Loup-garou

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Le loup-garou ou lycanthrope est un personnage de légende, vagabond et malfaisant, qui passait pour avoir le pouvoir de se transformer en loup. Le terme « garou » vient du francique werwolf qui signifie déjà « homme-loup » (« wer » représente la même racine que le latin « vir », l’homme). Originellement, wolf voulait aussi dire « voleur ».

La figure du loup, depuis la plus haute Antiquité jusqu’à nos jours, évoque la fascination de l’homme pour sa face sombre, pour sa cruauté naturelle qui peut revenir lorsqu’il se libère des contraintes que la civilisation lui impose. Le loup-garou fascine par sa force et son audace, il peut être le miroir déformant d’êtres mals à l’aise dans la société et qui ne parviennent pas à se présenter sous leur meilleur aspect. Certains théoriciens de l’école pessimiste anglo-saxonne ont magnifié cette énergie carnassière comme propre à la nature humaine. Dans ses pires moments, l’homme est un loup pour l’homme, à tel point qui lui arrive de se dévorer lui-même.

En psychiatrie, la lycanthropie est une monomanie par laquelle le malade se croit changé en loup. Le terme « lycanthrope » vient lui du grec lycos (« loup ») et anthropos (« homme »). C’est donc un être humain qui se croît transformé en loup, à intervalles réguliers, souvent les nuits de pleine lune. Certains hommes de tout temps furent réellement frappés par cette psychose, la « lycanthropie ».

Collin de Plancy, dans son Dictionnaire infernal, publié en 1818, définit la lycanthropie comme une « maladie qui, dans les siècles où l’on ne voyait partout que démons, sorcelleries et maléfices, troublait l’imagination des cerveaux faibles, au point qu’ils se croyaient métamorphosés en loups-garous, et se conduisaient en conséquence. Les mélancoliques étaient plus que les autres disposés à devenir lycanthropes, c’est-à-dire hommes loups. »

Sommaire

La légende du loup-garou

Selon la légende, lors des nuits de pleine lune, l’humain loup-garou, se transforme en un loup énorme avec des sens hyper développés et acquiert les caractères attribués à cet animal : puissance musculaire, agilité, ruse et férocité. Il chasse et attaque sans merci ses victimes pour les dévorer, ne contrôlant plus ses faits et gestes, et pouvant tuer de nombreuses victimes en une seule nuit. Les gens se sont mis à chasser les loups, s’en protégeant avec de l’eau bénite et les tuant avec une balle en argent.

Selon ces mêmes légendes, les loup-garous souffrent de la même répulsion que les vampires pour les choses sacrées et étaient, de même, considérés comme créatures du Diable. Ils se répandaient par morsures, et la malédiction commençait dès la première pleine lune après que la victime s’était fait mordre, et revenait à chaque pleine lune, sans que la victime ne puisse faire autre chose que subir sa malédiction ou mourir.

De même selon la légende, les humains loup-garous pouvaient conserver quelques caractéristiques, telles une modification de leur voix et de leurs yeux, des sourcils se rejoignant au-dessus du nez, des ongles légèrement rougeâtres, le majeur un peu plus long, les oreilles implantées un peu plus bas et en arrière de la tête, et de façon générale un peu plus de poils sur les mains, les pieds et dans le dos.

Mais à partir du XVe siècle, les légendes, en Scandinavie, en Russie occidentale et en Europe centrale, font état de l’existence de philtres magiques pouvant aider les humains loup-garous à retrouver tout leur aspect humain.

Le mythe du loup-garou

Le mythe du loup-garou est très ancien et commun à de nombreux peuples européens.

« Ses vêtements se changent en poils, ses bras en jambes ; 
 devenu un loup il conserve encore des vestiges de son ancienne forme.
 Il a toujours le même poil gris, le même air farouche, les mêmes yeux ardents ;
 il est toujours l’image de la férocité. »
 

Un mythe plus large

On retrouve le mythe de l’homme se transformant en animal féroce dans d’autres cultures.

Le loup est aussi associé à la sexualité, à travers le dicton populaire, non innocent, qui disait à propos d’une jeune fille déflorée qu’elle « a vu le loup ».

L’affaire de la bête du Gévaudan est aussi liée à ce mythe, bien qu’il soit plus ou moins avéré, aujourd’hui, qu’il s’agissait d’un gros chien, déguisé par un seigneur pervers, avec une armature en fer et une peau de loup.

Le loup-garou au cinéma

La lutte contre le loup-garou

Pour survivre à coup sûr, il faut le toucher en plein cœur et la balle doit y rester. Si vous pouvez y parvenir avec une lance ou un pieu (il faut transpercer son cœur), il faut que la lame soit entièrement en argent et bénie au nom du saint des chasseurs. Pour le garder sans danger, il faut une cage en argent (bénie elle aussi). L’argent béni lui provoque des brûlures qu’il déteste et qu’il ne supporte pas; il ne touchera pas les barreaux de sa cage bien longtemps, si elle lui résiste, il devient plus furieux, ce qui lui donne encore plus de force.

Livres

Livres en ligne

Alexandra Costache-Babcinschi - LE LOUP - LE MONSTRE DU MOYEN AGE ? Histoire des loups au Moyen Age français - chez le site du Groupe Roumain pour une Histoire Alternative

Voir aussi

Lien externe

See also: Loup-garou, -43, 17, 1818, 1941, 1943, 1956