Louis Nicolas Davout

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Louis Nicolas Davout

Louis Nicolas d'Avoût, dit Davout (10 mai 1770 à Annoux (Yonne) - 1er juin 1823) fut un militaire, duc d'Auerstädt, prince d'Eckmühl et de l'empire, et un maréchal de France.

Il se distingua à la bataille de Neerwinden. Il servit lors des campagnes de 1794-1797 sur le Rhin, et accompagna Desaix dans l'expédition de Napoléon Bonaparte en Égypte.

A son retour il prit part à la bataille de Marengo. Napoléon le promu général de division, lui confia le commandement de la garde consulaire et en fit l'un des maréchaux d'Empire.

Sommaire

III corps

Le III corps qu'il dirigeait, après une marche forcée de quarante huit heures, résista lors de la bataille d'Austerlitz à la principale attaque des alliés. Il obtint une victoire brillante lors de la Bataille d'Auerstaedt contre la moitié de l'armée prussienne.

Il participa aussi aux campagnes d'Eylau et de Friedland. Dans la guerre de 1809 il était à la bataille d'Eckmühl et dans celle de Wagram.

Titres

Il fut nommé gouverneur-général du grand duché de Varsovie qui comprenait la surveillance des villes hanséatiques après le traité de Tilsit en 1807 et duc d'Auerstädt. Dans ces fonctions il dénoncera les activités frauduleuses de Bourrienne en poste à Hambourg.
En 1809 il devenait prince d'Eckmühl. Napoléon lui confia la tâche d'organiser le « corps d'observation de l'Elbe » qui était en fait la Grande Armée qui envahirait la Russie en 1812.

Ier corps - Campagne de Russie

Commandant ce corps de 70.000 hommes en 1812 il obtint une victoire sur les Russes à Mohilev mais ne parvient pas à encercler l'armée russe de Bagration du fait de la lenteur de Jérôme Bonaparte, en charge de l'aile droite de la Grande Armée. Son cheval est tué sous lui lors de la Bataille de la Moskowa. Lors de la retraite qu'il protégea, Davout pleure la mort de son fidèle général de division, Gudin, tué devant Smolensk.

Hambourg

En 1813 il commande le secteur militaire de Hambourg qu'il fit fortifier et approvisionner ce qui permit de tenir un siège d'une année pour ne capituler en 1814 que sur l'ordre de Louis XVIII.

Pendant les Cent-Jours il est ministre de la Guerre. Le 3 juillet 1815, il signe l'armistice avec les Alliés et quitte Paris en faisant évacuer tous les objets de valeur du musée d'artillerie. Il revient toutefois pour défendre Ney, mis en accusation. Privé de ses traitements, il connaît une période difficile avant de recouvrer finalement ses titres en 1817 et d'être admis à la Chambre des Pairs en 1819.

Il est élu Maire de Savigny-sur-Orge de 1822 à 1823 et son fils aussi de 1843 à 1846. Une des places principales porte leur nom.

Voir les livres de la marquise de Blocqueville (fille de Maréchal Davoût), Le Maréchal Davout raconté par les siens et lui-même (Paris, 1870-1880, 1887); Chenier, Davout, duc d'Auerstädt (Paris, 1866).

See also: Louis Nicolas Davout, 10 mai, 1770, 1807, 1809, 1812, 1813, 1814