Maurice Faure
Maurice Faure est un hommage politique français, né le 2 janvier 1922 à Azerat (Dordogne). Il prend part à la Résistance. Professeur agrégé d’histoire et de géographique et docteur en droit. Il enseigne et Toulouse. Il est membre des cabinets des ministres Yvon Delbos et Maurice Bourgès-Maunoury.
Député radical-socialiste du Lot de 1951 à 1958, il est secrétaire d’Etat aux affaires étrangères dans les gouvernements Guy Mollet, Maurice-Bourgès-Maunoury et Félix Gaillard du 1er février 1956 au 14 mai 1958. À ce titre, il signe avec Christian Pineau le traité de Rome le 25 mars 1977. Il est ensuite ministre de l’Intérieur du 14 au 17 mai 1958 dans le gouvernement Pierre Pflimlin, puis ministre des institutions européennes dans le même ministère du 17 mai au 1er juin 1958. Député membre des groupes centristes Entente démocratique et Rassemblement démocratique, puis Fédération de la gauche démocrate et socialiste et « socialiste et radical de gauche » de 1958 à 1983. Il est sénateur Gauche démocratique de 1983 à 1988. Avec le retour de la gauche au pouvoir, il est ministre de la Justice dans le gouvernement Pierre Mauroy (1) du 21 mai au 22 juin 1981 puis ministre d’Etat, ministre de l’Equipement et du logement dans le gouvernement Michel Rocard (2) du 23 juin 1988 au 22 février 1989. Mitterrand le nomme au Conseil constitutionnel (1989- 998) Maire de Prayssac de 1953 à 1965 puis de Cahors de 1965 à 1990. Président du Conseil général du Lot de 1971 à 1975.
Membre de l’Assemblée parlementaire des Communautés européennes de puis du Parlement européen de 1979 à 1981.
A deux reprises, il est président du parti radical-socialiste de 1961 à 1965 et de 1969 à 1971. D’abord centriste (il soutient Jean Lecanuet en 1965), il évolue ensuite vers la gauche.
Alexandre Marciel lui a consacré un « Maurice Faure, l’étonnant destin politique » et Christian Delacampagne a réalisé des entretiens sous le titre « D’une République à l’autre ».
