Last universal common ancestor
En biologie, l'hypothèse courante est que tous les êtres vivants ont des ancêtres en commun, à une époque où la seule reproduction était la division cellulaire. Cela implique, moyennant quelques hypothèses simplificatrices, l'existence dans le passé lointain d'une cellule telle que :
- tous les êtres vivant actuellement en descendent;
- chacune de ses deux cellules filles a au moins un descendant vivant aujourd'hui.
Cette cellule est appelée par le sigle LUCA, pour Last Universal Common Ancestor.
Le problème de la phylogénie à la racine du vivant est ainsi la question de savoir si les eucaryotes et les archées descendent d'une des deux cellules filles de LUCA, et les eubactéries de l'autre, ou si c'est une autre combinaison.
Notons aussi que le concept LUCA se base sur des hypothèses simplificatrices, faisant abstraction des phénomènes de conjugaison, d'endocytose ou de transfert génétique, qui mettent en jeux deux cellules. Par exemple le noyau des cellules des eucaryotes pourrait avoir une ascendance distincte de celle de son protoplasme. De fait, en reproduction sexuée, le noyau a une ascendance distincte de son protoplasme, le premier venant par moitié de chacun des parents, le second venant souvent exclusivement de la mère.
Notons encore que la définition de LUCA est relative à l'époque présente. Même s'il est très improbable, on ne peut exclure le cas où il ne reste aujourd'hui qu'une seule cellule descendant d'une des deux cellules fille de LUCA. Si cette cellule meurt sans descendance, alors l'autre cellule fille devient LUCA!
