Macroéconomie
La macroéconomie est l'étude des grands agrégats économiques, le revenu, l'investissement, la consommation, le taux de chômage, l'inflation etc.
La distinction entre la macroéconomie et la micro-économie est née avec la parution de la « Théorie générale » de Keynes. Cependant, il apparaît que l'approche macroéconomique fut utilisée bien avant : citons par exemple les mercantilistes avec leur vision de la richesse confondue avec l'accumulation d'or et de métaux précieux. Signalons aussi que les physiocrates et Karl Marx utilisaient des raisonnements macroéconomiques.
On remarquera que les auteurs classiques ont aussi eu recours à une approche globale par exemple dans leur analyse des classes sociales qui, agrégées, forment le tout de l'économie.
Puisque cette démarche existait, pour quelle raison n'était-elle pas reconnue en tant que telle ?
- La première raison réside dans le fait que les théoriciens de l'époque souhaitaient rendre compte des faits et des relations causales qui semblent pertinentes pour expliquer la réalité décrite. Certaines incohérences logiques ne furent démontrées que tardivement comme la tendance des prix courants à s'approcher des prix « naturels » (définis par l'unicité du taux de profit dans toute l'économie) qui est aujourd'hui reconnue comme étant dénuée de sens.
- La seconde est la volonté de rigueur qui montre ces incohérences logiques (Élements 1874). Walras et les néo-classiques après avoir mis en évidence les incohérences de la théorie ricardienne n'ont cependant pas ramené celles-ci à une opposition micro/macroéconomie. Ils ont cru qu'ils avaient évincé une théorie erronée pour une théorie exacte.
L'économie était vue par le prisme de l'équilibre général qui est une approche micro-économique par excellence. À l'opposé, l'analyse marxiste assurait une approche macroéconomique par exemple avec la théorie de la baisse tendancielle des taux de profit avec pour corollaire une opposition politique affirmée.
La vision micro-économique de Walras et les hypothèses sur lesquelles elle se fonde, laissaient cependant sur le côté un nombre important de phénomènes économiques et en particulier les crises cycliques (cycles de dix ans) et plus particulièrement ce qu'on a appelé depuis l'équilibre de sous-emploi qui est considéré comme la pierre d'achoppement de la théorie de l'équilibre général.
Il existe de nombreux courants de pensée en macro-économie :
- Le courant keynésien qui préconise l'intervention de l'État sur l'économie afin de sortir des situations d'équilibre de sous-emploi en agissant sur le niveau de la demande effective.
- Le courant monétariste qui considère que la monnaie est relativement déconnectée des fondamentaux de l'économie réelle, et que par conséquent pour agir des phénomènes monétaires (combattre l'inflation ou la déflation, par exemple, ou traiter des problèmes de taux de change), il faut agir sur la monnaie (par le pilotage des taux d'intérêts, ou la régulation des émissions monétaires) et non pas sur l'économie réelle via la demande effective comme le préconise le keynésianisme. Certains se demandent toutefois encore pourquoi il fallait se préoccuper des phénomènes monétaires, s'ils sont déconnectés de l'économie réelle...
- Le courant néo-classique qui privilégie les analyses au niveau non agrégé et préconise généralement la stabilité budgétaire.
- Le courant néokeynésien.
D'un point de vue mercatique, l'environnement macroéconomique est subi par l'entreprise car celle-ci ne peut agir directement dessus. Ce n'est qu'indirectement, à travers des lobbys, qu'elle peut essayer de l'influencer.
Voir aussi
- Économie politique
- John Maynard Keynes
- Analyse libérale de la macroéconomie
Liens externes
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