Migration pendulaire
La migration pendulaire est un phénomène caractéristique des grands ensembles urbains et de la division spatiale des activités.
Les lieux où sont concentrés les emplois sont généralement situés au centre-ville, car l'urbanisation va de pair avec la tertiarisation des emplois. Le centre-ville est particulièrement attractif pour ces activités. Par ailleurs, dès l'après-guerre, le développement important des zones urbaines a posé un problème de logement qui se résout avec l'extension de la surface des aires urbaines, et la création de banlieues. Ainsi, de manière générale, les logements se situent à la périphérie des villes, et les emplois, au centre-ville. Par conséquent, aux heures de début et de fin de journée active, les travailleurs se déplacent dans le même sens (extérieur-intérieur le matin et intérieur-extérieur le soir). Ces migrations pendulaires sont appelées ainsi car elles se font en fonction de l'heure de la journée.
De nombreux problèmes sont liés à ces migrations pendulaires, car ces déplacements se font généralement en automobile, ce qui encombre les axes routiers. C'est pourquoi les métropoles se munissent de systèmes de transport en commun (tel le RER dans la région Parisienne) et de voies rapides (notamment les boulevards périphériques). À cela s'ajoutent les difficultés de concentration de la population dans les banlieues, et la fantômisation des centres-ville, dans les métropoles d'Amérique du Nord en particulier.
Ce mode de vie, schématisé par le slogan populaire métro-boulot-dodo, est également une des composantes du stress des travailleurs, coincés dans les bouchons.
