) :

Situations de compétition (agressivité culpabilisée).

Thérapeutique utilisée

Il est à noter qu'il est difficile d'évaluer l'efficacité des thérapeutiques, dans la mesure où la névrose d'angoisse est très sensible à l'effet placebo et aux soutiens psychologiques (sous toutes les formes). Il n'existe pas à proprement parler de méthodes types, les traitements pouvant être associés ou non, variés dans le temps...

Crise aïgue d'angoisse Si le patient en parle à sa famille, à ses collègues, à son médecin, il doit avant tout être rassuré sur l'absence de danger vital. De plus, une chimiothérapie à base d'anxiolytiques mise en place par le médecin est souvent utile.

Le traitement de fond Il vise avant tout à prévenir toute nouvelle attaque de panique et à réduire l'anxiété, l'angoisse de fond. Il est généralement basé sur deux paramètres, associés ou non :

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