Mondialisation démocratique
La mondialisation démocratique vise à combiner mondialisation et démocratie. En pratique, le moyen principal proposé est de développer une organisation du monde dans lequel les organisations internationales auraient un plus grand rôle et fonctionneraient de manière plus démocratique, en se rapprochant progressivement du mode fédéraliste (1),
À la différence des antimondialistes, les mouvements orientés vers la mondialisation démocratique sont promondialistes. Ils ne veulent ni arrêter ni changer la mondialisation, mais souhaitent au contraire :
- qu'elle progresse et pénètre dans plus de domaines, notamment celui des institutions
- qu'elle soit plus démocratique, par un accès de tout citoyen du monde aux décisions.
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L'optique exclusivement institutionnelle
La mondialisation démocratique s'intéresse essentiellement au développement institutionnel nécessaire au fonctionnement d'une planète dont les acteurs sont de plus en plus interdépendants et les questions à gérer de plus en plus transnationales. Ce développement ne peut plus reposer sur le simple multilatéralisme et internationalisme qui reste soumis à l'écran des États-nations. Cette préoccupation rejoint certains thèmes de recherche en sciences politiques sur la gouvernance mondiale (global governance).
Cet axe purement institutionnel distingue ces mouvements de ceux de l'altermondialisation, centrés le plus souvent sur des idéologies dans les domaines sociaux et économiques. La mondialisation démocratique ne privilégie aucun domaine a priori, ni aucun choix de politique dans chaque domaine, considérant que les décisions doivent être prises par ces institutions mondiales selon un processus démocratique et non pas faire l'objet d'orientations préalables.
Le processus envisageable
Cette structuration démocratique des institutions pourrait démarrer par
- la création d'un petit nombre d'institutions mondiales démocratiques ayant des pouvoirs très spécifiques dans un nombre au départ restreint de domaines d'intérêt commun apparaissant insuffisament couverts par les institutions existantes (démarche pragmatique).
- et en parallèle l'ouverture aux citoyens mondiaux d'institutions internationales existantes à vocations plus larges, mais contrôlées pour l'instant par les États-nations,
Le but à long terme serait que ces diverses institutions se fédèrent ultérieurement dans un gouvernement mondial démocratique.
Débats particuliers concernant certaines institutions existantes
L'un des problèmes est que l'ONU, que certains voient comme l'embryon de cette construction, est fragilisée par des États réticents à l'encontre de structures supérieures à eux.
Par ailleurs, des institutions comme l'OMC ne dépendent pas de l'ONU et certaines de leurs actions peuvent s'écarter des objectifs onusiens. Cette raison est avancée par les altermondialistes pour demander de placer l'OMC sous giron onusien, ce qui selon eux lierait davantage le développement du secteur économique à celui de la démocratie, de la justice, des droits de l'homme et de la protection de l'environnement.
