François de Malherbe
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François de Malherbe (né à Caen en 1555, mort en 1628) est un poète lyrique français.
Issu d'une famille noble, il s'attacha, à l'âge de 19 ans, à Henri d'Angoulême, fils naturel d'Henri II, grand prieur de France, et il combattit dans les rangs de la Ligue. Il se maria et se fixa à Aix-en-Provence. Appelé à Paris pour ses affaires en 1585, il reçut des pensions de Henri IV et de Catherine de Médicis. Le seul fils qui lui restait fut tué en duel et il en mourut de chagrin.
Épurer et discipliner la langue française a été l'œuvre de sa vie. Il manifeste pour cela une grande sévérité à l'égard des poètes du siècle précédent et notamment de Philippe Desportes. On peut le considérer comme le premier théoricien de l'art classique ( il fut surnommé le Législateur du Parnasse), fait de mesure et bienséance, et l'un des réformateurs de la langue française. Il fut pour cela l'un des auteurs les plus constamment réédités pendant l'Ancien Régime.
L'hommage que lui adressa Boileau (« Enfin Malherbe vint…, » ) exprime cette dette des écrivains classiques. Aujourd'hui cet hémistiche a passé dans la langue pour saluer l'avènement d'un progrès, d'un réforme.
Citation
- Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses
- L'espace d'un matin.
(Consolation à M. du Périer).
Ces deux vers célèbres ont une histoire : initialement, Malherbe avait écrit Rosette a vécu…, utilisant le prénom de la fille de M. du Périer. La correction - très heureuse - du vers au profit de cet ablatif abolu (rose, elle a vécu…) témoigne du souci incessant de perfection manifesté par Malherbe. Pour la petite histoire, lorsque Malherbe publia cette Consolation, du Périer avait eu le temps de se remarier et d'avoir deux autres enfants.
