Mise en examen


En France, la mise en examen est une compétence exclusive du juge d'instruction. Elle vise la personne contre laquelle il existe des indices graves et concordants rendant vraisemblable qu'elle ait pu participer, comme auteur ou complice, à la commission d'une infraction. Si tel n'est pas le cas de la personne mise en examen, la mise en examen est nulle.

Procédure

Avant la mise en examen, il faut que la personne visé comparaisse en présence de son avocat lors d'une première comparution, ou en tant que témoin assisté, de manière à ce qu'il ait été entendu ou, en tout cas, mis en état de le faire. La convocation peut parvenir à la personne soit par lettre recommandée, soit par le biais d'un officier de police judiciaire (OPJ). Le délai entre la convocation et la comparution ne peut être compris qu'entre dix jours et un mois. En outre, la lettre doit spécifier que la mise en examen ne pourra intervenir qu'après la comparution.

A l'issue de la première comparution, le juge peut décider de ne pas mettre en examen, mais seulement de faire bénéficier la personne visée du statut de témoin assisté.

Une fois la mise en examen décidée :

Les garanties du mis en examen

Certaine garanties sont données au mis en examen :

Condition de durée

La durée de l'instruction, donc de la mise en examen, ne peut excéder un délai raisonnable, celui-ci est évalué en fonction de la gravité des faits reprochés et de la peine encourue, ainsi que de la complexité des investigations. La durée maximale est de 2 ans, mais le juge d'instruction peut la prolonger de six mois en six mois par une ordonnance motivée.

See also: Mise en examen, Avocat (métier), Cour d'assises, France, Officier de police judiciaire, Juge d'instruction