Médicament
| Image manquante Médecine.png image:médecine.png |
| Médecine |
| Mise en garde médicale |
| Sciences fondamentales |
| Anatomie - Physiologie |
| Embryologie - Histologie |
| Génétique - Bioéthique |
| Biologie - Bactériologie |
| Histoire de la médecine |
| Pathologie |
| Symptômes - Syndromes |
| Santé - Maladies |
| Domaines d'étude |
| Médecine générale |
| Spécialités médicales |
| Spécialités chirurgicales |
| Spécialités techniques |
| Professions paramédicales |
| Thérapeutique |
| Médicaments |
| Pharmacologie |
| Dictionnaire médical |
| A B C D E F G H I J K L M |
| N O P Q R S T U V W X Y Z |
| Méta |
| Le projet Médecine |
| Participez ! |
Un médicament est une substance ou une composition possédant des propriétés curatives ou préventives, destinées à guérir, à soulager ou à prévenir des maladies humaines ou animales.
| Sommaire |
Principe actif et excipient
Le médicament est composé de deux sortes de substances :
- le principe actif est constitué par la ou les molécules qui vont avoir un effet thérapeutique,
- les excipients sont des substances auxiliaires, théoriquement inertes sur le plan thérapeutique, qui permettent de présenter le principe actif sous une forme déterminée et de moduler la vitesse de sa libération en fonction du temps après administration du médicament sous cette forme ; par exemple, l'eau et le saccharose sont les deux excipients constituant le sirop simple - le ou les amidon(s) sont des agents de délitement des comprimés. Ces excipients ne sont pas toujours exempts d'effets : certains d'entre sont connus pour être à l'origine d'allergies ou de réactions d'intolérance chez certains patients. On parle alors d'excipient à effet notoire.
Ainsi, un même principe actif peut être présenté sous différentes formes galéniques (les formes d'administration) : comprimés, gélules, suppositoires ... et à des doses différentes.
Une spécialité pharmaceutique est un médicament préparé à l'avance, et distribué par un laboratoire pharmaceutique sous un conditionnement spécifique. Son nom peut correspondre à un nom de marque générique ou à un princeps. Deux spécialités contenant la même quantité de principe actif sont dits bioéquivalents si, pour un même individu, leurs effets thérapeutiques sont équivalents. De plus en plus, on emploie également la DCI (ou « dénomination commune internationale ») qui correspond au nom d'usage de la molécule active.
Administration du médicament
Le médicament peut s'administrer :
- de manière globale : le principe actif passe dans le sang et est transporté partout dans l'organisme, afin d'atteindre sa cible :
- administration orale dite per os : comprimé, sirop, gélule, solution buvable
- suppositoire
- timbre (à travers la peau) : par exemple pour lutter contre l'envie de fumer
- L'administration faite au moyen d'une injection est appelée voie parentérale. Elle peut être
- intraveineuse, directe (seringue) ou par une perfusion, la veine pouvant être superficielle, habituellement au bras (voie veineuse périphérique) ou profonde (voie veineuse centrale), le plus souvent au niveau du cou (veine jugulaire) ou sous la clavicule (veine sous clavière)
- sous-cutanée : sous la peau, fréquemment au niveau du ventre ou des cuisses
- intradermique : dans le derme
- intramusculaire : dans un muscle
- de manière locale : le principe actif est amené directement à l'endroit où il doit agir :
- pommade, crème dermique, etc. (action cutanée ou sous-cutanée)
- aérosol (voies aériennes)
- collyre (yeux)
Développement des médicaments
La mise au point d'une nouvelle molécule et le jour de sa mise sur le marché pour une utilisation en santé humaine, prends des années, généralement 10 à 20 ans.
- La toute première étape est celle de la recherche d'une molécule candidate au statut de médicament. Il existe plusieurs méthodes : observation de médecines traditionnelles, étude des caractéristiques de plantes ou substances naturelles, et bien souvent le hasard.
- Puis l'étude de l'effet de la molécule (et de ses éventuels dérivés) sur l'animal (in vivo) ou sur des micro-organismes en culture (in vitro).
- Les tests sur volontaires sains (êtres humains sains et dédommagés), surveillés par le conseil consultatif de la protection des personnes se prétant à la recherche biomédicale
- La dernière étape est celle du test en situation, sur des malades.
Les essais sur les volontaires sains et sur les malades doivent prendre en compte la diversité humaine (certaines personnes guérissent spontanément, les effets du principe actif varient d'une personne à l'autre) ainsi que l'effet placebo (l'administration d'un excipient sans principe actif génère un effet positif ou négatif alors que le produit administré est chimiquement inerte). On utilise pour cela la méthode des essais randomisés en double aveugle.
A l'issue de ce protocole, une demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) est déposée, pouvant mener à la commercialisation de la molécule, qui sera protégée par un brevet pour un nombre variable d'années (généralement 20 ans), avant de tomber dans le domaine public, et ainsi ouvrir la possibilité de copie en médicament générique.
