Michel Chasles
Michel Chasles, né en 1793 à Epernon (Eure-et-Loir) et mort le 18 décembre 1880 à Paris, est un mathématicien français.
Il est né en 1793 dans la ville d'Épernon, située non loin de Chartres. Après des études secondaires brillantes, Chasles entre à l'École polytechnique en 1812. Il y devient professeur en 1841. En 1846, une chaire de géométrie supérieure est créée pour lui à la Sorbonne. Il est élu en 1851 membre de l'Académie des sciences, dont il était correspondant depuis 1839.
En 1837, il publie un ouvrage intitulé Aperçu historique sur l'origine et le développement des méthodes en géométrie.
Son nom est attaché à la relation de Chasles mais cette propriété était déjà été utilisée longtemps avant lui.
Il a inventé le terme homothétie, qu’il prononçait /omoteti/ au lieu de /omotesi/ comme aujourd’hui. Il a aussi travaillé sur les homographies et la géométrie projective. Il a introduit le rapport anharmonique appelé aussi birapport de 4 points alignés
Il meurt le 18 décembre 1880 à Paris.
Une triste affaire
« Messieurs, j'ai une communication de la plus haute importance à vous faire : J'ai réussi à me procurer des lettres autographes signées d'Isaac Newton où celui-ci reconnaît que la Théorie de la gravitation n'est pas son œuvre, mais celle de notre grand Blaise Pascal »
Un silence de mort se fit à l'Académie des Sciences quand Chasles commença à y faire ce discours. Qu'arrivait-il à ce mathématicien fort sérieux et auteur de travaux réputés ?
Chasles, comme tous les vrais scientifiques, était d'une grande honnêteté intellectuelle et avait un petit défaut : ne pas avoir imaginé sérieusement que d'autres pouvaient se montrer moins scrupuleux que lui. Un faussaire nommé Vrain-Lucas lui avait vendu très cher ces lettres qu'il avait écrites de sa main (sans même d'ailleurs prendre la peine de les rédiger en anglais !).
Ses collègues de l'Institut prirent la chose avec bonne humeur, mais à l'étranger — à Londres en particulier — on fit des gorges chaudes du manque d'esprit critique des scientifiques français. Quant au pauvre Chasles, il se montra désespéré de s'être fait ainsi mystifier. D'autant que, comme on l'apprit plus tard, il avait acheté à Vrain-Lucas d'autres lettres, de Vercingétorix à Jules César, de César à Cléopâtre, toutes rédigées dans un simili vieux français. La distraction d'Ampère était quant à elle proverbiale aussi.
