Menton

Menton
Pays
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drapeau de la France

     France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
(Préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Chef-lieu de 2 cantons :
canton de Menton-Est
canton de Menton-Ouest
Code INSEE 06083
Code postal 06500
Maire
Mandat en cours
Jean-Claude Guibal
2001-2007
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Longitude 07° 30' 02" Est
Latitude 43° 46' 32" Nord
Altitudes moyenne : 16 m
minimale : 0 m
maximale : 774 m
Superficie 1 405 ha
= 14,05 km²
Population sans
doubles comptes
28 812 (Mentonnais) hab.
(1999)
Densité 2 050,7 hab./km²

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Menton est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Mentonnais. Mentonasques est l’appellation traditionnelle (le suffixe -asque vient des anciens Ligures) et littéraire (Guillaume Apollinaire l’emploie).

La ville est appelée Mentan en parler mentonasque ; le gentilé (singulier) est ou Mentounasc. En italien, le nom s’écrit Mentone (prononcé [Mentone]).

En niçois, on prononce Mentoun (Mentoun en graphie félibréenne, Mentun en graphie italianisante et Menton en graphie standard occitane) et le gentilé en dialecte mentonasque est u Mentounasc (pl.) (la forme indiquée par le dictionnaire de Georges Castellana), lu Mentounasc est du niçard). Le surnom (soubrenoum) des Mentonnais (toujours en niçois) est lu manja papié.

Mentona est une forme attestée en russe (de l’italien).

Elle est située à la frontière italienne (la ville frontière du côté italien est Vintimille) et elle est surnommée « Perle de la France » (cette appellation est due au géographe Élisée Reclus dans sa Géographie universelle). La ville est ouverte sur la mer Méditerranée et possède un campanile. Jean Cocteau a longtemps fréquenté Menton.

Le citron est un des symboles de la ville de Menton puisqu’il s’agit de la seule région en France où, grâce à un incomparable microclimat, des citronniers fructifient ; depuis une dizaine d’années, la fête du citron a ainsi lieu dans la ville. Elle se déroule en février.

Sommaire

Historique

Article détaillé : histoire de Menton.

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Vue de Menton

Le site de Menton date du paléolithique et a été régulièrement habité depuis.

Particularité archéologique : il subsiste une section visible de la via Julia Augusta, (ancienne voie romaine qui reliait Vintimille à Nice-Cimiez), actuellement rue Longue, qui traverse la vieille ville, dans le prolongement de la via Aurelia.

C’est sur la colline de Pépin, à l’ouest de la ville actuelle, que se groupait sans doute l’agglomération primitive, autour de son château fondé sous l’impulsion du comte de Vintimille. La seigneurie de Puypin (Podium Pinum) échut avec celle de Menton au XIIIe siècle aux Vento, famille génoise qui y construisit un autre château : celui-ci donna naissance à la ville actuelle. La première mention de la ville date du 21 juillet 1262, dans le traité de paix entre Charles d'Anjou et Gênes. Sa position à la limite du comté provençal angevin et de la république de Gênes - qui revendiquait alors Monaco comme sa limite occidentale - en fait une position relativement convoitée.

Acquise en 1346 par Charles Grimaldi de Monaco, Menton resta sous la suzeraineté des princes monégasques (cf. la liste des seigneurs puis princes de Monaco) pendant cinq siècles, jusqu’en 1848, époque où elle se proclama Ville Libre avec sa voisine Roquebrune, en se plaçant sous la protection du roi de Sardaigne. Menton n’a jamais fait partie du comté de Nice historique.

Menton fut rattachée à la France durant la Révolution et le Premier Empire et fit alors partie du département des Alpes-Maritimes (qui incluait alors Monaco et Sanremo). Elle faisait partie de l’arrondissement de Sanremo.

La principauté de Monaco fut reconstituée en 1814 mais passa en 1815 sous le protectorat des rois de Sardaigne et les princes durent rendre l’hommage féodal pour Menton à ces rois — de façon anachronique (mais non pour Monaco proprement dit).

