Néolibéralisme
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Le terme « néolibéralisme » est un terme péjoratif voulant désigner un ensemble d'écoles d'économie et de politiques libérales ou prétendues telles.
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Définitions
Plusieurs termes sont utilisés :
- Le « néolibéralisme » pourrait englober diverses écoles d'économistes, en réalité d'essences très diverses (école autrichienne, école de Chicago, Keynésianisme, financiarisme, évolutionisme, expérimentalisme, etc.). Aucun économiste ni aucun politicien ne se désigne comme « néolibéral ». Ces derniers se déclarent plutôt libéraux ou encore libertariens.
- le terme « ultra-libéralisme » est le plus polémique et s'apparente à un slogan politique, au contenu obscur. Il a été créé comme repoussoir par les détracteurs du libéralisme économique.
- Le terme « new liberal » a été revendiqué par John Maynard Keynes, en opposition avec le libéralisme classique, et pour soutenir des politiques social-démocrates interventionnistes.
Visions du « néolibéralisme »
Ceux qui emploient le terme
Selon ceux qui emploient ce terme, une figure de proue du « néolibéralisme » est l'économiste Milton Friedman, titulaire du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel et monétariste, de même que l'école de Chicago qu'il a fondée. Parmi les dirigeants politiques des années 1980, Margaret Thatcher au Royaume-Uni et Ronald Reagan aux États-Unis sont souvent aussi considérés comme des figures majeures du « néolibéralisme ». On trouve désormais fréquemment cet adjectif pour qualifier le FMI, l'OMC, l'Union européenne, etc.
Ceux qui emploient ce terme sont généralement de gauche, mais peuvent aussi faire partie de la droite dite « conservatrice » ou « étatiste ». Ils reprochent à ce qu'il appellent « néolibéralisme » d'accroître les inégalités sociales, de réduire la souveraineté des états, et de nuire au développement du tiers monde.
Les libéraux
Les libéraux disent qu'au contraire les phénomènes mis en cause résultent de l'intervention de l'État, car pour eux le « vrai » libéralisme repose d'abord sur le droit imprescriptible de l'individu face à toute organisation collective ou étatique.
Pour eux la notion même d'ultra ou néo est absurde, car, selon eux, contrairement aux collectivismes, le libéralisme n'est ni partisan ni conflictuel, et n'a donc pas à faire avancer des intérêts particuliers avec plus ou moins de vigueur, tout en étant fondé à faire face aux présentations caricaturales que font certains de ses détracteurs (voir [1]).
Citations
- « Ces dernières années, la société a retrouvé le goût de la lutte et de la résistance active contre l'horreur ultralibérale » (José Bové, Le Monde diplomatique, octobre 1999, http://www.monde-diplomatique.fr/1999/10/BOVE/12566)
- « Les adversaires du libéralisme — ceux qui se sont si lourdement et tragiquement trompés pendant des décennies — ne pouvaient cacher leurs erreurs qu'en pratiquant la fuite en avant : au lieu de célébrer la chute du mur de Berlin comme le symbole d'un retour à la liberté individuelle, ils ont proclamé la victoire de la démocratie (c'est-à-dire d'un mode d'organisation de la société politique) et ils sont partis en guerre contre les fictions que sont l'ultra-libéralisme et le néo-libéralisme, deux concepts construits de toutes pièces par les collectivistes et dans lesquels les libéraux ne se reconnaissent pas. » (Pascal Salin)
Voir aussi
- altermondialisation, mondialisation,
- politique
- solidarité
- FMI, OMC, Banque Mondiale
- Libéralisme
- Libéralisme économique
- souveraineté alimentaire
- Libre échange
- collectivisme
- capitalisme
Liens externes (non neutres)
- Une courte histoire du néolibéralisme (Attac, groupe de gauche antimondialiste)
- Le Québécois libre, Journal indépendant d'orientation libérale.
