Néo-français

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Série : Littérature
Littérature francophone

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Élément essentiel de la conception du langage de Raymond Queneau, le néo-français aurait dû, en tant que langage parlé remplacer le français écrit standard. La syntaxe et le vocabulaire typiques au parlé et une orthographe plus ou moins phonétique auraient ainsi enrichi la langue française sclérosée des grammairiens.

Vers la fin des années soixante, Queneau a dû constater que le néo-français ne s'était pas imposé du tout et qu'au contraire, le français écrit traditionnel était en train de se consolider grâce, entre autres, à l'influence des mass media.

Cette situation a un peu évolué dans les années 2000, avec l'utilisation des blogs et du SMS par les jeunes générations : une écriture phonétique leur permet d'exprimer leur révolte par rapport à une orthographe qu'ils maîtrisent de plus en plus mal.

D'autre part, cette idée de réforme radicale revient de temps à autre chez des écrivains. Par exemple, chez Katalin Molnár (Konférans pour lé zilétré, Al Dante, 1999) :

« Nou som le mèrkredi douz novanbr, il é dizneûveur vin sink, dizneûveur trant, par la, on va atandr juska dizneûveur karant, on atan ke toulmond ariv é sinstal é an atandan, prené la fey « Koman ékrir sinpleman ? » jvou zan pri, èl é ta vou, ya unn fôt dedan, tan pi » ...

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