Louviers
| Louviers | |
|---|---|
| Pays | Image manquante France
France_flag_large.png drapeau de la France |
| Région | Haute-Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Arrondissement d'Évreux |
| Canton | Chef-lieu de 2 cantons canton de Louviers-Nord canton de Louviers-Sud |
| Code INSEE | 27375 |
| Code postal | 27400 |
| Maire Mandat en cours | Franck Martin 2001-2007 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Seine - Eure |
| Longitude | 01° 09' 59" Est |
| Latitude | 49° 12' 58" Nord |
| Altitudes | moyenne : 15 m minimale : 11 m maximale : 149 m |
| Superficie | 2 706 ha = 27,06 km² |
| Population sans doubles comptes | 18 328 hab. (1999) |
| Densité | 307,8 hab./km² |
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Louviers est une commune française, située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie. Ses habitants sont appelés les Lovériens.
| Sommaire |
Géographie
Histoire
Héraldique
Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Louviers :
« D'azur, à deux loups passant l'un sur l'autre de sable, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. »
tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882).
Le Grand Larousse encyclopédique (1962) donne un autre blasonnement :
« Parti, à dextre d'azur à la lettre L majuscule d'argent enfilée dans une couronne ducale d'or, à senestre d'azur au lion d'or, à la bordure de gueules chargée de huit besants d'argent. »
On rencontre également une variante notable du précédent (source à préciser) :
« au 1) d'azur à la lettre L fleuronnée d'argent, enfilée d'une couronne d'or ; au 2) d'azur à un lion d'or ; à la bordure cousue de gueules chargée de douze besants d'or. »
Administration
Comme toutes les communes de l'ancien canton de Louviers (scindé depuis en canton de Louviers-Nord et canton de Louviers-Sud), Louviers fut rattachée, jusqu'en 1926, à l'ancien arrondissement de Louviers, supprimé à cette occasion et jamais reconstitué.
| Date d'élection | Identité | Qualité |
|---|---|---|
| Les données antérieures à 2001 ne sont pas encore connues. | ||
| mars 2001 | Franck Martin | président de la Communauté d'agglomération Seine - Eure |
Démographie
| 1880 | v. 1882 | 1954 | 1975 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|---|---|---|
| 10 973 | 10 975 | 10 746 | 18 333 | 18 658 | 18 328 |
| Nombre retenu à partir de 1990 : Population sans doubles comptes | |||||
Par ailleurs, lors du recensement de 1999, la population totale, incluant les doubles comptes, était de 18 937 habitants.
Patrimoine
Patrimoine religieux
- Église Notre-Dame datant du XIe au XIIIe siècle, de culte catholique.
- Le Cloître des pénitents : ruines d'un cloître franciscain puis dominicain, le seul cloître sur l'eau d'Europe.
Patrimoine civil
- Maison du Parlement XVIe siècle, où se réfugia le Parlement de Rouen durant les guerres de religion
- rues classées du XVIe siècle avec maisons à pans de bois (colombages)
- Manoir Bigard : gentilhommière du XVIe siècle agrandie au XVIIe. Le corps de logis est à pans de bois sur un rez-de-chaussée de briques et de pierres. Chapelle intérieure avec vitraux. Jardin moderne traversé par 3 bras de l'Eure où l'on peut voir les installations des tanneurs du XVIe siècle
- Riche architecture Troisième République (style Jules Ferry) où la mairie regroupe le musée, la bibliothèque et l'école primaire.
Patrimoine industriel
- Usine de Jean-Baptiste Decretot, en centre ville : première installation industrielle textile fondée vers 1780
- Usine Jeuffrein et usine VandeWoorde qui témoignent du riche passé de l'industrie textile du drap de Louviers. VandeWoorde fonctionne encore et tisse, avec 160 ouvriers, pour les grands couturiers des étoffes haut de gamme.
Économie
Des implantations wisigothiques du VIIIe siècle ont été découvertes grâce à l'archéologie préventive en centre ville et au bord de l'Eure. L'habitat est donc fort ancien du fait de ses fortifications naturelles consistant en 7 bras de l'Eure, le plus étroit de ceux-ci mesurant moins d'un mètre.
Jusqu'au XVIIIe siècle, ce sont les tanneurs qui font la richesse de la ville. Les greniers aérés par des ouvertures en anse de paniers témoignent de cette activité dans nombre de maisons. En parallèle, la culture du lin fréquente dans la région, conduit à une architecture particulière : celles des ateliers familiaux de tissage de la baptiste. Pour faire entrer le métier, les maisons peuvent avoir des plafonds de plus de 4 mètres de haut.
À partir du XVIIIe siècle, avec l'importation de la laine des moutons d'Angleterre, c'est le tissage du drap de laine qui enrichit la ville. La plus ancienne usine (établissement industriel se différenciant des ateliers familiaux) a laissé une friche en centre ville restaurée en bourse du travail. La crise du textile, dans les années 1960, met fin à cette activité (7 usines textiles en ville) et Louviers devient une banlieue résidentielle pour des migrations quotidiennes professionnelles vers Rouen ou vers Paris.
Personnalités
- Maurice Duruflé (Louviers 1906 - Louveciennes 1986), compositeur et organiste.
- Jean-Baptiste Gauthier (Louviers 1685 - Gaillon 1755), théologien.
- Mathurin Le Picard, curé
- Michel Linant (Louviers 1708 - Paris 1749), poète. Auteur des Progrès de l'éloquence sous le règne de Louis le Grand.
- Pierre Mendès France, maire en 1954
- Jean Nicolle (Louviers 1604 - Louviers 1650), peintre.
Jumelages
- Weymouth-Portland (Angleterre)
- Holzwickede (Allemagne)
