Morvan Marchal
Morvan Marchal, (31 juillet 1900 à Vitré - 13 août 1963 à Paris), de son nom français Maurice Marchal, était un nationaliste breton.
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Parcours
Avant-guerre
Après la Première Guerre mondiale, il est élève architecte à l'École des Beaux-Arts de Rennes. Il fonde, en 1918 avec le Groupe Régionaliste Breton, le mouvement Breiz Atao (Bretagne Toujours). En janvier 1919, paraît le premier numéro de Breiz Atao, revue à but essentiellement culturel au départ. En 1919, il écrit dans cette revue, influencé par Maurras et l'Action française
- « La vie Bretonne : Les Rouges. Parfaitement, Rennes l'a eue aussi sa petite manifestation pour Jaurès. (…) La voilà la jeunesse bretonne. Laisse crier les loups rouges après les loups bleus. Notre heure viendra, à nous aussi, ce sera l'heure de la Bretagne, l'heure du sain positivisme, du catholicisme et de la tradition, et ce sera aussi l'heure de la vieille et saine France. ».
Il conçoit le drapeau Gwenn ha Du en 1923. Il assura la direction de Breiz Atao et de la Yaouankiz Vreiz (Jeunesse Bretonne) jusqu'en 1928.
Militant breton
En 1924, il écrit un éditorial, qui marque l'orientation de Breiz Atao vers les « nordiques » : le nordisme, un des éléments de l'idéologie pangermaniste
- « (…) le génie latin brisa triomphalement, en un demi-siècle, l'œuvre de six cent ans de travail Nordique. Ce fut la Renaissance (…) la suppression brutale d'un progrès continu de six siècles (…) ; c'est la nuit pour l'Intelligence du Nord. (…) le flambeau latin (…) vacille et va s'éteindre, pour faire place à la torche revivifiée des Nordiques. Les Celtes, et particulièrement la Bretagne, ont leur place parmi les porteurs du Feu Nouveau. Ils furent autrefois, face à Rome, les premiers d'entre les Barbares. (…) nous avons le devoir, par notre passé et par notre tradition raciale de participer à la formidable partie. »
Il participe à la création du Parti autonomiste breton au premier congrès de Breiz Atao en septembre 1927 à Rosporden. On le retouve dans le comité directeur du parti.
Lors de son congrès du 11 avril 1931, ce parti explose sous les divergences. Face au Parti national breton séparatiste, il adhère à la Ligue fédéraliste de Bretagne, dont il crée en 1932 la revue La Bretagne fédérale, déclinaison « de gauche » de la politique de Breiz Atao. Il a souvent rompu avec le mouvement Breiz Atao (en rivalité constante avec Olier Mordrel). Il fait partie du mouvement breton d'art Seiz Breur. Il est aussi poète et illustrateur. Il apporta sa collaboration à de nombreuses publications bretonnes, aussi bien politiques que philosophiques.
Druidisme
Il se tourne vers les études philosophiques et occultistes et vers des études druidiques et symbolistes et fonde avec Francis Bayer du Kern et Rafig Tullou, Kredenn Geltiek (croyance celtique) et la revue Nemeton (La Clairière). Il est le néo-druide Maen Nevez ou Artonouios.
Collaboration
Il est chef local du Rassemblement National Populaire de Marcel Déat et écrit à l'automne 1943 dans sa revue Nemeton (« Revue d’Études druidiques ») que « tous les États autoritaires d'Europe ont dû adopter une législation d'exception concernant les Juifs. En Allemagne, cette législation est fondée, d'une part, sur les principes ethno-eugéniques formant la base de la communauté germanique ; d'autre part, sur le rôle économique purement parasitaire que joue l'Israélite au sein de la société. Vis-à-vis de ce problème, convenablement posé, comment va agir Vichy ? (…) Nous attendons de Vichy une loi complémentaire (…) Et il y a autre chose, mieux, beaucoup mieux à faire. Faire la Bretagne nouvelle, la France socialiste, l'Europe unie. En finir avec les guerres civiles entre peuples frères. (…) ».
Il est condamné à la Libération à une peine d'indignité nationale.
Après-guerre
Il survit comme employé du Gaz dans la banlieue parisienne. Il laisse quelques contributions à des revues, dont Le Symbolisme de Marius Lepage (il semblerait qu'il fut franc-maçon et membre de la loge Volney à Laval). Il meurt dans des conditions misérables, en 1963 dans la salle commune de l'hôpital Lariboisière. Il a inspiré avec Rafig Tullou des cercles druidiques dont la revue Ordos liée au parti nationaliste breton(Adsav).
