Louis-François Lejeune

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Louis-François Lejeune : (3 février 1775 - 29 février 1848) fut un peintre et militaire français de la période du Premier Empire.

Lejeune, né à Strasbourg, s’engage dans l’armée et reçoit son baptême du feu à la bataille de Valmy en 1792. Officier du génie, il participe aux guerres de la Révolution française. Il devient aide de camp du maréchal Berthier en 1800 et le restera jusqu’en 1812. Il participe à ce titre à pratiquement toutes les campagnes des guerres d’Empire, notamment en Espagne, ou il sera blessé et fait prisonnier.

En 1812 lors de la campagne de Russie, il est nommé général de brigade et chef d’état-major de Davout.
Victime de gelure au visage, Il quitte son poste de façon cavalière lors de la Retraite de Russie et est mis au arrêts sur ordre de l’Empereur. Il sera libéré en mars 1813.
Il rejoint le service publique dans les provinces illyriennes, puis à nouveau l’armée sous les ordres d’Oudinot.
Blessé à nouveau à deux reprises, en Allemagne cette fois, il est autorisé à quitter l’armée en Novembre 1813.
Il se consacre alors à la peinture.

Il reprend du service dans l’armée, maintenant royale, en 1818, jusqu’en 1824. Il sera cependant commandant de la Haute-Garonne en 1831.
Il épouse le 2 septembre 1821 Marie Adèle Amable Clary, la sœur du général Marius Clary. Il devient directeur de l’École des beaux-Arts et de l’industrie de Toulouse.

Il rédige ses mémoires qui seront publiées et réimprimées a plusieurs occasions.
Il meurt à Toulouse à l’age de 73 ans d’une crise cardiaque. Son nom est gravé sur l’Arc de Triomphe.

Il reste principalement connu pour ses tableaux de scène de batailles pleins de vigueur qui allie vérité historique et composition artistique, réalisé à l’aide de croquis pris sur le vif durant les combats.

On lui attribue généralement l’introduction en France de la lithographie qu’il avait vu utiliser à Munich dans l’atelier de son inventeur Alois Senefelder en 1806.

Il dessina aussi quelques uniformes de l'armée impériale, dont celui des lanciers de Berg de Murat et bien sur celui des aides de camp de Berthier.

Son attitude durant la retraite de Russie assombrie son honneur et fait souvent oublier qu'il servit dans l'armée plus de vingt ans et fut blessé dans l'action à plusieurs reprises.

Tableaux majeurs

Bibliographie

See also: Louis-François Lejeune, 1775, 1792, 1800, 1806, 1812, 1813