Massacre de Sétif

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Le massacre de Sétif, a eu lieu le 8 mai 1945 en Algérie, alors colonie française, durant lequel l'armée française tua entre 10 000 et 45 000 Algériens.

Sommaire

Contexte

Le massacre

Henri Aboulker publia plusieurs articles, dans le quotidien « Alger Républicain », réclamant certes la sanction sévère des meurtriers provocateurs qui avaient assassiné 109 Français, mais à l'issue d'une procédure légale régulière. Et surtout, il dénonça sans réserve les massacres massifs et aveugles de milliers d'Algériens innocents. Il réclama aussi la libération immédiate de Fehrat Abbas, dont tout le monde savait qu'il avait toujours cantonné son action dans le cadre de la légalité. Le Professeur Aboulker ne partageait certes pas les orientations d'Alger Républicain, journal d'inspiration communiste. Mais, en présence de tels massacres, il avait estimé que la défense des innocents devait primer toute considération politique.

Témoignages

Ces témoignages sont sur le site de la Ligue des Droits de l'Homme Section de Toulon [1]

Le nombre des victimes

Extraits du rapport de Tubert

La raison d’État, la commodité d’une répression aveugle et massive permettant de châtier quelques coupables parmi les milliers d’innocents massacrés, l’immunité administrative de fait couvrant par exemple, le sous-préfet de Guelma, fit délibérément et sans excuse arrêter et fusiller, sans autre forme de procès, des musulmans de la ville dont les familles réclament encore en vain une enquête, un jugement ou même une simple explication.

Conséquence

Reconnaissance de la responsabilité française

En la matière, la loi n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés pour avoir participé à l'oeuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d'Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord fait acte de colonialisme.

Il faudra attendre 27 février 2005 pour, lors d'une visite à Sétif, M. Hubert Colin de Verdière, Ambassadeur de France à Alger, qualifie les massacres du 8 mai 1945 de tragédie inexcusable. Cet évènement constitue la première reconnaissance officielle de sa responsabilité par la République française.

Commémoration du massacre par les autorités algériennes

Sources

See also: Massacre de Sétif, 1945, 1954, 8 mai, Albert Camus, Algérie