Mouloud Mammeri

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Mouloud Mammeri est un écrivain, anthropologue et linguiste algérien né le 28 décembre 1917 à Taourirt Mimoune (Ath Yenni) en Haute Kabylie, mort en février 1989 dans un accident de voiture près de Aïn Defla à son retour d'un colloque à Oujda (Maroc). Enseignant à Medea puis à Beni Aknoun, il participe à la Guerre d'Algérie.

La chaire de berbère atant été supprimée en 1962 à l'université d'Alger, il n'assure des cours dans cette langue qu'au gré des autorisations. Il a recueilli et publié les textes du poète kabyle Si Mohand. Entre 1969 et 1980, il dirige le Centre national de recherches anthropologiques, préhistoriques et ethnologiques, (CRAPE). En 1980, c'est l'interdiction d'une de ses conférences qui est à l'origine des événements du Printemps berbère. En 1982, il fonde le Centre d’Études et de Recherches Amazighes, (CER.AM) et la revue Awal (La Parole).

Biographie

Mobilisé en 1934 et libéré en 1940, il s’inscrit à la Faculté des Lettres d’Alger. Remobilisé après le débarquement américain, il participe aux campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne.

A la fin de la guerre, il prépare à Paris un concours de professorat de Lettres et rentre en Algérie en Septembre 1947. Il enseigne à Médéa, puis à Ben Aknoun et doit, sous la pression des événements, quitter Alger en 1957.

De 1957 à 1962, il reste au Maroc et rejoint l'Algérie au lendemain de son indépendance. Mouloud MAMMERI dirigea alors le Centre de Recherches Anthropologiques, Préhistoriques et Ethnographiques d’Alger (C.R.A.P.E.) jusqu’en 1979 tout en donnant des cours à l’Université d’Alger. Il eut également un passage éphémère à la tête de la première union nationale des écrivains algériens qu’il abandonnera pour discordance de vue et de rôle de l’écrivain dans la société.

Il fut maître de la chaîne de Berbère à l’université d’Alger de 1962 à 1969 où certaines matières telles l’ethnologie et l’anthropologie jugées sciences coloniales durent disparaître des enseignements universitaires. Il anima alors bénévolement des cours de langue Berbère jusqu’en 1973.

En 1982, il fondait à Paris le Centre d’Etudes et de Recherches Amazighes (C.E.R.AM.) et la revue Awal (La parole), comme il animait également un séminaire sur la langue et la littérature amazighes sous forme de conférences complémentaires au sein de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (E.H.E.S.S.). Ce long itinéraire scientifique lui a permis de rassembler une somme d’éléments fondamentaux sur la langue et la littérature amazighes.

Mouloud MAMMERI trouva la mort dans un accident de la route près de Aïn Defla le 25 Février 1989 à son retour d’un colloque à Oujda (Maroc).

Bibliographie

Repères bibliographiques et œuvres de l'auteur :

Romans :

Nouvelles :

Théâtre :

Traduction et critique littéraire :

Grammaire et linguistique :


Liens Extèrnes

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See also: Mouloud Mammeri, 1917, 1934, 1940, 1947, 195, 1952, 1953