1848 fut l’année des révolutions en Europe et Menton fit sécession de la principauté de Monaco avec sa voisine Roquebrune. Il est vrai que le prince Florestan Ier de Monaco s’obstinait à percevoir une taxe sur l'exportation des citrons, principale ressource de la ville... Les deux cités se constituèrent alors en Villes libres administrées de fait par la maison de Savoie.

Ces deux villes libres devinrent françaises lors du rattachement du comté de Nice en 1861. Au plébiscite organisé en 1860, Menton se prononça massivement en faveur du rattachement à la France. Napoléon III paya un dédommagement d’un montant de 4 millions de francs au prince Charles III de Monaco (pour les deux villes).

Menton fut occupée par l’Italie de l’été 1940 jusqu’au 8 septembre 1943 — où elle fut alors occupée par les Allemands jusqu’à la libération le 8 septembre 1944.

Classification du mentonasque

On considère généralement le mentonasque (nom du patois local) comme un parler gris de l’occitan, longtemps considéré comme plus proche du nissard parlé à Nice (et donc de l’occitan), que du ligure, parlé dans la vallée de la Roya et à Vintimille — mais cette opinion doit sans doute être moins tranchée, étant donné la grande proximité avec les dialectes ligures environnants (ceux parlés à Monaco, à Roquebrune-Cap-Martin, et surtout ceux dans la vallée de la Roya et de la Bévéra, à Pigna, à Vintimille et à Sanremo). Pour cette raison, certains linguistes, spécialistes des langues romanes, considèrent le mentonasque comme intermédiaire, proche de l’intemelio ou intémélien et du monégasque — l’existence d’une quasi enclave occitane (parler gavot ou provençal maritime) limitée aux seules Roquebrune et Menton n’étant en fait soutenue, le plus souvent, qu’avec des arrières-pensées politico-linguistiques (étendre la zone de l’occitan, considéré comme prestigieux en raison de sa littérature, voire justifier a posteriori le rattachement à la France). Néanmoins, le provençal maritime (et le nissard, puis le français, ont influencé substantiellement le parler mentonasque (apocope généralisée, diphtongaison, vocabulaire) — ce qui fait qu’à l’oreille des traits occitans manifestes et récents caractérisent encore ce parler.

Economie

Spécialités

Le citron de Menton.

Lieux principaux

Quartiers :

Jardins

Parcs

Plages

Vallées

Administration

Liste des maires successifs
Date d’élection Identité Autre mandat
1953-1977 Francis Palmero sénateur des Alpes-Maritimes
1977-1989 général Emmanuel Aubert député des Alpes-Maritimes
1989 - m. Jean-Claude Guibal député des Alpes-Maritimes

Démographie

Évolution démographique
v. 1882 1990 1999
Nombre retenu à partir de 1982 : Population sans doubles comptes

Héraldique

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Menton :
« Parti : Au 1er d’azur au saint Michel archange le bras dextre levé tenant un glaive, la pointe en bas, la senestre tenant une balance, terrassant le démon armé de sa fourche, le tout d’or ; au 2e d’argent au citronnier au naturel fruité d’or posé entre deux monts de sinople, le tout soutenu d’une mer d’azur mouvant de la pointe, au comble du même chargé de trois étoiles d’argent. »

Jumelages

Ville Fleurie

Menton est classée 4 fleurs depuis 15 ans et est lauréate du Grand prix national du fleurissement depuis 1995.

Articles connexes

Société d’art et d’histoire du Mentonnais (SAHM)

Société présidée par Rolland Ghersi, la Société d’art et d’histoire du Mentonnais comptait 968 adhérents en 2002. Ses objectifs sont les suivants : créer un lien entre ceux qui s’intéressent au passé et à la vie du pays mentonnais, faire connaître le patrimoine culturel régional, promouvoir le parler du terroir.

Date de création : 1975

Périodiques :

Publications de la société (liste non exhaustive):

Liens externes

See also: Menton, 1262, 1814, 1815, 1848, 1860, 1861