Effets secondaires
Le profil de risque est surtout lié à la relation entre les effets secondaires et la maladie soignée. On prend en compte le rapport bénéfice/risque: ainsi des effets secondaires sévères seront indéniablement mieux acceptés pour échapper à un cancer que pour éviter la douleur ou l'obésité.
Plusieurs grandes entreprises pharmaceutiques ont créé il y a quelques années des départements «bénéfice-risque» chargés d'interrompre les recherches sur des médicaments dont les effets secondaires sont jugés trop importants.
Catégories thérapeutiques
Voir l'article détaillé : Catégories de médicaments
Parmi les médicaments on trouve ces domaines :
- les anesthésiants ;
- les antalgiques, agissant contre la douleur
- les antibiotiques, ayant une activité bactériostatique et bactéricide ;
- les antidépresseurs, qui stabilisent l'humeur (voir psychotrope)
- les anti-diurétiques, qui diminuent la sécrétion d'urine (diurèse) ;
- les anti-inflammatoires agissant contre l'inflammation ;
- les antihistaminiques agissant contre l'allergie ;
- les antipyrétiques agissant contre la fièvre ;
- les antiviraux agissant contre les virus ;
- les anti-rétroviraux agissant contre les rétrovirus ;
- les anxiolytiques, qui réduisent l'anxiété (voir psychotrope)
- les bronchodilatateurs, qui font se dilater les bronches ;
- les diurétiques, qui stimulent la sécrétion d'urine (diurèse) ;
- les laxatifs, qui stimulent la défécation ;
- les psychotropes, pour le traitement des maladies psychiatriques (dont neuroleptiques, anxiolytiques, antidépresseurs, etc.) ;
- les sédatifs (calmants), qui diminuent l'activité d'un organe ;
- les vasopresseurs, qui font monter le pression artérielle ;
- etc.
Prescription, distribution
Les médicaments sont prescrits par les médecins à leurs patients qui vont les acheter chez leur pharmacien.
Certains médicaments peuvent être achetés sans ordonnance (on parle d'auto-médication) ; en France, lorsqu'un médicament est acheté sans être prescrit, il n'est pas remboursé par l'assurance maladie.
Dans la plupart des pays, le médicament doit avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour être vendu. Les organismes de régulation de la santé dressent des listes de médicaments en fonction des risques que représentent leur prise ; par exemple, en France, il existe plusieurs listes de médicaments vénéneux, qui ne peuvent être acquis que sur ordonnance :
- liste I : médicaments dangereux ;
- liste II : médicaments potentiellement dangereux, moins toxiques que ceux de la liste I ;
- stupéfiants : substance psychotrope capable de provoquer une dépendance et des effets délétères sur la santé psychique et physique ;
- médicaments d'exception : médicaments particulièrement onéreux, ils doivent faire l'objet d'un suivi spécifique et de justifications médicales pour la prise en charge ;
- médicaments à prescription restreinte :
- ceux qui sont réservés à l'usage hospitalier ;
- ceux qui ne peuvent être prescrits que par un médecin hospitalier ;
- ceux nécessitant une surveillance spécifique et une prescription par un médecin spécialisé ;
- médicaments restreints et d'exception.
Quelques définitions
- Posologie : c'est la dose usuelle du médicament. Elle dépend de la maladie, de l'âge du patient, de son poids et de certains facteurs propres : fonction rénale, fonction hépatique. Elle ne doit naturellement être en aucun cas modifiée sans un avis médical ou éventuellement du pharmacien.
- Pharmacocinétique : c'est la vitesse à laquelle la molécule active du médicament va être absorbée, transformée, puis éliminée de l'organisme. Elle conditionne la méthode de prise: orale (par la bouche), intraveineuse ..., le nombre quotidien de prises, leur horaire, la dose journalière.
- Indication : ce sont la, ou les maladies pour lesquelles le médicament est utilisé.
- Contre-indication : ce sont la, ou les situations, où la prise du médicament peut se révéler dangereuses. Ce dernier ne doit par conséquent pas être donné. On distingue les contre-indications relatives où dans certains cas, le rapport bénéfice-risque de la prise de la molécule reste acceptable, et les contre-indications absolues où le médicament ne doit pas être pris, queque soit le bénéfice escompté.
Voir aussi
- Alicament
- Médicament générique
- Médicaments et grossesse
- Liste de médicaments retirés du marché
- les médicaments en Belgique sur Wikinations.be
Liens externes
- Le Vidal, base de donnée de référence (éditeur privé, l'inscription d'un médicament est payante pour le laboratoire)
- Biam, la Banque de données automatisée sur les médicaments,
- CBIP, centre belge d'information pharmaceutique,
- Médicaments génériques : les stratégies des laboratoires
