Mayerling

Mayerling, le 30 janvier 1889, la Tragédie

Sommaire

Rodolphe, Archiduc, héritier du trône d'Autriche

Rodolphe de Habsbourg, tant dans sa vie privée que publique, multiplie les « incartades »:

Ce comportement lui vaut de fréquentes et violentes querelles avec son père.

La baronne Mary Vetsera

La mort des deux amants

A 31 ans, l'héritier de la couronne Impériale d'Autriche-Hongrie, fils unique de, François-Joseph de Habsbourg (59 ans, empereur d'Autriche et roi de Hongrie) et de l'impératrice Élisabeth, dite «Sissi», vient de mourir dans la nuit, à Mayerling, pavillon de chasse de la forêt viennoise. François-Joseph fait l'impossible pour tenter de cacher la présence de Mary Vetsera aux côtés de son fils. Et la thèse officielle parle de « crise cardiaque ». Ce qui fait rire tout Vienne.

La position du problème. Le rôle des hypothèses

Cette dissimulation va longtemps alimenter les rumeurs les plus fantasques sur l'hypothèse d'un double meurtre politique, passionnel ou même crapuleux.

Faute d'étude sérieuse de la scène du crime, faute de l'habituel rapport de police en cas de crimes (si laconique et imprécis soit-il), les criminologues en sont, encore aujourd'hui, réduits aux hypothèses et encore aujourd'hui, le mystère reste entier.

La version du meurtre suivi d'un suicide:

Improprement appelée « double suicide »…

Craignant de ne pouvoir y arriver seul, il convainc sa dernière et jeune maîtresse de 17 ans, la baronne Mary Vetsera, de l'accompagner dans la mort. Il la tue d'un coup de pistolet avant de se tirer lui-même une balle dans la tête.

Ces dissimulation vont vite alimenter les rumeurs les plus fantasques sur l'hypothèse d'un double meurtre politique, passionnel ou même crapuleux.

Pour vérification, les restes supposés de la baronne furent ensuite transportés et pleinement examinés à à « l'institut médico-légal viennois » (la morgue de Vienne) où ils furent formellement identifiés comme tels. Curieusement, cette macabre découverte, post mortem, fut ignorée des « milieux habituellement bien informés »...

Ceci ajouté au fait que plusieurs témoins ont attesté que:

Dans une crise de démence, Rudolf, aurait voulu tuer sa maîtresse qui se serait défendue. Des serviteurs attirés par des bruits de lutte, crurent avoir affaire à une agression et pensant défendre la baronne (plusieurs luminaires ayant été renversés, l'éclairage était très faible) auraient tué, par méprise, l'Archiduc, d'un coup de pistolet…

Deux autres éléments confortent cette thèse:

La version du double meurtre

La « malédiction » des Wittelsbach

La mort de Rodolphe va aggraver l'état psychique de sa mère, Sissi. Cousine du roi Louis II de Bavière, qui lui-même était devenu fou, l'impératrice est portée à croire que son instabilité psychique et le suicide de son fils résultent d'un mal propre à sa famille, les Wittelsbach de Bavière.

Elle ne mourra pas suicidée, mais assassinée à Genève par un anarchiste, 9 ans plus tard, lors de l'une de ses innombrables fugues loin de la Cour.

Avec la mort de Rodolphe, c'est désormais à l'archiduc François-Ferdinand, neveu de l'empereur, qu'il revient d'assumer l'héritage des Habsbourg. Il ne deviendra jamais empereur. Un terroriste brisera sa vie à Sarajevo, en Serbie...

La tragédie des Habsbourg :

Bibliographie – Filmographie

http://www.eurohistory.com/mayerling.html

See also: Mayerling, Archiduc François-Ferdinand, Catherine Deneuve, Charles Ier, Gonococcie, Jean Delannoy, Jean Marais, Louis II de Bavière, Léon XIII, Omar Sharif